Le lecteur de ce livre se retrouve devant une problématique dont le fil conducteur n'est pas une théorie mais la description critique des dispositifs et des objets utilisés par la propagande: les images et les paroles, les sons et les lumières. Faut-il rappeler que la propagande se révèle en pleine expansion sous des formes plus discrètes et insidieuses? Ses empreintes sont moins identifiables qu'hier, toutefois personne n'est dupe: l'information, l'éducation, la publicité, les médias sont des moyens par lesquels "les c'urs et les esprits" subissent l'emprise presque totale des pouvoirs qui dépassent les individus et de plus en plus les Etats nationaux. L'enjeu est donc clair: il s'agit de répondre à une urgence. La quête pour la cohésion sociale et la paix entre les peuples passe par la connaissance des mécanismes de l'action et de la distorsion que la propagande exerce, comme une véritable arme létale, sur les sentiments et les émotions, les valeurs et les principes de la société démocratique et de l'humanité toute entière. Alexandre DORNA et
Nombre de pages
207
Date de parution
01/07/2006
Poids
383g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296009424
Titre
Les propagandes. Actualisations et confrontations
ISBN
2296009425
Auteur
DORNA ALEXANDRE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
383
Date de parution
20060701
Nombre de pages
207,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le populisme est une force politique de changement qui semble émerger dans tous les pays. Il se cristallise autour d'un leader contre les élites, accusées de trahir le peuple, et exprime une crise violente face au système politique en place. Il n'annonce ni la fin d'un système, ni le commencement d'un autre, mais pose une question sur les impasses d'une époque et les souffrances d'un peuple à un moment précis de son histoire.
Il y a un fort déficit d'affectivité dans la société contemporaine. Selon la Sofres, 55% des Français appellent de leurs v?ux l'émergence d'un chef charismatique. C'est une quête d'écoute, de courage et d'enthousiasme. Aujourd'hui, les hommes de pouvoir, au contraire, proposent une réponse exactement à l'opposé de l'attente populaire : un charisme négatif, une image froide et calculatrice, un plaisir triste. La démocratie est-elle menacée par le charisme ... Un charisme républicain et démocratique est-il possible ... Et si le besoin actuel d'une figure charismatique était la clef d'un besoin d'estime de soi devenu une affaire d'Etat ...
Ni fruit du hasard ni nostalgie heuristique, la psychologie politique ré-émerge par nécessité. Ce véritable paradigme perdu des sciences humaines et sociales (SHS) risque d'étonner certains lecteurs et même de gêner quelques spécialistes qui ont construit leurs domaines de compétence sur les fondations et les décombres des savoirs psychologiques anciens, à des époques où le savoir formait un tout et où la spécialisation n'avait pas l'importance qui lui est accordée aujourd'hui. Certes, il y a une raison de fond : la psychologie politique est associée depuis belle lurette aux temps de crises. Cela explique sa réapparition récente et le besoin d'explorer à nouveau les thèmes qui la caractérisent le mieux. Même si la discipline est restée en sommeil si longtemps, et malgré le vide épistémologique, les inquiétudes des hommes et les vicissitudes de la modernité réclament de rebâtir à nouveau ce lieu de dialogue et d'échanges au moment où la globalisation provoque une généralisation de la crise. La psychologie politique - rappelons-le - n'a jamais cessé d'être mêlée à l'histoire des hommes et de leurs actes. Son territoire reste ainsi une terre de mission et un continent de connaissances où les discours idéologiques et scientifiques posent des questions au rythme des enjeux de notre temps et de tous les temps.
Ce livre est le regard d'un psychologue de la politique, pour mieux apprendre les actes civiques, sans renoncer à la rigueur de la méthode analytique, en faisant de la critique un outil de diagnostic et une démarche transversale. Avec la volonté de réhabiliter et de réconcilier les liens théoriques entre le " logos " et le " pathos ", arbitrairement séparés par la pensée universitaire moderne. C'est là que la nouvelle heuristique proposée par la psychologie politique s'avère indispensable. L'auteur explicite les fondements et les enjeux de cette nouvelle discipline et passe en revue le malaise démocratique et ses implications idéologiques : social-libéralisme, populisme, néo-fascisme, communautarisme, machiavélisme, charisme, scientisme. Il esquisse une réflexion poussée sur la période actuelle de " glaciation " des élites et l'emprise des oligarchies. L'utilité de se pencher sur ces chantiers, quelque peu abandonnés, de la psychologie politique sociale, semble d'une urgence jusque-là inattendue et une œuvre utile.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...