Quatrième de couverture «- Et en Amérique, ça leur plaît la guerre ?- Ils ignorent ce que c'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leur raconte ; ils n'ont aucune expérience des affaires internationales, comme vous, les Européens. À mon sens, notre entrée dans la guerre est une vraie tragédie.- C'est une sorte de démenti à notre unique raison d'être, ajouta Randolph.- En échange du calme, de la civilisation et de la beauté d'une vie ordonnée qu'abandonnaient les Européens pour aller au Nouveau-Monde, nous leur avons offert l'occasion de conquérir le luxe et, ce qui est infiniment plus important, de se libérer du passé - du passé fantôme, de cette gangrène qui est en train de tuer l'Europe d'aujourd'hui en l'infectant de haine et du besoin de tuer. L'Amérique a trahi tout cela, vous voyez ; tel est notre point de vue. Nous voilà devenus une nation militaire, une entreprise de piraterie, autant que la France, l'Angleterre et l'Allemagne.»
Nombre de pages
192
Date de parution
14/01/1997
Poids
116g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070401123
Titre
L'initiation d'un homme. 1917
Auteur
DOS PASSOS/ASTRE
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
116
Date de parution
19970114
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Dos Passos John ; Freeman Marc ; Astre Georges-Alb
Et en Amérique, ça leur plaît la guerre? Ils ignorent ce quec'est. Ils sont comme des enfants. Ils croient tout ce qu'on leurraconte; ils n'ont aucune expérience des affairesinternationales, comme vous, les Européens. A mon sens,notre entrée dans la guerre est une vraie tragédie." Paru pour lapremière fois à Londres, au lendemain de la guerre de 1914-1918, ce roman raconte comment l'auteur, frais émoulu deHarvard, découvre, en s'engageant comme ambulancier sur lefront français, les horreurs de la Grande Guerre. L'initiation deMartin Howe, le double transparent de John Dos Passos, sefait à travers l'absurdité des rapports humains, mais aussi àtravers la poésie furtive d'un Paris nocturne, d'une provincefrançaise inhabituelle, telle que seul le regard d'un grandromancier et d'un Américain pouvait la saisir. Publié en 1920et traduit en 1925, ce premier récit de l'auteur de ManhattanTransfer n'avait jamais été republié. Il est précédé de préfacesinédites de Dos Passos et de Georges-Albert Astre et illustréde dessins de l'auteur.
L'An premier du siècle, c'est 1919, le début de l'après-guerre. Ce deuxième volume de la grande trilogie U.S.A. est dominé par la figure de Joe Williams qui incarne le " pauvre type ", l'homme anonyme victime de la vie. Engagé dans la marine marchande, il est ballotté sans but d'un continent à l'autre. Mais il y a aussi, dans ce grand roman, la guerre et ses profiteurs, les combines de la conférence de paix, la fin de l'idéalisme, toute une société conquérante qui s'élève sur les ruines et les malheurs de la guerre. Traduit de l'anglais par Yves Malartic
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys