Le vagabond dans l'Angleterre de Shakespeare, ou l'art de contrefaire à la ville et à la scène
Drouet Pascale
L'HARMATTAN
32,50 €
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EAN :9782747553049
Sous le règne d'Elisabeth l, les lois contre les vagabonds se multiplient et se durcissent: fouet public et infamie, marquage au fer rouge, essorillement, enfermement, travaux forcés, pendaison et déportation, c'est tout un système punitif qui est mis en place pour châtier ostensiblement les traîne-savates, puis pour les soustraire à la vue de la société. Ces textes législatifs font également apparaître la distinction purement physique sur laquelle repose l'établissement des catégories de "impotent beggars" et de "sturdy beggars". sont les "mauvais pauvres" qui inspirent des pamphlétaires comme Thomas Harman et Robert Greene, et des dramaturges comme Thomas Dekker, Ben Jonson et William Shakespeare. Les brochures contre les "attrape-conils" et les typologies mettent à nu, avec une certaine jubilation, les artifices des filous et des faux mendiants contournent les lois grâce à leur ingéniosité et à leur capacité à faire passer pour des miséreux invalides, c'est-à-dire grâce à le qualités historiques; leurs auteurs, dont la position est souvent ambivalente, visent à avertir le lecteur autant qu'à le divertir. Le théâtre, quant à lui, ajoute une dimension subversive tout en faisant entendre des voix diverses: les gueux font l'objet d'une projection utopique et sont pris dans une économie du divertissement, ils favorisent les effets de miroir et de repoussoir qui offrent une perspective relativiste de la société et ils rendent saillants les traits satiriques prennent pour cible la justice défaillante. L'humour, la sympathie: l'absence de condamnation qui se dégagent en outre du traiteur dramatique trouvent peut-être leur explication dans l'amalgame semble faire la législation entre les "statuts" de vagabond. d'acteur, et dans leur art respectif de contrefaire
Nombre de pages
374
Date de parution
01/12/2003
Poids
680g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747553049
Titre
Le vagabond dans l'Angleterre de Shakespeare, ou l'art de contrefaire à la ville et à la scène
ISBN
2747553043
Auteur
Drouet Pascale
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
680
Date de parution
20031201
Nombre de pages
374,00 €
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King Richard II, pièce historique qui ouvre la seconde tétralogie de Shakespeare est joué pour la première fois en 1595, par la troupe "The Chamberlain's Men". sans doute dans le théâtre de James Burbage. Si la pièce a attiré de nombreux metteurs en scène britanniques depuis l'époque élisabéthaine jusqu'à à nos jours ce n'est qu'en 1947 qu'elle a été représentée en France sous la direction de Jean Vilar à Avignon - dans ces deux pays, cependant, les représentations de Ring Richard II se sont multipliées depuis.Les diverses études et entretiens de cet ouvrage permettent de jeter un éclairage sur les mises en scène anglaises et françaises de la seconde moitié du XXe siècle jusqu'à la production récente de Trevor Nunn à l'Old Vic Theatre, à Londres (2005).Riche d'une rhétorique étincelante, d'un langage qui n'en finit pas de se mettre en scène, de métaphores optiques dont la célèbre anamorphose de Bushy, King Richard II se prête particulièrement à des jeux de mises en perspective. Ainsi sont également étudié, les rapports complexes du pentamètre iambique originel et de la traduction en français, du texte et de la scène, du texte et de l'image, de la métaphore et de sa littéralisation visuelle, de la littérarité textuelle et de ses prolongements imaginaires.Mettant en regard articles, entretiens et table ronde, cet ouvrage propose d'abouler la pièce historique de Shakespeare sous l'angle double de la mise en scène et de la mise en perspective avec les contributions de Jean-Michel Déprats, Paul Desveaux, Pascale Drouet, Michael Earlev,. Cécile Falcon, Carole Guidicelli, Wilhelmina L. Hotchkiss, François Laroque, Edouard Lekston, Marie-Madeleine Martinet, Nathalie Rivère de Carles, Estelle Rivier, Isabelle Schwartz-Castine, Clotilde Thouret et Kate Wilkinson.
Que savons-nous, nous qui nous voulons d'honnêtes citoyens, sur les filous ? Et en saurions-nous davantage sur ceux de notre pays et de notre siècle que sur ceux de l'Angleterre de Shakespeare ? Ce que nous constatons, où que nous nous tournions, c'est que la tentation de la triche, l'art de la gruge, l'arnaque menée de main de maître, la jubilation de la ruse intelligente demeurent. La filouterie est de tout temps, insaisissable et indémodable, inextirpable, d'une pratique archétypale. Éternelle bête noire des autorités, cible toujours mouvante des faiseurs de loi, remise en cause récurrente des réponses coercitives. Mais aussi, source intarissable des écrivains parce qu'elle n'en finit pas de fasciner par son audace, son inventivité, son altérité. Or, par-delà les effets premiers de fascination et de divertissement, la filouterie invite à la réflexion : que nous dit-elle sur elle-même et, plus subtilement, sur la structure globale dans laquelle elle est prise et s'exerce ? Les textes qui composent cet ouvrage analysent ce monde des filous dans l'Angleterre de la fin du XVIe et de la première moitié du XVIIe. Ils témoignent d'un intérêt personnel de l'auteure pour l'art de la débrouillardise et l'intelligence de la ruse, mais aussi d'un sentiment d'indulgence envers les petits truands sévèrement mis à l'index quand les machiavels ne sont guère inquiétés.
LA référence pour la littérature aux agrégations d'AnglaisTraitant d'un des sujets 2027 des agrégations externe et interne d'Anglais, cet ouvrage propose tout ce dont le candidat a besoin pour passer les épreuves. Comme tous les Clefs-concours de littérature anglophone, l'ouvrage est structuré en quatre parties : -Repères : le contexte historique et littéraire ; -Thématiques : comprendre les enjeux du programme ; -Perspectives : ouvertures pour des pistes de réflexion ; -Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...