Que faire lorsque votre mère ne se souvient plus de vous ? Vous prenez le premier vol de votre ville d'adoption, Londres, à votre ville d'origine, Cedar Rapids, lowa, où elle est hospitalisée, blessée et aux prises aux signes extérieurs de démence. Vous vous chargez de lui trouver une nouvelle (et peut-être dernière) maison, bien que l'assurance santé soit insuffisante et que vous deviez peut-être enfin renouer votre relation amère avec votre soeur. Et vous essayez de ne pas penser à la mort, qui vous guette à chaque coin de rue... ou au blizzard qui se rapproche de plus en plus et que les flocons de neige tourbillonnent de plus en plus vite à l'extérieur. Avec des illustrations et des situations à la fois émouvantes et humoristiques, l'autrice Denise Dorrance partage les deux mois les plus perturbés de sa vie : l'appel téléphonique après la découverte de sa mère gisant confuse sur le sol du salon, le choc et la familiarité mêlés d'un rude hiver du Midwest, la tentative d'installer sa mère malade dans un établissement de soins, les inepties du système de santé américain, et les décisions impossibles à prendre pour l'avenir. En incorporant des cartes postales, des photographies et des lettres d'époque, Denise Dorrance capture brillamment la tristesse, la frustration et l'humour grinçant de devoir soudainement s'occuper d'un parent vieillissant et de faire face au moment de transition entre la vie telle qu'on l'a longtemps connue et la vie telle qu'elle doit devenir. Au vertige de devoir s'occuper de sa propre mère comme si elle était devenue son enfant. "Ses dessins sont aussi expressifs et habiles que ceux d'Alison Bechdel ou même de Posy Simmonds", The Guardian Brut, drôle, déchirant et brillamment simple : Comme tout grand art, Blizzard dévaste de la manière la plus profonde qui soit , The New York Times "Ce livre est plein d'espoir, sans pour autant édulcorer les réalités de la prise en charge d'un parent atteint de démence", The Comics Journal "Le premier roman graphique de Denise Dorrance dépeint une situation pénible, mais il est aussi plein d'amour et d'excellents gags", The Telegraph "Avec un humour grinçant, une ingéniosité visuelle et beaucoup de coeur, Dorrance raconte les deux mois glaçants pendant lesquels elle est retournée chez elle pour s'occuper de sa mère malade, alors qu'un vortex polaire se profilait à l'horizon", Oprah Daily. "Un travail parfait - une narration franche et autocritique, incorporant des photos et des cartes postales, un rythme effrayant, et une palette bleu-grise et rougeâtre magnifiquement limpide...
Bien plus qu'un manuel d'équitation, ce livre est tout simplement la référence en matière d'équitation éthologique. Considéré comme le père des fameux chuchoteurs américains, Tom Dorrance a compté parmi ses élèves d'immenses cavaliers comme Ray Hunt, Buck Brannaman, Bryan Neubert, Joe Wolter, Martin Black. Entré de son vivant dans la légende, Tom Dorrance a écrit ce livre pour répondre à une seule exigence : partager et transmettre son approche afin que cavaliers et chevaux accèdent à la parfaite harmonie... "Tout ce que je sais sur les chevaux, répétait-il, c'est d'eux que je l'ai appris."
Du Cantique des cantiques à Jean Ferrat, en passant par Rainer Maria Rilke, Khalil Gibran ou Paul Eluard, un recueil de textes qui célèbrent l'amour et l'alliance dans le mariage. Futurs mariés, familles et proches trouveront l'inspiration au gré de cette sélection de textes qui traduisent la vie heureuse dans le mariage. Un petit livre pour célébrer son mariage, avec les mots des autres.
Pour le P. Raphaël Buyse, le secret du bonheur et d'une vie réussie tient dans l'accueil et l'écoute des gens simples qu'il a côtoyés tout au long de son ministère de prêtre. Son récit donne une saveur à l'Evangile révèle le visage d'un Dieu qui n'a cessé de le surprendre. Avec humour et tendresse, il tente de dessiner les traits du visage insaisissable d'un Dieu qui ne se laisse pas enfermé par les définitions qu'en donnent les hommes. Le témoignage de Raphaël Buyse montre qu'on ne peut se lier à Dieu qu'en liant sa vie propre à celles et ceux que le destin nous fait rencontrer.
