Ce travail est un travail d'Histoire. Les amateurs d'idées simples seront peut-être déçus. La question qu'il aborde n'est pas de celles pour lesquelles on peut se contenter de réponses sommaires. D'abord parce qu'elle concerne des hommes et des femmes qui ont souffert d'une discrimination indigne, de spoliations, de violences et qui, pour partie, ont laissé la vie au bout du chemin. Ensuite parce que la réalité que l'historien essaie de comprendre et de faire comprendre est complexe. Le grand mérite de cet ouvrage est de cerner ce qu'était ce groupe que l'antisémitisme et la politique antijuive de Vichy tentent de constituer en communauté alors qu'il est par nature, par son histoire, surtout à Marseille, surtout dans ces années d'incertitudes et de migrations forcées, divers dans ses origines et sa composition. Des travaux récents, issus eux aussi de thèses universitaires, nous ont renseignés sur la zone occupée et plus particulièrement sur la région parisienne. Il manquait l'équivalent pour l'autre zone, celle qui était tout entière soumise à l'État Français. En particulier, ce qui était mal connu, c'était l'application et l'impact de l'aryanisation économique. Désormais, avec ce travail, on dispose d'une étude de référence. Cet ouvrage contribue à l'histoire de Marseille au XXe siècle et à l'histoire de la France des années noires. Elle en éclaire l'un des aspects les plus sombres, en même temps qu'elle met en évidence, sinon un "modèle", du moins un cas marseillais.
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Nombre de pages
474
Date de parution
08/03/2004
Poids
646g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251380667
Titre
Les juifs à Marseille (1940-1944)
Auteur
Dray-Bensousan Renée
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
646
Date de parution
20040308
Nombre de pages
474,00 €
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Ce livre constitue les actes du colloque qui s'est tenu lors de l'Université d'été de l'Association pour la Recherche et l'Enseignement de la Shoah (ARES), avec le concours de l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie (APHG), sous la présidence du Recteur Philippe Joutard du 8 au 10 Juillet 2015 à l'ESPE (ex IUFM) de Marseille. Les déchirures de l'histoire ont produit des effets spatiaux que la géographie peut prendre en compte tant sur le plan géopolitique que politique : perte d'hommes, de langues et de cultures spécifiques, perte généalogique... Sil y eut rupture du temps il y eut également rupture et fragmentation de l'espace. Puis, la création de mémoriaux a produit un espace distinct, mélange de sacré et de profane. Renée Dray-Bensoussan, chercheuse associée à la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme est l'auteur de Les Juifs à Marseille, 1939-1944 (Les Belles-Lettres, 2004). et de Les Marseillais pendant la Seconde Guerre mondiale (Gaussen, 2013)
Dans le contexte de la représentation du génocide, les débats ont pris un deuxième souffle avec la remise en question du rôle et des capacités de l'image face au caractère crucial du sujet. L'image fixe ou mobile, au cinéma, dans la BD et la littérature est-elle susceptible de transmettre la Vérité dans le cadre du génocide ? La réponse à cette question est propice à mille nuances, (la vérité étant sans doute à mi-chemin des points de vue tranchés et fonction des acceptions des termes en balance dans notre sujet). L'image, considérée tantôt comme révélatrice de vérité ou, au contraire, comme mensongère et dangereuse ne date pas d'hier. En effet, l'image peut être considérée comme fidèle à la réalité et par conséquent, comme le moyen d'accéder à la vérité du réel représenté. Elle peut même être perçue comme la saisie d'une vérité plus profonde que toute représentation fidèle échouerait à saisir. Et inversement : l'image qui se veut une représentation du réel est souvent fustigée pour ses lacunes : comment pourrait-elle donner accès à ce qui est vraiment représenté puisqu'elle n'est qu'une transposition ? N'est-elle pas plutôt un écran à la vérité du réel représenté ? Enfin, l'image artistique n'a cessé d'être suspectée de mentir, de donner un accès faussé à une réalité désormais lointaine. Le cinéma permet de poser et de reposer la question de la représentation possible de cet évènement, et de son lien avec la réalité ? Puis viendra le lien avec la fiction, la bande dessinée et l'oeuvre littéraire ou philosophique.
