Congo, en ce moment même. Johnny, seize ans, vêtu de son treillis et de son tee-shirt incrusté de bris de verre, armé jusqu'aux dents, habité par le chien méchant qu'il veut devenir, vole, viole, pille et abat tout ce qui croise sa route. Laokolé, seize"ans, poussant sa mère aux jambes fracturées dans une brouetté branlante, tâchant de s'inventer l'avenir radieux que sa scolarité brillante lui promettait, s'efforce de fuir sa ville livrée aux milices d'enfants soldats. Sous les fenêtres des ambassades, des ONG, du Haut Commissariat pour les réfugiés, et sous les yeux des télévisions occidentales, des adolescents abreuvés d'imageries hollywoodiennes et d'information travestie jouent à la guerre: les milices combattent des ennemis baptisés « Tchétchènes », les chefs de guerre, très à cheval sur leurs codes d'honneur, se font appeler « Rambo » ou « Giap » et s'entretuent pour un poste de radio, une corbeille de fruits ou une parole de travers. Dans ce roman, qui met en scène des adolescents à l'enfance abrégée, Dongala montre avec force comment, dans une Afrique ravagée par des guerres absurdes, un peuple tente malgré tout de survivre et de sauvegarder sa part d'humanité. "
Nombre de pages
456
Date de parution
22/03/2007
Poids
357g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782268062174
Titre
Johnny Chien Méchant
Auteur
Dongala Emmanuel
Editeur
MOTIFS
Largeur
110
Poids
357
Date de parution
20070322
Nombre de pages
456,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Mankunku dont le nom signifie "Celui qui détruit" est aussi bon guerrier qu'il est forgeron. A l'arrivée du colon blanc, Mankunku est esclave sur les terribles chantiers ferroviaires du Congo, chair à canon pour les guerres que se livrent les colons. Et pourtant Mankunku poursuit sa quête du feu des origines.
N'en déplaise à l'ingrate postérité, la célèbre Sonate à Kreutzer n'a pas été composée pour le violoniste Rodolphe Kreutzer, mais pour un jeune musicien tombé dans l'oubli. Comment celui-ci est devenu l'ami auquel Beethoven a dédié l'un de ses morceaux les plus virtuoses, voilà l'histoire qui est ici racontée. Au début de l'année 1789 débarquent à Paris le violoniste prodige George Bridgetower, neuf ans, et son père, un Noir de la Barbade qui se fait passer pour un prince d'Abyssinie. Arrivant d'Autriche, où George a suivi l'enseignement de Haydn, ils sont venus chercher l'or et la gloire que devrait leur assurer le talent du garçon... De Paris à Londres, puis Vienne, ce récit d'apprentissage confronte aux bouleversements politiques et sociaux - notamment la mise en cause de l'esclavage aux colonies et l'évolution de la condition des Noirs en Europe - les transformations majeures que vit le monde des idées, des arts et des sciences, pour éclairer les paradoxes et les accomplissements du Siècle des lumières.
Dans le Congo contemporain, un jeune de seize ans armé et violent laisse libre cours à la bête sauvage qui l'habite. Emmanuel Dongala met en scène une Afrique ravagée par les guerres, des enfants privés d'innocence et un peuple qui tente de survivre et de résister à la déchéance d'humanité. Enfin la réédition de ce livre épuisé, porté à l'écran en 2008 par Jean-Stéphane Sauvaire sous le titre "Johnny Mad Dog".
Durant la première moitié du XXe siècle, une véritable saga au coeur de la colonisation sur les traces d'un héros en révolte, Mandala Mankunku.Notes Biographiques : Né en 1941 d'un père congolais et d'une mère centrafricaine, Emmanuel Dongala a quitté le Congo au moment de la guerre civile de 1997. Il a longtemps enseigné la chimie et la littérature à Bard College at Simon's Rock et vit actuellement entre la France et les Etats-Unis. Son ?uvre est traduite dans une douzaine de langues et son roman Johnny chien méchant (Le Serpent à plumes, 2002) a été adapté au cinéma par Jean-Stéphane Sauvaire sous le titre Johnny Mad Dog.
Le Gluau ou le grand art littéraire d'engluer, de prendre. Ici le piège auquel sera pris le lecteur est celui d'une réalité dense au point de paralyser les hommes. Une trame policière feint de guider le roman : un cheval est dérobé, qu'une bande de malfrats engagent sous un faux nom dans une célèbre course. Un quidam est choisi pour assumer le rôle du faux-nouveau propriétaire. Il errera dans un lent cauchemar d'une poignée de jours jusqu'au drame ultime. Un peu à la façon de Malcom Lowry dans Au-dessous du volcan, John Hawkes, autre géant des Lettres américaines, plonge ses héros dans une confusion telle qu'elle devient le symbole du réel. Une écriture exigeante et poétique pour un livre flou, qui ne quitte pas facilement la mémoire.
Bienvenue au Togo, en Albanie, à Chicago, où que ce soit, mais bienvenue en dictatures, en colonies ou en ghettos. Ici la ville appartient aux soudards, aux gaz lacrymogènes et aux machettes. En contrepoint de cette vie méprisée et battue, il y a le jazz, porteur d'espoir autant que d'identité. Les nouvelles de Kangni Alem, au style vif et protéiforme, prennent toules biais pour porter un message fort de résistance et de combat
La luxure... Se vautrer dans le stupre... Jouir ! Telle fut la ligne vitale de cette inconnue aujourd'hui âgée qui confie ses mémoires charnelles à un magnétophone. D'une totale impudeur, exaltant le sexe dans tous ses plaisirs, elle raconte ses amants et maîtresses avec gourmandise et dans une langue plus que crue. De cet exercice de style - écrire sur la luxure -, le romancier brésilien João Ubaldo Ribeiro fait un livre admirablement dévergondé, empli de drôlerie et de joie, un livre bienheureux comme ces deux bouddhas propitiatoires qui ouvrent le récit.