Cinq silences. Cinq voix qui se sont tues - trop tôt. Un écrivain est là, vivant, et soudain c'est terminé. Soudain il ne reste plus que les mots qu'il a laissés. Franz Kafka en 1924, Virginia Woolf en 1941, Albertine Sarrazin en 1967, Georges Perec en 1982, Roberto Bolaño en 2003 : cinq fois, la littérature est privée de la poursuite d'une oeuvre qui bouleversait le monde. Comment raconter « ce qui ne va pas pouvoir arriver » ? Cinq fois, Raphaël Meltz se concentre sur ce moment de bascule, sur ce qui précède le silence : la profusion de paroles, de faits et de dates qui constituent les derniers instants, les derniers mots. Loin des figures mythifiées par la renommée littéraire, ce livre nous emmène aux côtés de cinq écrivains au moment où, brutalement, le réel se révèle plus fort que leur imaginaire. DANS LA SÉLECTION DU PRIX RENAUDOT ESSAI 2026 « Dans Cinq silences, Raphaël Meltz donne un nouvel éclat aux ultima verba en se focalisant sur cinq auteurs marquants du XXe siècle : Franz Kafka, Viriginia Woolf, Albertine Sarrazzin et Roberto Bolaño. Cinq écrivains qui le touchent au plus profond. Il retrace ici leurs derniers mois, leurs dernières heures, avec une minutie et une sensibilité immenses. Et c'est captivant. » Denis Cosnard, Le Monde des livres « J'ai carrément de l'affection pour ce livre qui est une promenade passionnée avec Franz Kafka, Virginia Woolf, Albertine Sarrazin, Georges Perec et Roberto Bolaño. L'auteur raconte leurs derniers moments, avec de généreux détails, ce qui fait surgir, lentement ou de manière foudroyante, la mort à l'oeuvre. J'aime son amour pour les écrivains (j'ai le même amour fou). Et pour ceux qui, comme moi, sont des fanatiques de Bolaño, il y a des informations absolument inédites qu'on dévorera avec gratitude. » Yannick Haenel dans La Croix L'Hebdo « Une réflexion riche sur la façon dont les écrivains veillent indubitablement à leur postérité à travers le destin de cinq éminents auteurs du XXe siècle. » Falila Gbadamassi, France Info « C'est beau, émouvant, érudit ! » Michael, librairie Dialogues (Brest) « Raphaël Meltz nous propose un sublime livre, tissé. Dans Cinq Silences, l'écrivain entremêle ses propres récits intimes aux fins de chapitres de cinq personnalités. Franz Kafka, Virginia Woolf, Albertine Sarrazin, Georges Perec et Roberto Bolaño sont les boussoles de l'auteur. La traversée jusqu'aux derniers rivages est fascinante. On y voit les derniers essais, les ultimes rêves de chacun d'entre eux. Meltz concrétise ce prodige - nous prouver que la littérature survit à toute disparition. » Lyonel Sasso, Librairie Gwalarn (Lannion), Page des libraires « Mêlant des souvenirs personnels, Raphaël Meltz écrit là un texte passionnant, accessible à tous, nous permettant de revisiter ces vies littéraires étonnantes, leurs destinées, à contextualiser leurs oeuvres, à en faire des rapprochements inattendus et pourtant pertinents. » Patrick Le Henaff, Le Club Mediapart
À la suite d'un accident de vélo, un père de famille meurt, laissant derrière lui sa femme et ses deux enfants. D'une infinie pudeur, Après est le roman de cette disparition et de ce qui s'ensuit, d'un amour qui se brise, du vide qui touche brutalement toute une famille. C'est l'histoire d'une disparition. D'un amour qui se brise ; du vide qui touche brutalement toute une famille. Mais ce n'est pas que cela. C'est aussi le récit de l'absence, de l'autre côté . Que se passe-t-il quand on n'est plus là ? Que vivent ceux qui sont restés ? Et comment réussir à s'en aller ... C'est une expérience qui vaut pour chacun. Accepter le vide laissé par toutes les personnes qui nous manquent. Réussir à composer avec le flux arbitraire des destins. Garder en soi cet espoir tenace de ne pas tout perdre, de toujours aimer.
