Un abécédaire du blairisme. Pour une critique du néo-libéralisme guerrier
Dixon Keith
CROQUANT
11,00 €
Epuisé
EAN :9782914968140
De la droite libérale aux socialistes, le personnel politique européen se prépare à saluer la victoire des néo-travaillistes aux élections législatives britanniques du printemps 2005: comment comprendre ce paradoxe apparent? Le New Labour d'Anthony Blair, au pouvoir depuis 1997, a ouvert la voie du ralliement des socialistes au dogme néolibéral : " la troisième voie ". Sous couleur de modernisation, de refus des dogmes, de dépassement des clivages traditionnels, il a beaucoup contribué à faire de la droite et de la gauche de gouvernement des concurrents de plus en plus indiscernables. Qu'il s'agisse de la précarisation de l'emploi, des droits syndicaux, des services publics, de la démocratie, le bilan de la politique mise en ouvre par les néo-travaillistes pendant leurs deux mandats est sans équivoque. Sans compter le versant guerrier du néo-libéralisme anglo-saxon qu'illustrent les cinq interventions militaires en huit ans et le soutien indéfectible du néo-travaillisme à la politique impériale de George W. Bush. Pour comprendre le soutien enthousiaste du Premier ministre britannique au traité constitutionnel européen, il suffit de savoir que la " nouvelle " Grande-Bretagne est souvent proposée comme modèle pour l'Europe de demain... Cet Abécédaire du Blairisme propose une analyse des origines intellectuelles et politiques et un bilan des réalisations du nouvel impérialisme libéral anglo-saxon. Mais il indique la résurrection d'une " gauche de gauche "...
Nombre de pages
189
Date de parution
11/05/2005
Poids
165g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782914968140
Titre
Un abécédaire du blairisme. Pour une critique du néo-libéralisme guerrier
ISBN
2914968140
Auteur
Dixon Keith
Editeur
CROQUANT
Largeur
110
Poids
165
Date de parution
20050511
Nombre de pages
189,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Il y a une cinquantaine d'années, Charles de Gaulle a choisi l'image du cheval de Troie pour décrire le rôle que joueraient les Britanniques au sein du Marché commun européen, au cas où ils y adhéreraient, en tant que fidèles défenseurs des intérêts américains. Aujourd'hui, au vu du comportement du gouvernement de Blair pendant la deuxième guerre du Golfe, on est plutôt tenté d'évoquer le travail de la mule - porteuse docile et inépuisable-que celui, plus subtil, du cheval en bois qui a trompé la vigilance des Troyens. Ce livre propose d'analyser la stratégie internationale déployée par le pouvoir blairiste depuis la victoire des néo-travaillistes aux élections législatives au RoyaumeUni, en 1997. Partant d'une analyse qui postule que le néo-travaillisme développe une politique néo-libérale " de deuxième génération " visant à consolider les acquis de la révolution thatchérienne, tout en infléchissant certains aspects de la politique des prédecesseurs conservateurs, l'accent est mis, dans ce livre, sur les tentatives du gouvernement britannique et de la direction du New Labour d'exporter le modèle anglo-américain sur le reste du continent européen. Il s'agit donc non seulement de tracer l'évolution de la politique étrangère du gouvernement néo-travailliste - le resserrement des liens avec les Etats-Unis et la recherche d'alliés fiables au sein de l'Union européenne - mais aussi de mettre en évidence l'ensemble des liens, politiques et intellectuels, que l'équipe de Blair a pu forger avec les dirigeants américains, ainsi qu'au sein de l'Europe, et en particulier en France.
Sous la férule de Margaret Thatcher, le Royaume-Uni est devenu dans les années 1980 le pays du "libéralisme réel". Cette "révolution" ne doit rien à la fatalité: elle fut largement préparée par un travail intellectuel de subversion de l'ordre keynésien. Durant des années, des institutions privées de recherche se sont employées à vulgariser les idées néo-libérales. Inspirés par leurs équivalents américains, ces think-tanks britanniques ont ainsi contribué à forger un nouveau sens commun économique construit autour de la privatisation, de la déréglementation et de la précarisation du travail. Les gouvernements "travaillistes" de Blair et de Brown en sont restés largement prisonniers.
