Shakespeare au XXe siècle. Mises en scène, mises en perspective de King Richard II
Drouet Pascale
PU RENNES
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EAN :9782753503724
King Richard II, pièce historique qui ouvre la seconde tétralogie de Shakespeare est joué pour la première fois en 1595, par la troupe "The Chamberlain's Men". sans doute dans le théâtre de James Burbage. Si la pièce a attiré de nombreux metteurs en scène britanniques depuis l'époque élisabéthaine jusqu'à à nos jours ce n'est qu'en 1947 qu'elle a été représentée en France sous la direction de Jean Vilar à Avignon - dans ces deux pays, cependant, les représentations de Ring Richard II se sont multipliées depuis.Les diverses études et entretiens de cet ouvrage permettent de jeter un éclairage sur les mises en scène anglaises et françaises de la seconde moitié du XXe siècle jusqu'à la production récente de Trevor Nunn à l'Old Vic Theatre, à Londres (2005).Riche d'une rhétorique étincelante, d'un langage qui n'en finit pas de se mettre en scène, de métaphores optiques dont la célèbre anamorphose de Bushy, King Richard II se prête particulièrement à des jeux de mises en perspective. Ainsi sont également étudié, les rapports complexes du pentamètre iambique originel et de la traduction en français, du texte et de la scène, du texte et de l'image, de la métaphore et de sa littéralisation visuelle, de la littérarité textuelle et de ses prolongements imaginaires.Mettant en regard articles, entretiens et table ronde, cet ouvrage propose d'abouler la pièce historique de Shakespeare sous l'angle double de la mise en scène et de la mise en perspective avec les contributions de Jean-Michel Déprats, Paul Desveaux, Pascale Drouet, Michael Earlev,. Cécile Falcon, Carole Guidicelli, Wilhelmina L. Hotchkiss, François Laroque, Edouard Lekston, Marie-Madeleine Martinet, Nathalie Rivère de Carles, Estelle Rivier, Isabelle Schwartz-Castine, Clotilde Thouret et Kate Wilkinson.
Nombre de pages
207
Date de parution
05/04/2007
Poids
390g
Largeur
170mm
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EAN
9782753503724
Titre
Shakespeare au XXe siècle. Mises en scène, mises en perspective de King Richard II
Auteur
Drouet Pascale
Editeur
PU RENNES
Largeur
170
Poids
390
Date de parution
20070405
Nombre de pages
207,00 €
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Sous le règne d'Elisabeth l, les lois contre les vagabonds se multiplient et se durcissent: fouet public et infamie, marquage au fer rouge, essorillement, enfermement, travaux forcés, pendaison et déportation, c'est tout un système punitif qui est mis en place pour châtier ostensiblement les traîne-savates, puis pour les soustraire à la vue de la société. Ces textes législatifs font également apparaître la distinction purement physique sur laquelle repose l'établissement des catégories de "impotent beggars" et de "sturdy beggars". sont les "mauvais pauvres" qui inspirent des pamphlétaires comme Thomas Harman et Robert Greene, et des dramaturges comme Thomas Dekker, Ben Jonson et William Shakespeare. Les brochures contre les "attrape-conils" et les typologies mettent à nu, avec une certaine jubilation, les artifices des filous et des faux mendiants contournent les lois grâce à leur ingéniosité et à leur capacité à faire passer pour des miséreux invalides, c'est-à-dire grâce à le qualités historiques; leurs auteurs, dont la position est souvent ambivalente, visent à avertir le lecteur autant qu'à le divertir. Le théâtre, quant à lui, ajoute une dimension subversive tout en faisant entendre des voix diverses: les gueux font l'objet d'une projection utopique et sont pris dans une économie du divertissement, ils favorisent les effets de miroir et de repoussoir qui offrent une perspective relativiste de la société et ils rendent saillants les traits satiriques prennent pour cible la justice défaillante. L'humour, la sympathie: l'absence de condamnation qui se dégagent en outre du traiteur dramatique trouvent peut-être leur explication dans l'amalgame semble faire la législation entre les "statuts" de vagabond. d'acteur, et dans leur art respectif de contrefaire
Que savons-nous, nous qui nous voulons d'honnêtes citoyens, sur les filous ? Et en saurions-nous davantage sur ceux de notre pays et de notre siècle que sur ceux de l'Angleterre de Shakespeare ? Ce que nous constatons, où que nous nous tournions, c'est que la tentation de la triche, l'art de la gruge, l'arnaque menée de main de maître, la jubilation de la ruse intelligente demeurent. La filouterie est de tout temps, insaisissable et indémodable, inextirpable, d'une pratique archétypale. Éternelle bête noire des autorités, cible toujours mouvante des faiseurs de loi, remise en cause récurrente des réponses coercitives. Mais aussi, source intarissable des écrivains parce qu'elle n'en finit pas de fasciner par son audace, son inventivité, son altérité. Or, par-delà les effets premiers de fascination et de divertissement, la filouterie invite à la réflexion : que nous dit-elle sur elle-même et, plus subtilement, sur la structure globale dans laquelle elle est prise et s'exerce ? Les textes qui composent cet ouvrage analysent ce monde des filous dans l'Angleterre de la fin du XVIe et de la première moitié du XVIIe. Ils témoignent d'un intérêt personnel de l'auteure pour l'art de la débrouillardise et l'intelligence de la ruse, mais aussi d'un sentiment d'indulgence envers les petits truands sévèrement mis à l'index quand les machiavels ne sont guère inquiétés.
LA référence pour la littérature aux agrégations d'AnglaisTraitant d'un des sujets 2027 des agrégations externe et interne d'Anglais, cet ouvrage propose tout ce dont le candidat a besoin pour passer les épreuves. Comme tous les Clefs-concours de littérature anglophone, l'ouvrage est structuré en quatre parties : -Repères : le contexte historique et littéraire ; -Thématiques : comprendre les enjeux du programme ; -Perspectives : ouvertures pour des pistes de réflexion ; -Outils : pour retrouver rapidement une définition, une idée ou une référence.
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-Sop
A l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.