Ecrire à ses morts. Enquête sur un usage rituel de l'écrit dans l'Egypte pharaonique
Donnat Beauquier Sylvie
MILLON
26,00 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782841372959
Dans l'Égypte pharaonique, les vivants entretenaient des relations avec les défunts de leur communauté domestique, notamment à l'occasion de fêtes et de célébrations rituelles spécifiques. Dans ce cadre, le mode de communication privilégié avec l'ancêtre était celui de la parole, du discours oral. L'écriture était toutefois aussi occasionnellement utilisée comme médium de communication. C'est ce qu'atteste en particulier le corpus des "lettres aux morts" - requêtes formulées sous format épistolaire et tracées en écriture cursive ("hiératique") sur divers supports (vaisselle en terre cuite et papyrus essentiellement) -, attesté de la fin du Ille millénaire au Ier millénaire avant notre ère. A travers l'étude de ce dossier, révélateur des mécanismes relationnels reliant les survivants à leurs morts. cet ouvrage propose une enquête sur un usage de l'écrit dans la procédure rituelle de l'Egypte ancienne. L'importance de l'écrit dans le domaine religieux pharaonique est bien connu. niais c'est sur l'écriture monumentale hiéroglyphique, dont la "fonction de sacralisation" a particulièrement été bien mise en évidence par Pascal Vernus, que l'essentiel de la réflexion a jusqu'ici porté. Ce livre cherche donc à engager une réflexion sur l'utilisation rituelle d'une technique d'écriture d'abord réservée à une pratique quotidienne (le l'écrit (documents administratifs, lettres. archivage...), et aborde la question de l'efficacité de la parole écrite par rapport à la parole énoncée en contexte rituel, ainsi que la question de l'efficacité du texte tracé en écriture cursive par rapport au texte hiéroglyphique en contexte votif.
Nombre de pages
288
Date de parution
22/05/2014
Poids
362g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841372959
Titre
Ecrire à ses morts. Enquête sur un usage rituel de l'écrit dans l'Egypte pharaonique
Auteur
Donnat Beauquier Sylvie
Editeur
MILLON
Largeur
135
Poids
362
Date de parution
20140522
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Certains déplorent l'imprécision du terme " pratiques culturelles " , d'autres, à l'inverse, préfèrent jouer des contours incertains de l'objet qu'ils étudient pour mieux affirmer le caractère arbitraire ou incertain d'un tel partage. Cet ouvrage, qui réunit les travaux les plus récents menés à l'initiative du DEP (Département des études prospectives) autour du thème des pratiques et des consommations culturelles, s'inscrit clairement dans cette seconde perspective. Les sujets abordés portent aussi bien sur les différentes formes de participation à la vie culturelle que sur les usages de la radio ou de la télévision, avec des approches diversifiées, depuis l'exploitation secondaire de trois enquêtes nationales (Pratiques culturelles, Emploi du temps et Budget des familles), jusqu'à l'investigation de type ethnologique. Au fil de la lecture, on mesure la complexité des facteurs qui influencent les choix en matière de goûts ou d'usages du temps libre et aussi la diversité des modes d'appropriation des oeuvres et des produits culturels. Autant d'éléments d'étonnement, parfois, mais aussi d'éléments de réflexion ouvrant de nouvelles pistes de recherche pour une meilleure compréhension de nos rapports à l'art et à la culture.
Donnat Francis ; Siritzky David ; Bardeleben Eléon
La Cour de Justice de l?Union européenne a joué un rôle moteur dans l?intégration européenne. Gardienne de la répartition des compétences entre les États membres et l?Union, ainsi qu?entre les différentes institutions européennes, la Cour a développé une jurisprudence audacieuse, apportant une contribution décisive à la consécration des droits fondamentaux et à l?émergence d?une citoyenneté européenne. Elle a clarifié l?articulation entre le droit de l?Union et le droit national, grâce au dialogue instauré entre le juge national et la Cour de justice par le renvoi préjudiciel et à techniques d?interprétation originales.Après avoir rappelé la composition et les compétences de la Cour de justice, du Tribunal de l?Union européenne et du Tribunal de la fonction publique, cet ouvrage analyse les principaux apports de la jurisprudence de la Cour dans l?édification d?une Union de droit. Il présente également les règles procédurales gouvernant le contentieux européen et le système complet de voies de recours mis en place par les traités.Cette synthèse, qui intègre les derniers développements jurisprudentiels issus du traité de Lisbonne, s?adresse aux étudiants, aux praticiens du monde judiciaire et à tout citoyen désireux d?en savoir plus sur le système juridictionnel de l?Union européenne. Rédigé par une équipe de praticiens exerçant ou ayant exercé les fonctions de référendaire au sein de la Cour et du Tribunal, l?ouvrage offre un regard inédit sur une institution fondamentale, qui reste largement méconnue du grand public.
Biographie de l'auteur Le P.Lin Donnat est moine de l'abbaye bénédictine de Fleury à St- Benoit sur Loire, après avoir été à En Calcat. Il a travaillé sur l'histoire monastique et assure des formations dans le domaine patristique.
Husserl Edmund ; Pestureau Jean-François ; Mazzù A
L'existence des " Manuscrits de Bernau " de Husserl sur la conscience intime du temps fut révélée pour la première fois publiquement par Heidegger, en 1928 dans sa préface aux célèbres Leçons sur la phénoménologie de la conscience intime du temps. Ces Manuscrits, écrits par Husserl à Bernau (Forêt Noire) en 1917/18, sur la base d'une compilation faite par Edith Stein, sont restés inédits du vivant du philosophe, bien qu'ils aient été confiés, dans les années trente, à Eugen Fink en vue de la publication. Pour plusieurs raisons, dont la complexité des textes n'est pas la moindre, Fink n'en vient pas à bout, et après la guerre, y renonça. Husserl considérait en effet ces manuscrits comme son " ouvrage principal " qui, restés dans les cartons des Archives de Louvain, sont entrés dans la légende pour le milieu des phénoménologues , puisqu'ils étaient censés contenir les clés de l'oeuvre entière. Il aura fallu le travail persévérant de Rudolf Bernet et Dieter Lohmar pour que l'ouvrage (une sélection parmi la masse des manuscrits) paraisse enfin, en 2001, dans la collection des Husserliana. Cette édition critique est celle qui est publiée ici en traduction française. L'importance considérable de ces textes tient à ce qu'ils constituent proprement l'acte de naissance de la phénoménologie génétique, et conduisent par là à réexaminer et relativiser les analyses structurales et statiques auxquelles on a trop souvent réduit la phénoménologie, en en faussant l'" esprit ", en la figeant dans une scolastique. Car les " Manuscrits de Bernau " sont avant tout un exercice aigu du sens critique, de la pensée aux prises avec des problématiques aporétiques, de l'art de pratiquer des distinctions nuancées jusqu'au plus subtil, de la rencontre de choses essentiellement mobiles, bref, de la pratique de la philosophie telle qu'elle doit se donner à entendre aujourd'hui.
Cette anthologie souhaite mettre en lumière une mémoire religieuse du corps féminin à l'époque moderne, dans les couvents et hors des couvents. Elle explore les principaux aspects de cette corporalité féminine, en expose la nature, la plasticité et les enjeux par le prisme d'un genre majeur du temps, celui de la Vie sainte, en faisant (re)découvrir par ce biais une littérature hagiographique souvent méconnue car trop longtemps cantonnée aux seuls champs de l'historiographie religieuse ou de la bigoterie. Quelle exemplarité ces représentations du corps féminin servent-elles ? Quelle agentivité féminine parviennent-elles à suggérer ? Racontent-elles seulement la norme dévote ou au contraire son débordement ? Que faire, hier et aujourd'hui, de ces envahissants scénarios d'incarnation, de ces cadavres qui embaument ou guérissent, de cette exhibition constante des plaies, du sang et de la pourriture, dont les auteurs font la matière étrange d'un discours qui édifie quand il horrifie, qui fascine et dégoûte à la fois ? Quelle vertu mystique ou dévotionnelle donner à cette compilation de symptômes, à cette insatiabilité à se faire mal ou à soigner l'autre ? Pourquoi les biographes racontent-ils surtout le corps pour dire la sainteté féminine et que disent-ils ainsi du féminin, aux marges du discours canonique ? Quelle place ces récits laissent-ils à un pur excès de chair, à un fonds obscur par lequel se dit la haine du couvent, le désir du blasphème, le désir de mort, le fantasme érotique, l'aporie de la vocation religieuse, la souffrance ou la jouissance de la discipline, la frustration sexuelle, le poids du harcèlement, le désir d'émancipation ? Ces questionnements, pris comme autant de fils conducteurs, permettront de révéler la richesse anthropologique mais aussi littéraire de cet étonnant corpus ancien.
Au Ve siècle avant notre ère, l'avènement des mages en Grèce ne se fait pas sans bruit. Présentés d'abord comme conseillers de rois, sacrificateurs et interprètes des songes, dans cet ailleurs qu'est l'empire perse, ils se retrouvent rapidement au c'ur de la cité athénienne, où ils sont accusés de charlatanerie et de tromperie. Avec eux, apparaît une notion nouvelle, qui a connu une fortune durable dans la culture occidentale : la magie. Rares sont les voix qui ont invité à questionner les évidences de ses origines. Peut-on continuer à postuler une contiguïté, sinon une coïncidence, entre la notion grecque de magie telle qu'elle apparaît à la fin du Ve siècle et la conception moderne de la magie, qui en fait une catégorie universelle, un type de mentalité ou de pensée ? Comment les Grecs ont-ils conçu cette notion nouvelle ? Quelle significations lui ont-ils attribués ? Dans une perspective d'histoire culturelle, ce livre analyse le contexte qui a favorisé l'émergence de la magie, au c'ur des débats qui animaient les cités grecques. Il montre également comment elle a été conçue dans le creuset culturel grec et explore les représentations mobilisées à cet effet. A travers cette étude, ce sont plusieurs facettes de la culture grecque qui se révèlent, des dieux qui " médusent " à l'écriture qui enchaîne, de la puissance poétique à la figure de Socrate.