Pour que l'intention de pardonner ne reste pas bloquée par les ressentiments et la mauvaise conscience, l'auteur propose un chemin réaliste qui tient compte de notre psychologie. Pardonner ce n'est pas oublier, excuser l'autre, faire une démonstration de sa supériorité morale ou renoncer à ses droits. Le pardon exige plutôt de faire un retour sur soi afin de se pardonner d'abord à soi-même. Un guide pratique sur l'art de pardonner, dénonçant d'abord les faux pardons puis traçant une démarche de pardon en douze étapes, chacune comportant des exercices pratiques. Il indique un vrai chemin humain et spirituel pour un pardon authentique.
Jacques Ellul a composé un commentaire sur l'épître de Jacques d'abord parce qu'il n'en existait pas. Ensuite parce qu'il voulait montrer qu'à travers les sujets abordés (le service, la souffrance, l'épreuve de la foi, la tentation de la richesse...) il n'est pas question de morale, mais de liberté, et ainsi, toute l'approche du texte en est changée. Pour lui, cette épître (sans doute le texte d'un lettré) a une cohérence, une harmonie interne dont il souligne les lignes de force : le Dieu d'Israël est le Dieu qui libère ; le salut universel ; le caractère révolutionnaire de la Parole entendue à travers la Bible. Aucune philosophie, aucun religieux ne tient devant la Parole ; la Vérité n'est ni une catégorie philosophique, ni une somme de connaissances, ni une théorie scientifique unifiée et élégante. La Vérité est un homme. Jacques Ellul dans ce texte lumineux, totalement inédit, transmis par ses enfants, nous questionne : où es-tu, quelle place prends-tu dans le monde ...
Mathis est en terminale et est complètement perdu : une mère presque absente, un beau-père qui le pousse sans cesse au conflit, une fin d'année difficile entre réussir son bac et entrer dans cette école d'animation qui lui importe tant. Et au-delà de tout ça, un père porté disparu depuis des mois... Un jour, poussé par ses amis, il fait le pari de "pécho" Léa, dont il est secrètement amoureux. Car oui, Mathis aspire à une forme de virilité au point d'en oublier que Léa n'est pas un objet à posséder. Le retour de flamme est violent et les maladresses s'enchaînent. Que faire ? Qui devenir ? Léa va-t-elle lui pardonner ? Mathis va-t-il intégrer cette école rêvée ? Et surtout, comment réagir quand une lettre de son père lui parvient enfin ...
Le chat du Rabbin", c'est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "le chat du Rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien : "... Ca fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats". Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie : "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya...
Ce chat qui parle, pense et critique des idées religieuses fait couler beaucoup d'encre. Le premier tome, Le Chat du rabbin était une excellente surprise, ce second ne devrait pas vous décevoir. C'est un véritable conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
Le chat n'a pas pu empêcher la catastrophe : Zlabya, sa maîtresse adorée, a épousé le jeune homme. Et le jeune homme a emmené Zlabya chez lui et il lui a offert une salle de bains. " Zlabya ! Chez nous, il y avait un piano ! " Voilà le chat épouvantablement triste, d'autant plus qu'il ne peut plus parler et que tout le monde s'en fout. Et puis, la famille du jeune homme vivant à Paris et n'étant pas venue au mariage, Zlabya et son mari partent en voyage de noces à Paris. Avec le rabbin, sa malle pleine de livres et son chat. Lequel chat, dans sa grande sagesse, sent bien que ça n'emballe pas les jeunes mariés, tout ce tintouin. Bref, après un voyage emmitouflé comme s'il allait affronter les rigueurs du pôle Nord, le rabbin débarque à Paris et découvre la ville, la pluie, la Seine - " Les pauvres, même pas ils ont la mer " - et la transgression, en se tapant une orgie pas cachère du tout un soir de Shabbat. Pendant ce temps, le chat trouve enfin quelqu'un à qui parler : un chien à peu près aussi joli que lui. Revoilà la smala merveilleuse, avec son rabbin infiniment émouvant et casse-bonbons, et son chat unique dans les annales de la bande dessinée. Profondeur et légèreté, ironie et tendresse, sensualité du dessin - Sfar sous la pluie, avec ses personnages en détresse, reste à la hauteur de sa réputation de fabuleux conteur.