Devenir psychanalyste? Proposition pour une fraternité discrète
Brémond Bernard ; Frau-Frérot Dolorès ; Lafont Jea
CREPUSCULES
20,00 €
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EAN :9782494868304
La pratique de la psychanalyse ne laisse d'autre choix au psychanalyste que d'interroger sans cesse les modalités de son investissement des cures qu'il conduit, c'est à dire son rapport inconscient aux transferts, à ses patients et à leur réalité psychique. Et cette interrogation, qui porte sur son désir, il ne saurait la soutenir seul : elle est au coeur de toute formation du psychanalyste. Il s'agira ici de ce qui est exigible de qui se propose comme praticien de la psychanalyse freudienne: une modalité de présence pour laquelle le désir prime sur le narcissisme. Être en mesure de soutenir cette position subjective est le résultat attendu des dispositifs de formation « permanente » du psychanalyste: son analyse personnelle d'abord, puis les cures contrôlées, les supervisions et groupes cliniques... L'enjeu de cette formation est de maintenir vivant et ouvert le rapport à l'éthique freudienne de celles et ceux qui peuvent en avoir terminé, provisoirement ou définitivement, avec leur expérience du divan, sans en avoir fini avec... leur analyse, puisqu'ils ont choisi d'en relancer de façon renouvelée les ouvertures inconscientes dans leur pratique quotidienne et les transferts dont ils acceptent d'être le lieu d'adresse. C'est un parcours sans fin. Et parce que c'est un parcours sans fin, la méthode freudienne va nécessairement porter l'interrogation également sur son début. D'où vient, à certaines et à certains, ce désir d'analyste qui les habite comme une passion et leur fait choisir ce métier...
Nombre de pages
148
Date de parution
23/06/2026
Poids
210g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782494868304
ISBN
2494868300
Auteur
Brémond Bernard ; Frau-Frérot Dolorès ; Lafont Jea
Editeur
CREPUSCULES
Largeur
135
Date de parution
20260623
Nombre de pages
148,00 €
Disponibilité
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Ce livre reprend un signifiant de Jacques Lacan pour en faire un dispositif dans l'esprit du Cartel et de la Passe. Ce dont il s'agit avec le Trait du Cas, c'est du désir d'analyste en acte pour en éclairer les zones d'ombre et le garder vivace dans la conduite des cures. Claude Dumézil en témoigne dans un entretien conduit par Pierre Leroy et Radjou Soundaramourty. Le recul du temps met en relief la fécondité de l'intuition "théorigène" du départ (1983) comme ouverture sur une clinique du psychanalyste. Bernard Brémond développe le concept de fiction, l'un des fondamentaux opératoires du dispositif. Est ensuite présentée l'hypothèse d'un trait de structure spécifique aux sources du désir d'analyste. Le livre propose aux analystes un dispositif pour ne pas cesser d'explorer les formations de leur inconscient à l'ouvre dans leur pratique, quels qu'aient été l'ancienneté ou les standards de leur formation.
On ne doit pas espérer trouver dans ces textes courts une virtuosité que la vie silencieuse et solitaire interdit même de concevoir. Les Racines de silence qui s'expriment ici, sont en effet celles des arbres dont la nature encore sauvage les a préservés jusque-là de la convoitise du monde. Racines humaines devenues aussi rares que le diamant des sources d'air pur. Si ces beaux arbres vitupèrent l'Homme qui les abat, ce n'est jamais que pour tenter de poursuivre une existence nécessaire dont la modestie va jusqu'à lui donner la vie - sous l'éclat velouté d'un oeil d'écureuil, tandis que le ciel du soir bleute à peine d'un nuage de lait le rose du jour déjà vieux...
Un homme se reconnaît enfin tel qu'il ne se pensait pas être. Qui découvre sa vraie vie comme un noyé. Un homme qui, en une journée, apprend donc à mettre un terme à cette méprise. La même que celle que font les sociétés, sans toutefois parvenir à y mettre le terme qui permettrait aux hommes de vivre leur vie.
