Esclaves et maîtres dans le monde romain. Expressions épigraphiques de leurs relations, Textes en fr
Dondin-Payre Monique ; Tran Nicolas
ECOLE ROME
36,00 €
Épuisé
EAN :9782728312412
La principale distinction relative au droit des personnes est que tous les hommes sont soit libres soit esclaves (Institutes, I, 9). Gaius souligne ainsi la place fondamentale de l'esclavage dans la Rome impériale. La barrière de la liberté était si structurante et le recours au travail servile pratiqué à une telle échelle, que la société romaine mérite assurément le qualificatif d'esclavagiste. Certes, la condition servile était inférieure, mais la concevoir en terme de barrière ou de strate horizontale, séparant les esclaves et les libres, se révèle insuffisant. Dans une population servile à la hiérarchie très marquée, la condition personnelle des esclaves dépendait beaucoup des relations verticales, qui unissaient chacun d'entre eux à leur maître. Tel est le sujet de ce livre collectif. L'examen prioritaire de la documentation épigraphique vise à en restituer la complexité. Il fait place à des serviteurs, à des domesticités et à des maîtres d'une grande diversité, dans différentes régions de l'Empire. Les grandes étapes de la vie des hommes et des femmes réduits en esclavage (l'enfance, la mort, en passant parfois par l'affranchissement) sont prises en compte. C'est aussi dans ses multiples dimensions, du droit aux affects, que la relation entre esclaves et maîtres se trouve mise en lumière.
Nombre de pages
565
Date de parution
19/10/2017
Poids
682g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782728312412
Titre
Esclaves et maîtres dans le monde romain. Expressions épigraphiques de leurs relations, Textes en fr
Auteur
Dondin-Payre Monique ; Tran Nicolas
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
160
Poids
682
Date de parution
20171019
Nombre de pages
565,00 €
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Ferdière Alain ; Desbat Armand ; Dondin-Payre Moni
Il s'agit d'un texte de 91 pages (env. 338 000 caractères et espaces), accompagné de 114 figures légendées, présentant un état des connaissances sur cette province des Gaules, la plus centrale et caractéristique des Tres Galliae. Elle s?étend du Finistère au Lyonnais et son originalité réside, notamment, dans l'ampleur de sa façade maritime et ce qui en découle aux plans économique et stratégique. La province est étudiée depuis sa genèse au Ier siècle av J-C et ses prémisses gauloises (Celtique de César) jusqu'à la chute de l'Empire romain et au royaume de Syagrius à la fin du Ve s., tant du point de vue historique qu'archéologique. L?étude prend en compte l'état le plus à jour de cette documentation, notamment à partir des fouilles préventives et mises au point historiques les plus récentes, étayées par une riche bibliographie. Le parti est en effet de privilégier les données archéologiques, dans un cadre historique maîtrisé. Sont ainsi successivement examinées, dans les 5 parties (30 chapitres), la création de la province puis sa vie, d'abord pour le Haut-Empire puis pour l'Antiquité Tardive, du point de vue de sa population, de la présence militaire, de l'urbanisme (chefs-lieux et agglomérations secondaires), de l'habitat rural et de l'agriculture, du commerce et de la production, de la monnaie et du système fiscal, de la religion et du domaine funéraire.L'organisation en cité de la province et ses différentes réformes sont traitées, aboutissant notamment à une cartographie originale et inédite. Les mutations et originalités du Bas-Empire font, particulièrement, l'objet d'un examen attentif, telles que, par exemple, la christianisation. Ainsi se dessine le tableau d'une province romaine typique pour la « Gaule intérieure », où le bilan du niveau d'acculturation gallo-romaine (« romanisation ») est mitigé et très différent d'une région à l'autre, d'un rang social à l'autre, et entre villes et campagnes.Les illustrations, particulièrement abondantes, ont été sélectionnées afin d'enrichir très largement le propos par des documents clairs, représentatifs et parfois spectaculaires, en tout cas récents et très souvent originaux et inédits, notamment pour les nombreuses photographies couleurs.
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.
L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.