Quoique bien moins nombreux que les Juifs et les Espagnols internés au camp de Rivesaltes, les Tsiganes ont été près de 1500 à "passer" par le camp. Ce chiffre fait de Rivesaltes le camp le plus important dans l'histoire de la persécution des Tsiganes en zone sud. C'est la principale nouveauté de cette étude qui repose essentiellement sur les registres des camps du Languedoc (Agde, Argelès, le Barcarès et Rivesaltes) et sur les archives de diverses préfectures, les témoignages des victimes étant excessivement rares. Autre découverte de ce livre, la grande majorité de ces Tsiganes sont des nomades d'Alsace-Moselle, qu'ils soient évacués en 1939 vers le sud-ouest, partis vers le sud durant l'exode en mai 1940, ou encore expulsés par les Allemands vers la zone libre au deuxième semestre 1940. Dans un premier temps c'est en tant que réfugiés qu'ils sont internés ; ensuite en 1941-1942, l'arrivée des Tsiganes de plusieurs départements résultent cette fois d'une véritable politique d'exclusion physique de la société. L'auteur s'interroge alors, pourquoi certains préfets n'ont envoyé aucun "nomade "de leur département derrière les barbelés, quand d'autres convoyaient vers Rivesaltes des centaines d'hommes, de femmes et d'enfants. Enfin l'auteur démonte les mécanismes administratifs qui ont permis l'internement de centaines de Français dans un camp créé pour les indésirables étrangers. Une riche iconographie montrera au lecteur l'étendue de la surveillance policière qui entoure les Tsiganes davantage que tout autre groupe de proscrits durant la guerre.
Date de parution
22/01/2015
Poids
468g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782359061260
Titre
LES TSIGANES AU CAMP DE RIVESALTES 1941 1942
Auteur
DOULUT A
Editeur
LIENART
Largeur
160
Poids
468
Date de parution
20150122
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Dès sa création jusqu'à sa clôture à la fin du XXe siècle, le camp de Rivesaltes a été le témoin de trois conflits majeurs que la France, l'Europe mais aussi l'Afrique du Nord ont vécu en à peine trois décennies : la Guerre d'Espagne, la Seconde Guerre mondiale et la Guerre d'Algérie. Pendant cette période, les baraques du camp de Rivesaltes ont vu défiler des milliers de personnes d'origines, cultures et nationalités différentes, ayant subi un déplacement forcé en conséquence de ces conflits. Il fut camp militaire, il fut également "centre d'hébergement" pour les Républicains espagnols, les Juifs étrangers et les Tsiganes, "centre inter-régional de rassemblement des Israélites" avant leur déportation à Auschwitz via Drancy et aussi "camp de regroupement des Harkis et de leurs familles". Dans le cadre de la construction du Mémorial du Camp de Rivesaltes, de nombreuses recherches ont été menées afin de documenter les divers aspects de l'histoire du camp et de ses protagonistes. Afin de faire état de ces recherches et de les restituer, la Région Languedoc-Roussillon lance la collection "Les Cahiers de Rivesaltes". Pour que la souffrance et l'histoire de ceux que la France a considéré comme "indésirables" soient connues de tous.
Un portrait du Français moyen pendant l'Occupation. Le livre règle leur compte aux seudo-historiens à l'origine des mythes d'une population française toute entière collabo, ou d'une France résistante dans sa totalité.
En France, un quart des Juifs ont été déportés durant l'Occupation. Cette moyenne cache néanmoins d'importantes disparités territoriales. Comment et pourquoi le bilan humain a-t-il pu varier considérablement selon les lieux ? Alexandre Doulut dresse pour la première fois une géographie précise du génocide à l'échelle des zones d'occupation, des régions, des départements et des villes. Où, rétrospectivement, avait-on le plus de chances d'échapper à des rafles ou à des arrestations individuelles ? Où les instructions nazies ont-elles été appliquées avec davantage de zèle ? Qui sont les déportés - hommes, femmes, enfants, français, étrangers, réfugiés, naturalisés -, et où et quand ont-ils été le plus victimes des déportations ? En reconsidérant également la question des rapports franco-allemands, ce livre confirme combien les SS, conscients de la faiblesse de leurs effectifs, dépendaient, presque sur tout le territoire, des services de Vichy. Après dix ans de collecte d'informations sur les 74070 déportés juifs de France, l'auteur contribue, en produisant une somme de données statistiques considérables, à redonner aussi à chacun d'entre eux son histoire.