Quoi de plus simple ? et de plus génial ? qu'une roue ? Il aura toutefois fallu des centaines de milliers d'années après l'invention des premiers outils pour que l'homme ait l'idée de concevoir cet objet qui allait changer sa vie... Et pourtant les Egyptiens négligèrent la roue pour construire les grandes pyramides. Plus étonnant encore, aucune civilisation du continent américain ne l'a jamais utilisée avant le débarquement des Européens ? alors qu'on a retrouvé de nombreux jouets à roulettes en Amérique centrale, preuve que la roue n'y était pas inconnue. Et si la maîtrise de la roue, bien plus qu'une question technique, était une question politique ? Grâce à la roue s'est construit un modèle de développement dans lequel l'homme peut abolir les distances et le temps. Avec l'ajout du moteur, la fuite en avant ne s'est plus arrêtée, au risque d'emporter l'homme vers sa propre destruction. C'est cette histoire que raconte Raphaël Meltz en nous montrant que, sans la roue, un autre monde aurait été possible.
Il y a Gabriel, opérateur de cinéma qui a parcouru le XXe siècle l'oeil rivé derrière sa caméra : de l'enterrement de Sarah Bernhardt au tournage du Mépris, du défilé de la paix de 1919 au 11 septembre 2001, il aura été le témoin muet d'un monde chaotique et de ses vertiges. Il y a Adrien, son petit-fils, journaliste spécialisé dans les choses numériques qui envahissent désormais nos vies. Et il y a le roman qu'Adrien a décidé d'écrire sur son grand-père. En vingt-quatre chapitres comme les vingt-quatre images qui font chaque seconde d'un film, raconter une vie, et tenter de saisir la vérité : que reste-t-il de ce qui n'est plus là ? Que connaît-on de ce qu'on a vu sans le vivre ? Que faire, aujourd'hui, de tant d'images ? Le talent de l'écrivain fait de ce texte polymorphe, existentiel, philosophique, l'un des plus stimulants de la rentrée. Stéphanie Dupays, Le Monde. Un tour de force littéraire. Anne Kiesel, Ouest France. Roman abyssal à la croisée du cinéma et de la littérature. Catherine Fruchon, RFI.
Du Cantique des cantiques à Jean Ferrat, en passant par Rainer Maria Rilke, Khalil Gibran ou Paul Eluard, un recueil de textes qui célèbrent l'amour et l'alliance dans le mariage. Futurs mariés, familles et proches trouveront l'inspiration au gré de cette sélection de textes qui traduisent la vie heureuse dans le mariage. Un petit livre pour célébrer son mariage, avec les mots des autres.
Pour le P. Raphaël Buyse, le secret du bonheur et d'une vie réussie tient dans l'accueil et l'écoute des gens simples qu'il a côtoyés tout au long de son ministère de prêtre. Son récit donne une saveur à l'Evangile révèle le visage d'un Dieu qui n'a cessé de le surprendre. Avec humour et tendresse, il tente de dessiner les traits du visage insaisissable d'un Dieu qui ne se laisse pas enfermé par les définitions qu'en donnent les hommes. Le témoignage de Raphaël Buyse montre qu'on ne peut se lier à Dieu qu'en liant sa vie propre à celles et ceux que le destin nous fait rencontrer.
Pour que l'intention de pardonner ne reste pas bloquée par les ressentiments et la mauvaise conscience, l'auteur propose un chemin réaliste qui tient compte de notre psychologie. Pardonner ce n'est pas oublier, excuser l'autre, faire une démonstration de sa supériorité morale ou renoncer à ses droits. Le pardon exige plutôt de faire un retour sur soi afin de se pardonner d'abord à soi-même. Un guide pratique sur l'art de pardonner, dénonçant d'abord les faux pardons puis traçant une démarche de pardon en douze étapes, chacune comportant des exercices pratiques. Il indique un vrai chemin humain et spirituel pour un pardon authentique.
