Étrange pays que cet État chiite qui n'a jamais rompu avec son passé préislamique et qui, malgré son particularisme, a toujours exercé un rayonnement culturel bien au-delà de ses frontières. Curieux destin que celui de ce vieil empire aujourd'hui entouré de jeunes États, objet, pendant le XIXe siècle et le début du XXe, de rivalités entre puissances russe et britannique, et qui est aussi la première nation du Moyen-Orient à s'être dotée d'une Constitution moderne à la suite d'une révolution dès 1906.Précurseur dans la nationalisation de ses ressources pétro-lières, l'Iran est également le premier pays à avoir connu une révolution islamique qui a provoqué un séisme politique à tra-vers le monde musulman et au-delà. Aujourd'hui, les Iraniens et les Iraniennes cherchent la voie pour sortir d'un régime despo-tique et misogyne qui refuse d'entendre leurs revendications. L'histoire contemporaine de l'Iran, laboratoire politique et nation à part, du point de vue identitaire et historique, vaut d'être connue. Le présent ouvrage a pour ambition d'initier le lecteur à cette histoire foisonnante de l'Iran des deux derniers siècles (1796-2023).Table des matières : IntroductionI. Le siècle des QadjarLes premiers QadjarLe demi-siècle de Nasser-ed-Din ShahLe déclin des QadjarLe style de gouvernement des QadjarII. L'entrée dans le XXe siècleLa révolution constitutionnelleL'Iran et la Grande GuerreLe traité anglo-persan de 1919III. Reza Shah et la fondation de l'Iran moderneLe coup d'État de 1921Instauration de la dynastie PahlaviLa modernisation autoritaireIV. Le règne de Mohammad-Reza ShahDe la Seconde Guerre mondiale à la chute du Dr MossadeghConsolidation du pouvoir et montée en puissance de Mohammad-Reza ShahDe la puissance à la chute : la décennie 1970V. La création de la République islamique et les années KhomeyniL'instauration de la République islamiqueLa prise d'otages de l'ambassade américaineLa guerre Iran-IrakGuerre et consolidation du régimeVI. L'après-KhomeyniDu pragmatisme au réformismeLe retour des conservateursDe la crise de l'été 2009 aux présidences RohaniLa présidence Raïssi : le retour forcé aux fondamentaux de la République islamiqueEncadré : Les trois mots qui ont ébranlé la République islamique : " Femme, vie, liberté " (Zan, zendegi, azadi)ConclusionRepères chronologiquesRepères bibliographiques.
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Nombre de pages
128
Date de parution
07/03/2024
Poids
186g
Largeur
122mm
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EAN
9782348083143
Titre
Histoire de l'Iran contemporain. 3e édition
Auteur
Djalili Mohammad-Reza ; Kellner Thierry
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
122
Poids
186
Date de parution
20240307
Nombre de pages
128,00 €
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La République islamique est-elle réformable ? C'est ce que beaucoup voulurent croire, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, quand Mohammad Khatami, religieux modéré, fut élu à la présidence de la République islamique d'Iran en mai 1997. Quatre ans plus tard, alors que le premier mandat du président réformateur s'achève, la déception est à la mesure des espoirs. Khatami lui-même reconnaît son échec, qu'il attribue au non-respect des règles constitutionnelles par ses adversaires. C'est à contrec?ur qu'il a décidé de se présenter à sa propre succession, préférant " servir le pays dans une autre position que celle de Président ". C'est aussi probablement faute de mieux qu'il a été réélu, en juin 2001, pour un second mandat. Comment expliquer cet échec ? Les obstacles que le projet réformiste a rencontrés sont-ils d'ordre institutionnel ? Ne faudrait-il pas plutôt en chercher les causes dans les divisions profondes et les rivalités qui existent entre les factions cléricales qui se partagent le pouvoir ? La personnalité de Khatami n'est-elle pas à l'origine des déboires de sa politique ? Tous ces facteurs ont sans doute contribué, d'une manière ou d'une autre, à la non-réalisation des changements tant souhaités par une grande majorité des Iraniens. Mais, au-delà de l'Iran, la question principale que cette expérience soulève, à savoir la possibilité ou non d'édifier une " démocratie islamique ", intéresse l'ensemble des Etats musulmans ainsi que la plupart de leurs partenaires étrangers.
Qui sont les Perses ? Pourquoi l'Iran est-il devenu chiite ? Quelles sont les causes de la révolution islamique ? L'Iran et Israël sont-ils des ennemis irréconciliables ? Qui est Hassan Rohani ? L'Iran souhaite-t-il normaliser ses relations avec les Etats-Unis ? Iran-Arabie Saoudite : une nouvelle guerre froide ? Des splendeurs de Persépolis au raffinement d'Ispahan, l'Iran fascine depuis trois mille ans par sa tradition ancestrale et son patrimoine culturel. Mais, depuis la révolution islamique, le régime inquiète, mêlant étroitement le politique et le religieux sans répondre aux aspirations de la société civile en matière de développement économique et de libertés. En 100 questions didactiques, Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner donnent les clés pour comprendre ce pays incontournable de l'échiquier géopolitique moyen-oriental.
Depuis la Révolution islamique de 1979, l'Iran est toujours présenté comme étant à la croisée des chemins. Peu de recherches sur l'Iran contemporain privilégient le temps long pour comprendre ses paradoxes et ses contradictions internes et externes. Ce recueil d'articles propose de nouvelles perspectives sur la trajectoire historique originale de l'Iran qui n'a jamais été colonisé directement par l'Occident. Cette singularité historique explique sans doute les perceptions contradictoires sur ce pays en Occident. Cette diversité des points de vue sur l'Iran se retrouve également au sein de sa diaspora qui est, elle aussi, l'héritière de cette histoire politique mouvementée depuis 1905. De la fixation ancienne des frontières au nucléaire aujourd'hui, ce numéro propose un tour d'horizon des problématiques iraniennes souvent en lien avec les dimensions régionales. Une attention particulière est accordée à la question syrienne qui continuera d'interroger, au cours des prochaines années, les chercheurs sur la nature du régime de la République islamique et ses ambitions révolutionnaires. Les dimensions internationales sont aussi évoquées avec une focalisation sur les relations avec Washington, Moscou, Paris et Pékin.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?
Une fois qu'ils ne sont plus là, pourquoi devrait-on apprendre à vivre sans nos morts ? D'ailleurs, au fond, ne sont-ils vraiment plus là, une fois qu'ils sont morts ? Ce livre ne parle ni d'au-delà, ni de fantômes, mais simplement de la place symbolique que nous laissons aux morts dans notre vie, pour notre plus grand bonheur : les emmener avec nous en balade, leur poser des questions, leur rendre un petit service, ... Avec humour et fraîcheur, Vinciane Despret a écouté le récit de celles et ceux qui laissent les morts exister à leurs côtés. Ce livre en est le résultat et il fait un bien considérable.