Membre de l'Académie française, l'abbé Henri Bremond (1865-1933) a laissé plusieurs ouvrages de grande qualité dans lesquels il s'intéresse spécialement à l'activité spirituelle de l'âme humaine, et en particulier une monumentale Histoire littéraire du sentiment religieux en France. Dans ce même champ de recherche, il a aussi compris les poètes, et provoqué en 1926 un débat mémorable autour de son discours de réception à l'Académie intitulé : La Poésie pure. L'idée principale, qu'il développa ensuite dans Prière et Poésie, est que sans en être obligatoirement conscients le poète et le mystique puisent leur source d'inspiration dans une partie non rationnelle de l'âme, celle que Claudel a appelé l'Anima, par opposition à l'Animus, l'activité intellectuelle qui nous sert à abstraire et à analyser. Malgré son titre ce livre n'est donc pas un recueil qui contiendrait des prières sous forme de poèmes : c'est une série d'essais destinés à nous faire toucher du doigt l'origine de la poésie, contact transcendant et éphémère de l'âme avec le Réel, qui ne s'explique que par la réalité de Dieu lui-même. Cette édition ThéoTeX reproduit intégralement celle de 1926.
Cet essai fait autre chose avec la psychose que l'attendre en embuscade et la névrotiser de force. Autre chose avec la Chose-psy que la combattre pour la réduire, l'accommoder par un discours, lui passer la camisole. La pratique implique un détour : tout réinterroger et changer de référentiel. Peut-être aussi changer de mots. Comment se manient dans la rencontre ces images résiduelles, ces inquiétantes étrangetés, morceaux de réel effractants, ces repérages élémentaires qui surgissent et s'actualisent en désordre ? Comment manoeuvrer dans le transfert psychotique ? Comment la Chose-psy, dans sa radicalité, viendrait-elle à faire transfert, et tendre pour une écriture à venir ? En livrant ici les concepts opératoires de sa pratique, Daniel Bartoli témoigne de son engagement auprès des patients, et de la tâche quotidienne de construire avec eux un récit.Il s'oppose violemment à la ségrégation des " malades mentaux ". Cyrille Deloro
Il faut trois notes pour que l'on parle d'harmonie musicale, trois tons primaires pour atteindre l'harmonie colorée, et le triangle oedipien pour humaniser un sujet psychique. Cette insistance du trois n'a rien à voir avec le hasard, ou alors Dieu joue trop bien aux dés ! Si Freud dépasse la " Clé des songes " pour nous donner l'interprétation des rêves, il nous invite à tenter un regard éloigné sur les théories de la peinture pour démontrer pourquoi la couleur agit, et comment la loi de Chevreul s'enracine dans notre socle psychique. Bref " il y a bien une raison pour que l'on trouve beau ce qu'on trouve beau. " Vincent Van Gogh
Safouan Moustapha ; Frérot Sylvain ; Frau-Frérot D
Comme l'inconscient se signifie à demi-mot, il faut aussi répondre au sujet à demi- mot ", voilà qui n'est pas sans résonances avec cette phrase de Montaigne " la parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute ". Ces entretiens avec Moustapha Safouan se sont déroulés sur plusieurs années et s'inscrivent dans un parcours où sont abordées l'histoire de la psychanalyse, la question de sa transmission et celle du désir d'analyste, l'évolution des structures familiales et l'idéologie individualiste, l'actualité du malaise dans la civilisation et la clinique contemporaine. A la question qui a fait relance pour lui " que devient le père à la fin d'une analyse ? ", Moustapha Safouan en vient à cette autre concernant notre époque : le père serait-il devenu un objet partiel ? " L'avenir de la psychanalyse ne tient qu'à sa capacité à contribuer à l'intelligence de notre époque et aux métamorphoses de l'éros, autrement qu?en poussant des cris d'alarme. Encore faut-il qu'elle s'en donne les moyens. " C'est dans cet esprit que ce questionnement s'est ouvert.
Brille-Babil est une nouvelle revue dont la couverture efficacement dessinée par Jean-Charles Blais rappelle l'état de notre société et aussitôt l'état du mur. Brille-Babil se destine à montrer les états de la langue et du langage et de mettre l'accent sur des états de vertige ? comme lorsque Georges Bataille dans un des premiers numéros de Critique analyse l'oeuvre de Hemingway en l'identifiant à Hegel : Georges Bataille affirme qu'il y a des vertiges dans l'écriture de Hemingway comme il y a des vertiges dans la pensée de Hegel. Il reste encore à fixer des vertiges. Brille-Babil en offre le lieu. Brille-Babil paraît aux éditions des crépuscules deux fois l'an.