Haïti : de l'indépendance à la dépendance. Nouvelle édition revue et augmentée
Douyon Frantz
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782343243993
Le bicentenaire d'Haïti a ramené cet évènement historique sur la scène de l'actualité. La naissance de cette nation composée d'anciens esclaves et de descendants d'esclaves avait été accueillie avec étonnement, inquiétudes et scepticisme, mais ce même "scandale" était pour "les damnés de la servitude" un espoir fulgurant. Aujourd'hui, ce petit pays apparemment isolé dans la Caraïbe est sans cesse qualifié par une formule devenue banale, "le pays le plus pauvre de l'hémisphère" . L'ouvrage de Frantz Douyon ne prétend pas donner une réponse aux questions que se posent bien des Haïtiens, des amis d'Haïti qui refusent la langue de bois des discours commémoratifs. Il constitue un dossier qui fournit au lecteur des éléments pour se faire sa propre idée, sa propre opinion. Un ouvrage respectueux du lecteur désireux de connaître les faits.
Nombre de pages
210
Date de parution
30/11/2022
Poids
260g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343243993
Titre
Haïti : de l'indépendance à la dépendance. Nouvelle édition revue et augmentée
Auteur
Douyon Frantz
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
260
Date de parution
20221130
Nombre de pages
210,00 €
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La société haïtienne est une "société de la méfiance", ce qui constitue un obstacle important à la cohésion sociale. Le monde vaudou est peuplé d'ennemis dont il faut se protéger. Les croyances vaudoues jouent un rôle essentiel dans l'apparition des maladies mentales : "Dans les préoccupations délirantes se manifeste toujours une peur des esprits malfaisants mobilisés par l'action maléfique d'autrui".
L'être humain ne s'épanouit que "dans une société fondée sur la confiance et non sur l'humiliation, sur l'innovation et l'audace et non sur la peur, sur la tolérance et non sur la soumission." Ses choix seront d'autant plus judicieux que ses capacités de comprendre, de juger, de comparer seront plus développées. Il faut donc qu'il soit instruit, l'instruction est un facteur de libération de l'Homme.
En Haïti, le pouvoir est de l'ordre du sacré et le sacré est de l'ordre du vaudou. La politique et le religieux sont consubstantiellement liés. La pollution du vaudou par des pratiques magiques perçues comme omniprésentes et généralisées va donner naissance, dans le pays, à une société basée sur l'insécurité, la peur et la paranoïa. Cette société de méfiance qui est la caractéristique culturelle dominante de la société haïtienne est un obstacle important à la cohésion sociale.
Ces Nouvelles lettres à un ami complètent celles publiées en 2014 (L'Harmattan), les deux formant recueil d'un savoir citoyen mis à la portée de tous. L'objectif étant de vulgariser pour enseigner dans une formule esthétique littéraire simple, la " lettre à un ami ". Ce livre traite de la constitution, de la citoyenneté, de la laïcité, de la liberté d'expression, du racisme et d'autres objets importants d'actualité en Haïti pour élever la conscience citoyenne. Tout le monde y est invité et chacun peut y trouver son compte. C'est la raison pour laquelle l'auteur propose la traduction en créole et en anglais de chacun de ces propos.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...