Verheyde Philippe ; Bruttmann Tal ; Doulut Alexand
Ces dix dernières années, des recherches novatrices ont été menées sur les spoliations, mais il reste encore des pans méconnus de cette histoire, qu'il s'agisse de régions dotées d'un statut politique et administratif spécifique - l'Alsace-Moselle annexée, l'Afrique du Nord -, de formes de pillage particulières - les ventes aux enchères de " biens juifs ", souvent des plus modestes, la mainmise sur les bibliothèques, le vol de la propriété intellectuelle ou artistique... Outre le CGQJ, les administrations 'classiques' ont participé elles aussi au processus de spoliation : préfectures, mairies, commissariats de police, conseils de l'ordre professionnels, commissaires priseurs... Qui ont été les acteurs - décideurs, exécutants ? - de l'" aryanisation " ? A quel niveau se rompt, ou se distend, la chaîne de complicités ? Telles sont les questions fondamentales qui parcourent ce numéro spécial des Cahiers du judaïsme.
Se plonger dans la vie et l'oeuvre de Georges Kars (1880-1945), c'est entrer de plein pied dans l'effervescence du Montmartre artistique du début du XXe siècle. L'artiste tchèque figure en effet parmi les peintres étrangers qui ont fait la gloire de l'École de Paris et entretient des liens forts avec les artistes de la scène parisienne. Grand ami de Guillaume Apollinaire, Juan Gris et Maurice Utrillo, il est aussi très proche de Suzanne Valadon, qui préfacera le catalogue de l'une de ses expositions personnelles chez Berthe Weill. Son attachement à la France est tel qu'il choisit de définitivement s'y installer en 1919, après un premier séjour interrompu par la Première Guerre mondiale. Sa carrière se déroule donc essentiellement à Paris avant de s'interrompre tragiquement à Genève par un suicide, consécutif à son exil en Suisse pendant l'Occupation.Dessins et peintures, paysages, portraits, nus... Georges Kars est d'abord influencé par l'impressionnisme, puis par le cubisme, le fauvisme et l'expressionnisme. Son oeuvre se distingue par une habile utilisation de la lumière, des couleurs et de la composition. L'ouvrage s'attache aussi à illustrer les liens étroits existant entre les scènes artistiques pragoises et parisiennes dans la première moitié du XXe siècle.
Cet ouvrage est destiné à faire découvrir au lecteur français la sculpture espagnole du XVIIe siècle par le prisme d'une vingtaine de sculptures de premier ordre, toutes issues des collections du musée national de sculpture de Valladolid. Cet art très particulier à l'Espagne du Siècle d'or est peu connu en France et peu visible dans les collections françaises. En effet, pendant longtemps et aujourd'hui encore, l'engouement français pour l'Espagne - particulièrement pour les grands maîtres de la peinture espagnole - a largement négligé la statuaire religieuse en bois polychromé, qui est ainsi restée dans l'ombre.Groupe processionnel, corps saints, statues habillées, corps souffrants, bijoux de sculpture et Immaculée Conception... autant d'oeuvre frappent par leur naturalisme saisissant. Le bois polychrome offre de prodigieuses possibilités pour rendre les personnages presque vivants. Par ailleurs, pour la plupart à taille humaine, ces sculptures sont très spectaculaires. Gageons que cette publication permettra à un public élargi d'en découvrir toute la force.
Le Street art relève-t-il de l'art contemporain ou est-il un phénomène à part ? Difficilement classable depuis son origine, l'art urbain a, en tout état de cause, acquis une place majeure dans l'histoire récente de la création. Aujourd'hui, ce mouvement artistique entre au musée. Un événement qui pourrait sembler normal pour certains, étonnant, voire choquant pour d'autres, et qui représente surtout une véritable victoire. Hier encore, les interventions dans la rue des taggeurs et graffeurs étaient considérées comme du vandalisme et les relations entre les autorités et les "writers", comparées à celles du chat et de la souris. Désormais, nombreuses sont les villes qui passent commande à ces mêmes artistes pour la réalisation de fresques monumentales. Conquête urbaine témoigne de cette évolution d'un art illicite et contestataire vers une pratique non seulement acceptée mais même sollicitée par les acteurs publics. Banksy, JonOne, MadC, Shepard Fairey, Speedy Graphito, Alëxone... A travers une soixantaine d'oeuvres de Street art, des créations d'artistes précurseurs des années soixante à aujourd'hui, l'ouvrage retrace les origines et l'évolution de ce mouvement et en dévoile les caractéristiques fondamentales.