Jacques Ellul a composé un commentaire sur l'épître de Jacques d'abord parce qu'il n'en existait pas. Ensuite parce qu'il voulait montrer qu'à travers les sujets abordés (le service, la souffrance, l'épreuve de la foi, la tentation de la richesse...) il n'est pas question de morale, mais de liberté, et ainsi, toute l'approche du texte en est changée. Pour lui, cette épître (sans doute le texte d'un lettré) a une cohérence, une harmonie interne dont il souligne les lignes de force : le Dieu d'Israël est le Dieu qui libère ; le salut universel ; le caractère révolutionnaire de la Parole entendue à travers la Bible. Aucune philosophie, aucun religieux ne tient devant la Parole ; la Vérité n'est ni une catégorie philosophique, ni une somme de connaissances, ni une théorie scientifique unifiée et élégante. La Vérité est un homme. Jacques Ellul dans ce texte lumineux, totalement inédit, transmis par ses enfants, nous questionne : où es-tu, quelle place prends-tu dans le monde ...
Lorsque à la fin des années 1920, André Malraux fit irruption sur la scène littéraire, il imposa d'emblée un ton, un style, un personnage. En lui, l'action et la littérature, la politique et la morale semblaient se réconcilier. Doué du génie de la séduction et de l'autopromotion, l'auteur des Conquérants puis de La Condition humaine voulait marquer ce monde de " cicatrices ". Restent aujourd'hui ses livres, que l'on peut apprécier en oubliant l'homme, mais on se prive alors de leur personnage principal. " Ma vie ne m'intéresse pas ", disait-il. De fait, seule sa vie l'intéressait. Il la conçut comme une ?uvre, et peut-être a-t-elle été son meilleur roman. S'appuyant sur des témoignages et des documents souvent inédits, des archives publiques et privées inexploitées, Olivier Todd démêle réalités vécues et imaginées, dévoilant un homme qui n'a passionnément agi que pour écrire, un écrivain qui doutait de lui-même, un personnage sans méchanceté ni mesquinerie, dont les métamorphoses et la mythomanie ont nourri une légende.
Le roi Salomon suppliait l'Eternel de lui accorder un coeur intelligent. Au sortir d'un siècle ravagé par les méfaits conjoints de la bureaucratie, c'est-à-dire d'une intelligence purement fonctionnelle, et de l'idéologie, c'est-à-dire d'une senti-mentalité binaire indifférente à la singularité des destins individuels, à quelle instance adresser cette prière? Ce livre répond: à la littérature. Me fiant à mon émotion, j'ai choisi neuf titres:"La Plaisanterie"de Milan Kundera,"Tout passe"de Vassili Grossman,"Histoire d'un Allemand"de Sebastian Haffner,"Le Premier Homme"d'Albert Camus,"La Tache"de Philip Roth,"Lord Jim"de Joseph Conrad,"Les Carnets du sous-sol"de Fédor Dostoïevski,"Washington Square"de Henry James et"Le Festin de Babette"de Karen Blixen. Et je me suis efforcé de mettre dans mes lectures tout le sérieux, toute l'attention que requiert le déchiffrement des énigmes du monde". Alain Finkielkraut.
Faerber Johan ; Rauline Laurence ; Oddo Nancy ; Co
Le récit de l'histoire de la littérature française, du Moyen Age à nos jours : Une vision d'ensemble claire et cohérente de l'histoire de la littérature française à travers les auteurs majeurs et les oeuvres fondatrices. Au fil des doubles pages, la présentation vivante de chaque oeuvre, de sa genèse et de sa réception, et des encadrés mettant en lumière le contexte culturel. Un voyage à travers les époques et les genres avec des frises chronologiques, des repères biographiques et des dossiers sur les grands mouvements littéraires.
Il me semble qu'on n'a pas assez dit comment l'activité d'écrire s'enracine dans le désir, parce qu'elle en est une manifestation essentielle. Parce que le désir, élan des forces de vie, parcelle de l'énergie cosmique, se concentre particulièrement dans le désir sensuel et dans l'amour, s'y donne à voir dans son aspect le plus concentré, le plus beau, cet essai ne cessera plus d'entrelacer la narration du désir qui meut l'écrivain à des réflexions sur le désir érotique dont il a parfois à écrire. Il essaiera de dire le désir de connaître que les romans manifestent, et qui nourrit la lecture. Ce qui compose l'étrange et sinueux tracé de la littérature et de notre existence."B.C. Belinda Cannone est écrivain. Elle a notamment publié Dernières promenades à Pétrapolis (Seuil, 1990), L'Ile au Nadir (Quai Voltaire, 1991), Trois nuits d'un personnage (Stock, 1994), Lent delta (Verticales, 1998)."