Ce livre retrace le processus de "modernisation" du parti travailliste, entamé dès le milieu des années quatre-vingts sous la direction de Neil Kinnock, mais qui rentre dans une phase nouvelle à partir de l'accession d'Anthony Blair au poste de premier dirigeant du parti en 1994. On passe ainsi d'une acceptation passive et défensive des conséquences de la révolution thatchérienne, sous Kinnock, à l'éloge enthousiaste de la nouvelle Grande-Bretagne flexibilisée et dérégulée sous Blair. Si le livre fait une assez large place à l'analyse critique des idées qui ont inspiré la "modernisation" néo-travailliste et de l'apport de penseurs tels qu'Anthony Giddens ou John Gray, il ne néglige pas pour autant l'examen des pratiques et des politiques gouvernementales depuis la victoire des néo-travaillistes en mai 1997. L'auteur souligne l'acceptation par l'équipe de Blair de l'ensemble des paramètres néo-libéraux de gestion de l'économie britannique hérités de la période thatchérienne, conduisant à une véritable rupture avec toute la tradition social-démocrate britannique. Dans le domaine de la politique sociale, on voit une transformation tout aussi radicale de la perspective travailliste, avec l'adoption d'une analyse de l'Etat social largement empruntée à la pensée néo-conservatrice américaine. Le blairisme est replacé dans un contexte plus large et analysé comme le point le plus avancé de l'offensive néo-libérale au sein même de la gauche européenne.
L'intérêt porté ici conjointement à l'automobile et au supermarché a pour ambition de réfléchir à l'évolution de nos modes de consommation depuis cinquante ans. La particularité de l'objet automobile est d'entretenir tous les fantasmes, le premier d'entre eux étant de pouvoir circuler librement. Si l'automobile recouvre un certain nombre de fonctionnalités, il n'en demeure pas moins qu'elle implique aussi certaines contraintes. Associer l'automobile à la consommation est devenu un acte d'une évidence déconcertante, le consommateur moderne ne pense plus son rapport à l'achat de produits courants, dont l'alimentation, qu'au travers d'un déplacement en véhicule à quatre roues (automobile ou chariot libre-service en grande surface d'ailleurs)
Le présent ouvrage est l´??histoire de la fédération dudans les différentes étapes de son existence, traitant essentiellement de la part prise par ce parti dans les combats ayant jalonné sa vie intense contre la colonisation capitaliste, le sous-développement, la spéculation et la pression immobilière sur le littoral notamment par le tourisme, la stigmatisation de la culture et la langue basque, la répression des deux côtés de la frontière, la violence institutionnelle en politique, etc. Ce sont quelques dizaines de militants acharnés qui ont persévéré pour l´??autodétermination de ce territoire dans une voie étroite consistant à mettre en tension autonomie et autogestion, nationalisme et socialisme, sans concession démagogique ou électoraliste refusant à la fois un nationalisme apolitique et une lutte de classes sans racine nationale. L´??ouvrage est bâti à partir d´??entretiens et de documents personnels, d´??archives nationales et locales, ainsi que de celles des héritiers du PSU,
Les informations pléthoriques et dérégulées découragent toute controverse et dévalorisent les notions mêmes de vérité et de connaissance objective de notre monde commun. Cette connaissance reste d'autant plus indispensable que nous nous trouvons à l'échelle planétaire face à de multiples dangers politiques, sanitaires et environnementaux, notamment une évolution climatique aussi complexe qu'imprévisible. Or, du lobbying généralisé qui fabrique du mensonge à dessein pour semer le doute à la "foutaise" qui prétend n'importe quoi (Trump ne ment pas, il se fout de la vérité), l'ère de la post-vérité revêt de multiples facettes détaillées dans cet ouvrage. Né d'une table ronde organisée par l'association Sciences Citoyennes, ce livre dépasse un cadre disciplinaire strict et bénéficie d'une pluralité de points de vue. Il dépasse le stade des constats pour éclairer le phénomène de la prétendue "post-vérité" dans un domaine où l'idée de vérité partagée est essentielle : celui des sciences. explore plusieurs pistes pour démocratiser la connaissance scientifique et la pensée critique à l'heure où la précarisation de l'information redouble la précarité économique de bon nombre de citoyens qui exigent à juste titre de n'être plus des intermittents de la vie politique.
Les lois de 2008 sur la réforme de la représentativité syndicale et de 2015 sur le dialogue social ont instauré de nouvelles obligations de négociation en entreprise ponant sur la "conciliation" de l'activité syndicale et professionnelle. Comment expliquer cette soudaine attention des pouvoirs publics à la "discrimination syndicale"? Assiste-t-on à une rupture historique dans les relations professionnelles à la française ? Fondée sur six monographies de grandes entreprises aux pratiques sociales contrastées, cet ouvrage montre comment la négociation d'accords de droit syndical et de " gestion des parcours syndicaux " est aussi une réponse a la croissance des contentieux. menés notamment par la CGT depuis les années 1990, qui ont contribué à une prise de conscience de leurs droits par les syndicalistes. Si ces accords d'entreprise protègent désormais mieux les mandatés les plus investis dans le jeu du dialogue social, qui signent des accords, ils ne modifient pas radicalement les pratiques managériales de terrain qui continuent à stigmatiser les syndicalistes de proximité. surtout quand ils s'opposent aux restructurations ou dénoncent la dégradation des conditions de travail par des pratiques protestataires.