Renée Dray-Bensoussan. Chercheur associée à la Maison méditerranéenne des Sciences de l'Homme est l'auteur de Les Juifs à Marseille, 1939-1944 (Les Belles-Lettres, 2004). Présidente de l'Association pour la Recherche et l'Enseignement de la Shoah (ARES) et membre de la mission d'étude de la spoliation des Juifs dans le départementent des Bouches-du-Rhône, mise en place par le Conseil général et le CRIF en 1999, Renée Drai-Bensoussan fait également partie du comité scientifique du Mémorial des Milles
Renée Dray-Bensousan est chercheurs associée à l'UMR TELLEME, université de Provence, retraitée de l'IUFM, agrégée d'histoire et docteure en histoire contemporaine. Ses deux axes de recherches sont, d'une part, la Shoah a Marseille et, d'autre part, l'histoire des femmes. Membre du comité scientifique du Mémorial des Milles, membre du Comité de recherche sur les spoliations des Bouches-du-Rhône, ex-présidente régionale de l'APHG, elle anime un atelier "Filles d'Abraham en dialogue" et préside l'Association pour la recherche et l'enseignement de la Shoah. Elle a notamment publié: Les Juifs à Marseille, 1939-1944, Paris, Les Belles Lettres, 2004; Les Résistances et Les Justes, 2009, MDI; Le Dictionnaire des Marseillaises, Editions Gaussen; Les Marseillais dans la guerre, Editions Gaussen (à paraître).
Résumé : "Une enfance pieuse, studieuse, où déjà, comme un mot d'Hadrien en témoigne, se révèle le trait spécifique du caractère, l'entière sincérité ; une jeunesse chaste, de bonne heure associée aux responsabilités du gouvernement, sans que les soucis et les charges portent aucune atteinte à la spontanéité ou à l'intensité de la vie intérieure ; l'âge mûr et la vieillesse voués sans réserve au service de l'Etat et aux intérêts de l'humanité, en un temps où les difficultés furent rudes et qui connut même des dangers graves ; enfin, laissé après soi et parvenu jusqu'à nous, un petit livre, quelques feuillets, mais si pleins, où survit et transparaît une âme aussi haute que pure, tel fut le destin de Marc-Aurèle, destin privilégié, auquel semblent avoir également collaboré - comme pour justifier les dogmes de l'école à laquelle l'empereur philosophe a adhéré si fermement - la raison souveraine qui distribue son lot à chacun et la volonté éclairée de l'homme à qui ce lot était échu." Aimé Puech, extrait de l'introduction (1947).
Résumé : Haletante et foisonnante, la mythologie grecque n'a pas fini de nourrir nos rêves. A l'intérieur de ce labyrinthe mystérieux peuplé de créatures furieuses, merveilleuses, amoureuses, nous aimons nous perdre et nous retrouver. En un seul récit poétique et enlevé, ce livre richement orné raconte toute la mythologie depuis le chaos initial jusqu'à la fin du monde des héros. Dans cette fabuleuse odyssée, chaque fleur porte le nom d'une jeune beauté trop aimée des dieux ; chaque bête naît d'un drame humain ou divin ; à chaque montagne, à chaque étoile s'attache un destin sublime ou monstrueux, issu de passions tourmentées. Les remparts de Mycènes et de Troie, bâtis par des dieux, portent encore les traces sanglantes des massacres héroïques. Conteur complice et malicieux, Pierre Sauzeau déploie pour les lecteurs l'infinie variété des mythes, la poésie des noms et la sagesse de ces "mensonges vrais", qui depuis trois mille ans nous posent des énigmes fascinantes, tragiques et délectables.
Résumé : Dans cet ouvrage, Erich Fromm analyse la condition de l'homme moderne dans une société dont le principal souci est la production économique, au lieu d'être le développement de la créativité humaine. L'homme moderne, déclare le docteur Fromm, est étranger au monde qu'il a créé, à son semblable, aux choses qu'il utilise et qu'il consomme, à son gouvernement, enfin à lui-même. Sa personnalité est "conditionnée". Permettre aux tendances actuelles de se développer sans frein aurait pour résultat d'engendrer une société malsaine d'individus totalement aliénés. Que pouvons-nous faire ? Entre le dirigisme capitaliste et la dictature totalitaire, il existe une troisième voie - créer une société saine dans laquelle personne n'est un moyen pour les fins d'autrui, dans laquelle l'homme est le "centre", et où toutes les activités économiques et politiques sont subordonnées au but de sa croissance. Non seulement Fromm présente ici une nouvelle psychanalyse humaniste, mais il nous montre les diverses possibilités de changement social qui peuvent nous écarter du chemin du robotisme et nous conduire à la santé mentale en tant qu'individus responsables et créatifs dans une société saine.