Pour les plus avertis, les pays d'Amérique centrale évoquent surtout une longue suite de guerres civiles, de dictatures sanglantes et de catastrophes naturelles. Cette image de terres en ruines a longtemps tenu à distance les visiteurs. Le plus grand pays de cette région, le Nicaragua, est ainsi l'un des moins fréquentés par les touristes?: si y vivre s'apparente déjà à de la malchance, y voyager relève alors de l'inconscience. Pourtant, il s'agit bel et bien d'un pays d'une grande richesse. Revendiquant son idéologie révolutionnaire avec force, il vit au pied d'un cortège de volcans, phares de la patrie, et chérit les ruines de cités ravagées par des éruptions, des séismes ou des ouragans. Malgré son histoire tumultueuse, il est devenu le plus sécuritaire d'Amérique centrale pour plusieurs raisons?: une société régulée par sa police et son armée formées par le bloc de l'Est, la volonté de changement des nouvelles générations... ou peut-être que, tout simplement, le mérite en revient-il aux habitants eux-mêmes?: chaleureux, combattifs et résolument portés vers l'avenir?! C'est cette équation prometteuse d'originalité et d'authenticité qui m'amène un jour d'avril à m'embarquer pour cette destination méconnue...
Nombre de pages
144
Date de parution
26/10/2016
Poids
670g
Plus d'informations
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EAN
9782350743929
Titre
Terres de pirates
Auteur
Druon Etienne
Editeur
MAGELLAN ET CIE
Largeur
0
Poids
670
Date de parution
20161026
Nombre de pages
144,00 €
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En Amazonie, la forêt change au rythme des saisons. Celle qui naguère grouillait de vies terrestres, accueille la vie aquatique lors de la saison des pluies. D'un monde à l'autre, cette foret nous happe là où tout s'est inversé. Entre terre et eau, entre ciel et terre, les frontières s'effacent. Désormais, il y a "des poissons dans les arbres." Il y a plus de vingt ans, Emilie et Etienne Druon ont choisi de partir de l'autre côte de l'océan Atlantique pour découvrir le plateau des Guyanes, l'Amazonie et les grands fleuves d'Amérique du Sud. Ils y retournent sans cesse pour assouvir leur fascination toujours renouvelée. Ce fabuleux carnet retrace vingt ans de voyages qu'ils ont fait partager à leurs enfants et à plusieurs de leurs amis. Les images d'Etienne et les mots d'Emilie se complètent, donnent à voir et à entendre des lieux, des instants, des émotions qui bruissent des profondeurs végétales, animales et humaines de l'Amazonie qui, souhaitons-le, saura résister aux puissantes attaques qu'elle subit...
Charrasse Fanny ; Druon Etienne ; Marescot Luc ; C
L'incroyable périple de Paco, Molly et Rico, nos trois amis à plumes, à poils et à écailles, à travers la forêt amazonienne ! Un conte engagé et ambitieux qui nous transporte en plein coeur de l'Amazonie pour suivre les pérégrinations d'un grand tamanoir, d'une petite tatoue et d'un beau toucan, fuyant ensemble la déforestation. Un texte illustré par de magnifiques illustrations naturalistes, restituant à merveille l'atmosphère de la forêt et les expressions des personnages !
Présentation de l'éditeur Paul Janot (1863-1939), peintre, critique d'art et collectionneur des plus grands artistes de son temps, directeur du musée de Reims de 1917 à sa mort, prend ici la défense de Jean-Baptiste Carpeaux, injustement attaqué selon lui pour son peu de talent de peintre... Dans cette " science " étrange de l'appréciation du beau, les avis ont toujours été partagés, mais pour cc qui concerne Carpeaux, le doute n'était guère permis. C'est la sculpture ! En cour chez Napoléon III, bénéficiaire de plusieurs commandes publiques prestigieuses, il laisse des oeuvres admirables, où le mouvement paraît toujours animer et transcender le bronze, le plâtre ou le marbre, avec l'indéfinissable sourire que lui a offert Anna, la fille aînée de son ami Foucart...
Immense trésor artistique classé au patrimoine mondial de l'humanité par l'UNESCO en 1995, l'ancienne capitale du Laos est parfaitement conservée et n'a pas encore été touchée par notre modernisme. Elle a gardé sa douceur de vivre. Vincent Besançon est venu ici à plusieurs reprises pour dessiner dans ces lieux paisibles, enveloppés d'une profonde sérénité, et espère y revenir encore. Le site n'a rien de grandiose ou d'impressionnant, mais une harmonie profonde et spirituelle s'en dégage, qui saisit chacun. Francis Engelmann, qui a travaillé avec passion à la conservation de ce patrimoine, vit sur place depuis de nombreuses années.
Quelque part entre ciel et terre, à la frontière entre Inde et Myanmar, le "Pays des Collines" semble n'avoir jamais existé. Longtemps interdit au tourisme, il évoque tout juste pour quelques privilégiés l'insaisissable peuple des Naga, coupeurs de têtes christianisés par des missionnaires américains du XIXe siècle. Le Nagaland est pourtant l'un des vingt-neuf Etats de l'Union indienne, mais ses deux millions d'habitants, sans communauté ethnique, linguistique ou culturelle avec ses puissants voisins, se laissent facilement oublier. Ce pays est un artifice, une invention, un mythe, une réalité hors limite, tardivement identifié et intégré par la Pax Britannica, puis par la Pax India, qui pouvaient difficilement laisser sans contrôle les périphéries de leur empire. Le Nagaland regroupe des groupes ethniques hétérogènes, qui n'ont guère en commun que leur passé de petit agriculteur-chasseur-cueilleur-guerrier, d'être de type physique "mongoloïde", et d'appartenir à la famille linguistique tibéto-birmane. Yvan Travert, par ses splendides photographies en noir et blanc, et Ivana sa fille, par un texte de référence sur leur histoire et leur culture, donnent ensemble un sens aux visages des Lotha, des Konyak ou des Chakhesang croisés ici. Chacun d'eux nous rappelle une vérité qui nous échappe sans cesse : ici un guerrier mohican, des révolutionnaires péruviens ou quelque chamane sibérien, là une vieille Chinoise ou une délicate Javanaise. La peau est brune, blanche, dorée, tatouée ou pas, les yeux sont ronds, fendus ou bridés. Les deux auteurs témoignent superbement de ce peuple oublié. Turbulent, vindicatif, courtois et joyeux, il est en train de s'inventer une modernité, sans vraiment quitter ses montagnes, et sans ignorer le reste du monde.