En 1966, lorsque paraît ce livre, le monde est divisé en deux blocs, l'un capitaliste. l'autre du "socialisme" réellement inexistant. Mais, 1968 n'est pas loin. Le mouvement étudiant américain vient de connaître sa première épreuve de force d'envergure. à Berkeley. en 1964, avec le Free Speech Movement. La première Conférence de solidarité des peuples d'Afrique, d'Asie et d'Amérique latine, la Tricontinentale, se tient à La Havane en décembre 1966. En même temps, le combat des Noirs états-uniens s'est radicalisé: les ghettos se soulèvent. Enfin, le nouveau mouvement des femmes pointe le nez, pleinement en phase avec cette nouvelle radicalité. Le socialisme fait à nouveau l'objet de discussions passionnées, interpellé par les luttes de libération du tiers-monde qui s'en revendiquent explicitement. Pour Hal Draper, le moment est venu de faire connaître largement sa conception du socialisme. Pour cela. il propose une généalogie du socialisme moderne à partir de deux filiations opposées: le socialisme par en haut et le socialisme par en bas. Il se situe sans ambiguïté dans la seconde tradition. L'essai de Draper vise en particulier à mettre en valeur l'héritage auto-émancipateur du socialisme, qu'il oppose à ses traditions autoritaires. Ce livre. inédit en français. intéressera celles et ceux pour qui le socialisme représente encore un espoir au 21e siècle, mais qui ressentent le besoin de débattre les échecs et les reniements qui jalonnent son histoire.
Nombre de pages
201
Date de parution
30/10/2008
Poids
240g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782849501689
Titre
Les deux âmes du socialisme
Auteur
Draper Hal ; Batou Jean
Editeur
SYLLEPSE
Largeur
130
Poids
240
Date de parution
20081030
Nombre de pages
201,00 €
Disponibilité
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L'antagonisme dont nous sommes témoins est la continuation d'une lutte qui a commencé le jour où le christianisme est devenu une puissance politique. Depuis ce moment, la Religion et la Science sont en présence. Une révélation divine exclue nécessairement la contradiction. Elle exclue le progrès des idées et tout ce qui émane de la spontanéité humaine. Mais nos opinions sur toutes choses sont susceptibles de changer et de s'éclairer par les découvertes de la science. Peut-on s'exagérer l'importance d'un conflit dans lequel tout homme qui pense est forcé de prendre parti ? En une matière aussi grave que la religion, quiconque n'est pas aveuglé par ses intérêts temporels, désire ardemment rencontrer la vérité. Tout le monde s'enquiert des sujets du litige, tout le monde veut entendre parler et voir agir les adversaires. L'histoire de la Science n'est pas seulement l'histoire de ses découvertes. C'est encore celle du conflit existant entre ces deux puissances contraires : d'une part la force expansive de l'intelligence humaine, d'autre part la compression exercée par la foi traditionnelle et par les intérêts humains.
Quand j'ai eu deux ans, tous mes souvenirs avaient des mots, et tous mes mots une signification. Mais seulement dans ma tête. Je n'ai jamais prononcé un seul mot. J'ai bientôt onze ans.
Si mon cerveau fait des étincelles, le reste de mon corps est aussi tonique qu'un caramel oublié trop longtemps au soleil. Tous les jours depuis ma naissance, quelqu'un m'a aidée pour chaque petit détail de ma vie. Alors ces derniers temps, j'ai commencé à me demander quand est-ce que j'allais pouvoir faire des choses pour moi. Quand est-ce que j'allais pouvoir être moi ? "
Le premier âge du capitalisme, c'est celui qui, du XVe au milieu du XVIIIe siècle, voit l'Europe occidentale partir à l'assaut des continents américain, africain et asiatique. Dans ce premier tome, Alain Bihr se penche sur cette expansion en détail. Il montre comment, par le biais du commerce forcé et déloyal, de l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations, les sociétés qu'elle a affectées ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. Avec pour principal résultat de soutenir la dynamique de formation du capitalisme en Europe même. Loin de verser dans le misérabilisme, l'auteur insiste cependant sur la résistance que ces sociétés ont su opposer aux Européens. Résistance inégale, fonction de leur développement historique antérieur, auquel l'ouvrage prête à chaque fois une grande attention, en fournissant de la sorte un panorama du monde à l'aube des temps modernes. En dernier lieu, l'auteur souligne les divergences entre les Etats européens qui vont se lancer dans cette aventure, les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises, les bénéfices fort inégaux qu'ils vont en retirer. Autant de points dont la pleine explication est renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.
Que peut-il bien y avoir de commun entre Mai 68 et le mouvement des Gilets jaunes ? Cinquante ans après, l'"événement" parle encore, et les objectifs portés par les mouvements de contestation trouvent un écho avec les Gilets jaunes ? : les salaires, la reconnaissance sociale, la démocratie. La recherche d'une démocratie active, réelle et à tous les échelons de la société trace un fil entre les deux moments. Ce livre propose de retisser une analyse replaçant le mouvement des Gilets jaunes dans la longue chaîne de mouvements populaires porteurs d'aspirations démocratiques radicales qui se sont manifestés à l'échelle internationale depuis les années 1960. De longue date, la protestation sociale est porteuse des préoccupations écologiques, de la demande de transformation radicale du travail, d'une volonté d'organisation démocratique et collective des entreprises et des services publics, ainsi que d'une démocratie sous le contrôle direct du plus grand nombre pour développer ce qui peut et doit être commun. Ce que disent les mouvements populaires et les contestations radicales compose une sorte de projet, un espoir autant qu'un programme qui reste à écrire ? : Mai 68 est un arbre de la liberté comme le furent ceux plantés en 1793 en France. Pour renouer ce fil, l'auteur étudie avec précision ce qui s'est passé, dans les entreprises, les services, les villes et les universités, ce qu'ont fait les divers partis et organisations afin de tenter d'élucider pourquoi il s'agissait alors d'une "révolution sans révolution". Un livre qui permet de comprendre comment nous en sommes arrivés à la situation actuelle qui appelle à reconstruire un espoir en confrontant ces réflexions aux questions posées par les Gilets jaunes.
Rudder Véronique de ; Cognet Marguerite ; Eberhard
Le racisme et les discriminations sont un système. Véronique De Rudder nous en dévoile ici les mécanismes et passe au crible les relations inter-ethniques qui en découlent. Elle explore la place de l'immigration et de sa descendance dans la société française. Ses textes s'avèrent d'une étonnante actualité, alors même que les enfants d'immigrés, désormais adultes, sont porteurs de revendications d'égalité. Elle nous propose une analyse critique du républicanisme français dont l'universalisme, inscrit en lettres d'or dans les textes constitutionnels, coïncide en pratique avec un système de discriminations tolérées, voire, à l'occasion, codifiées. Les victimes du racisme sont massivement les immigrés originaires des anciennes colonies et leurs enfants, citoyens français de plein droit, et pourtant de seconde zone, renvoyés à leurs origines comme à une marque d'indignité. Se réclamant d'un universalisme en actes, l'auteure souligne la nécessité de changer les politiques qui malmènent les valeurs démocratiques.