Qui aurait parié à la sortie de La Mort aux trousses en 1959 que ce divertissement grand public serait un jour donné en modèle de l'art cinématographique, chef-d'oeuvre parmi les plus grands de son histoire ? Lorsqu'Hitchcock entreprend La Mort aux trousses, il est le " maître du suspense ". La distribution est sous le signe du charme irrésistible de Cary Grant, au sommet de sa séduction et de ses performances d'homme d'action, et d'Eva Marie Saint, symbole même des héroïnes hitchcockiennes blondes glacées... mais les méchants ne sont pas en reste, particulièrement réussis dans la peau de James Mason ou Martin Landau. Le film est tourné tant en studio que dans des extérieurs naturels à travers les Etats-Unis, et les meilleures techniques des effets spéciaux de l'époque y sont convoquées. Ainsi la séquence de la poursuite de Cary Grant par un avion en plein désert est devenue une scène d'anthologie, exercice de style hitchcockien par excellence. S'ajoute l'une des plus célèbres musiques de film signée du grand compositeur Bernard Hermann. L'enlèvement, la perte d'identité subis ici par le faux espion Roger Thornill font partie des terreurs du monde selon Hitchcock où tout n'est que trucage et manipulation. La comédie devient plus grave, c'est bien des peurs de son époque, celle de la Guerre Froide, et des forces obscures guidant le destin des hommes que nous parle aussi Hitchcock à travers La Mort aux trousses.
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Nombre de pages
95
Date de parution
20/03/2008
Poids
140g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782866424916
Titre
La Mort aux trousses
Auteur
Du Mesnildot Stéphane
Editeur
CAH CINEMA
Largeur
135
Poids
140
Date de parution
20080320
Nombre de pages
95,00 €
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En 1976, L'Empire des sens révolutionna le cinéma mondial par sa description sans tabou d'un amour passionnel. Connait-on pour autant la vie d'Abe Sada, la femme des années 30 qui inspira Nagisa Ôshima ? Geisha, prostituée, criminelle, martyre de la condition féminine japonaise et personnalité publique, cette femme aux cent visages fut avant tout pour le cinéaste une héroïne révoltée. De sa naissance en en 1905 au scandale que provoqua L'Empire des sens, Cérémonies retrace le destin hors norme d'une femme japonaise et le combat pour la liberté d'expression de Nagisa Ôshima.
1961: L'Horrible Docteur Orlof est projeté sur les écrans. Ce quatrième film d'un réalisateur madrilène, cauchemar expressionniste au sadisme alors inédit, conquiert les amateurs de fantastique. Jess Franco devient une référence, ajoutant sans cesse à l'exubérance de son univers. On y croise des chirurgiens fous, des gardiennes de prison perverses, le mage Cagliostro, Frankenstein et Dracula, la Vénus à la fourrure, des comtesses noires ou aux seins nus... Roi incontesté du cinéma-bis, Jess Franco enchaîne les films d'épouvante et les adaptations de classiques de l'érotisme, anticipant la vague pornographique. Mais pour le réalisateur de Vampyros Lesbos, le cinéma de genre représente d'abord un laboratoire d'expérimentations narratives et visuelles. Cet amateur de jazz n'a cessé de mêler le cinéma populaire, l'underground et l'avant-garde. Le résultat est un art charnel s'exprimant sur les terrains de la performance, du happening et du cinéma corporel. Autant d'orientations décrites dans ces pages faisant une large place au motif du vampire, convoquant Sade et Sacher-Masoch pour mieux illustrer la fabrique fantasmatique propre à Jess Franco.
En 1998, Ring rend mondialement célèbre la figure du fantôme japonais: une jeune femme désarticulée, aux longs cheveux de meduse tombant sur son visage. Sadako cristallise alors une représentation essentielle de la culture nippone traversant les estampes d'Hokusai, le théâtre nô et le kabuki, la danse butô, le cinéma ou les mangas. Elle est l'héritière des femmes-chats vengeant leurs maîtresses assassinées et des épouses empoisonnées poursuivant de cruels samouraïs. Elle se nourrit de légendes urbaines comme la femme défigurée qui terrifie les enfants à la sortie de l'école, Hanako-chan, la fillette qui hante les toilettes des collèges. La J-horror des années 1990 et 2000 repeuple le Japon de fantômes: Sadako, bien sûr, mais aussi Asami, la femme fatale d'Audition, la famille maudite de Ju-on/The Grudge, les âmes errantes de l'Internet dans Kaïro... Loin de l'agitation et des néons de Shinjuku, les cinéastes filment des espaces urbains désertés et `lacés marquant au-delà du genre le cinéma japonais tout entier. Le livre est enrichi d'entretiens réalisés par l'auteur avec les créateurs majeurs de la fiction d'horreur au Japon (Kiyoshi Kurosawa, Takashi Shimizu, Hideo Nakata, Norio Tsuruta, Chiaki J Konaka), réunis pour la première fois dans un ouvrage en France.
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