La République islamique est-elle réformable ? C'est ce que beaucoup voulurent croire, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, quand Mohammad Khatami, religieux modéré, fut élu à la présidence de la République islamique d'Iran en mai 1997. Quatre ans plus tard, alors que le premier mandat du président réformateur s'achève, la déception est à la mesure des espoirs. Khatami lui-même reconnaît son échec, qu'il attribue au non-respect des règles constitutionnelles par ses adversaires. C'est à contrec?ur qu'il a décidé de se présenter à sa propre succession, préférant " servir le pays dans une autre position que celle de Président ". C'est aussi probablement faute de mieux qu'il a été réélu, en juin 2001, pour un second mandat. Comment expliquer cet échec ? Les obstacles que le projet réformiste a rencontrés sont-ils d'ordre institutionnel ? Ne faudrait-il pas plutôt en chercher les causes dans les divisions profondes et les rivalités qui existent entre les factions cléricales qui se partagent le pouvoir ? La personnalité de Khatami n'est-elle pas à l'origine des déboires de sa politique ? Tous ces facteurs ont sans doute contribué, d'une manière ou d'une autre, à la non-réalisation des changements tant souhaités par une grande majorité des Iraniens. Mais, au-delà de l'Iran, la question principale que cette expérience soulève, à savoir la possibilité ou non d'édifier une " démocratie islamique ", intéresse l'ensemble des Etats musulmans ainsi que la plupart de leurs partenaires étrangers.
Nombre de pages
125
Date de parution
03/10/2001
Poids
152g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782724608595
Titre
Iran : l'illusion réformiste
Auteur
Djalili Mohammad-Reza
Editeur
SCIENCES PO
Largeur
115
Poids
152
Date de parution
20011003
Nombre de pages
125,00 €
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Qui sont les Perses ? Pourquoi l'Iran est-il devenu chiite ? Quelles sont les causes de la révolution islamique ? L'Iran et Israël sont-ils des ennemis irréconciliables ? Qui est Hassan Rohani ? L'Iran souhaite-t-il normaliser ses relations avec les Etats-Unis ? Iran-Arabie Saoudite : une nouvelle guerre froide ? Des splendeurs de Persépolis au raffinement d'Ispahan, l'Iran fascine depuis trois mille ans par sa tradition ancestrale et son patrimoine culturel. Mais, depuis la révolution islamique, le régime inquiète, mêlant étroitement le politique et le religieux sans répondre aux aspirations de la société civile en matière de développement économique et de libertés. En 100 questions didactiques, Mohammad-Reza Djalili et Thierry Kellner donnent les clés pour comprendre ce pays incontournable de l'échiquier géopolitique moyen-oriental.
Depuis la Révolution islamique de 1979, l'Iran est toujours présenté comme étant à la croisée des chemins. Peu de recherches sur l'Iran contemporain privilégient le temps long pour comprendre ses paradoxes et ses contradictions internes et externes. Ce recueil d'articles propose de nouvelles perspectives sur la trajectoire historique originale de l'Iran qui n'a jamais été colonisé directement par l'Occident. Cette singularité historique explique sans doute les perceptions contradictoires sur ce pays en Occident. Cette diversité des points de vue sur l'Iran se retrouve également au sein de sa diaspora qui est, elle aussi, l'héritière de cette histoire politique mouvementée depuis 1905. De la fixation ancienne des frontières au nucléaire aujourd'hui, ce numéro propose un tour d'horizon des problématiques iraniennes souvent en lien avec les dimensions régionales. Une attention particulière est accordée à la question syrienne qui continuera d'interroger, au cours des prochaines années, les chercheurs sur la nature du régime de la République islamique et ses ambitions révolutionnaires. Les dimensions internationales sont aussi évoquées avec une focalisation sur les relations avec Washington, Moscou, Paris et Pékin.
Mohammad-Reza Djalili est docteur en science politique et diplomatique de l'Université Libre de Bruxelles. Il a enseigné à la Faculté de droit et des sciences politiques de l'Université de Téhéran et à l'Université Paris II. Il est professeur émérite de l'Institut Universitaire des hautes études internationales et du développement (IHEID) de Genève. Thierry Kellner est docteur en relations internationales à l'Institut Universitaire de hautes études internationales de Genève. Il enseigne au département de sciences politiques de l'Université Libre de Bruxelles et est l'auteur de nombreuses études. Auteurs de nombreux ouvrages, ils ont signé en commun l'Histoire de l'Iran contemporain (la Découverte) et L'Iran et la Turquie face au printemps Arabe (GRIP).
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Laruelle Marlène ; Pranchère Jean-Yves ; Miranda A
Néoréaction, régression démocratique, illibéralisme, autoritarisme, populisme, néofascisme, cyberlibertarianisme, antimodernisme : cet écheveau de concepts rendant compte de certaines des évolutions profondes de nos sociétés et de nos systèmes politiques contemporains a de quoi désorienter. Régulièrement, pourtant, l'actualité invite à les utiliser pour désigner des discours, des pratiques institutionnelles, des projets politiques ou des idéologies, qu'il s'agisse, de façon neutre, de les décrire ou, de façon plus engagée, de s'en inquiéter et de les dénoncer. C'est là tout l'intérêt intellectuel et l'utilité civique de ce volume : clarifier ces concepts tout en mettant en lumière les liens entre deux ensembles de phénomènes qui méritent d'être appréhendés de concert. Ainsi s'impose aujourd'hui la nécessité de scruter en détail les fondements intellectuels des tendances autoritaires, afin de mieux en comprendre les manifestations politiques et institutionnelles.
Atlas, dans la mythologie, représente un géant capable de tenir la Terre sur ses épaules sans en être écrasé. Mais quand Gérard Mercator publie en 1538 ce qu'il décide d'appeler un Atlas, le rapport des forces s'est complètement inversé : un "Atlas" est un ensemble de planches, imprimées sur du papier, quelque chose que l'on feuillette et que le cartographe tient dans sa main ; ce n'est plus la Terre que l'on a sur le dos et qui nous écrase, mais la Terre que l'on domine, que l'on possède et que l'on maîtrise totalement. Près de cinq siècles après, voilà que la situation s'inverse à nouveau : paraît un "Atlas" qui permet aux lecteurs de comprendre pourquoi il est tout à fait vain de prétendre dominer, maîtriser, posséder la Terre, et que le seul résultat de cette idée folle, c'est de risquer de se trouver écrasé par Celle que personne ne peut porter sur ses épaules". Bruno Latour Changement climatique, érosion de la biodiversité, évolution démographique, urbanisation, pollution atmosphérique, détérioration des sols, catastrophes naturelles, accidents industriels, crises sanitaires, mobilisations sociales, sommets internationaux, transition climatique... Voici le premier atlas réunissant l'ensemble des données sur les transformations écologiques de notre temps.