Dire le vrai. Une histoire de la dispute religieuse au début du XVIe siècle - Ancienne Confédération
Flückiger Fabrice ; Christin Olivier
ALPHIL
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EAN :9782889301454
Au début du XVIe siècle, l'irruption de la Réforme dans l'Ancienne Confédération helvétique plonge dans le trouble les contemporains qui s'en remettaient jusque-là aux enseignements de l'Eglise romaine pour assurer le salut de leur âme. Comment déterminer, face à la remise en question des certitudes, qui détient la Vérité? Et que faire pour ne pas risquer la damnation éternelle, crainte largement partagée en ce temps d'intense religiosité? Pour répondre à ces questions, plusieurs cantons suisses ont recours à la dispute, combinaison inédite entre discussion savante et procès public. Pensé par Ulrich Zwingli, ce type de conférence apparaît aux gouvernements favorables à la Réforme comme le moyen adéquat pour trancher la question religieuse. Zurich et Berne, mais aussi Genève ou les Grisons, convoquent ainsi le clergé à des assemblées au sein desquelles les propositions réformées sont confrontées aux Saintes Ecritures. Mais plus que des lieux de débats, les disputes se présentent comme le dernier endroit où, grâce à la réunion des hommes de bonne volonté prêts à se laisser guider par la Parole divine, la Vérité triomphera, permettant à la communauté de retrouver la paix et l'unité. Débat savant, acte politique, assemblée chrétienne, la dispute religieuse s'avère un observatoire unique pour comprendre comment les idées réformées ont pu s'imposer et ce que la Réforme a changé dans le gouvernement des cités, la production du savoir et la définition de la vérité religieuse. Préface d'Olivier Christin
Nombre de pages
512
Date de parution
09/02/2018
Poids
850g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782889301454
Auteur
Flückiger Fabrice ; Christin Olivier
Editeur
ALPHIL
Largeur
161
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20180209
Nombre de pages
512,00 €
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Christin Olivier ; Flückiger Fabrice ; Ghermani Na
Grandes découvertes et évangélisation des Amériques, possibilités de reproduction à l'infini des images et des récits offertes par l'imprimerie, circulation sans précédent des objets, des produits et des personnes. Aux XVIe-XVIIe siècles, de nouvelles conditions historiques font que les images de la Vierge Marie, soudainement, se multiplient, se diversifient, s'exportent partout dans le monde, ou presque. Cette mondialisation de Marie, qui s'observe dans la littérature spirituelle et dans l'iconographie, porte quelques auteurs audacieux, souvent liés aux ordres religieux qui participaient au premier chef à ces échanges de biens symboliques, à entreprendre le recensement et le classement des images dans de vastes ouvrages encyclopédiques, dont l'Atlas Marianus du jésuite Wilhelm Gumppenberg est l'exemple le plus abouti. Ces ouvrages, les topographies sacrées, sont aussi l'occasion pour certains auteurs de se prononcer sur l'équilibre du monde, l'organisation de l'univers et la réalité des miracles avec l'ambition de contrecarrer les périls du temps : les attaques protestantes contre le culte de Marie et des saints, les positions des philosophes de la nature et des savants qui doutaient de l'action de forces surnaturelles invisibles mais irrésistibles, et les progrès de l'astronomie qui tendaient à vider les Cieux de toute présence surnaturelle et à laisser l'homme seul face à l'univers. Parler de Marie, c'était parler du monde comme il devait aller, un monde où Dieu ne se cachait pas. C'est ce moment clé de l'aventure de la science jésuite et de cette ultime tentative pour mettre tous les savoirs anciens et modernes au service de la foi que cet ouvrage entend retracer, en croisant histoire de l'art et histoire des sciences, anthropologie historique et histoire religieuse.
L'annonce de la réintroduction au lycée d'enseignements informatiques et numériques rend crucial de mieux comprendre les défis de sa mise en place. Or, la construction de nouveaux enseignements n'est pas chose aisée. Outre les questions organisationnelles et de moyens, se posent les questions de ce qui doit être enseigné, dans quelles visées, selon quelles organisations curriculaires, mais aussi de comment les enseignements seront perçus socialement et feront sens pour les élèves. Cet ouvrage propose de tirer le bilan des recherches renaissant depuis quelques années en didactique de l'informatique. Il propose une base épistémologique aux réflexions sur l'enseignement autour du numérique et trace des perspectives de recherches à l'intersection de plusieurs disciplines scientifiques (didactique, psychologie, sociologie, information-communication...). Il défend l'idée que la didactique, longtemps minorée dans l'étude du numérique à l'école, offre une base conceptuelle complémentaire aux approches plus courantes, pour penser les activités variées relevant de l'informatique à l'école, les modalités de travail et d'apprentissage par les élèves ou les dimensions actionnelles de l'activité enseignante.
Fluckiger Yves ; Silber Jacques ; Zarin-Nejadan Mi
L'ECONOMIE en 401 questions et 1600 réponses est un manuel indispensable à toutes les personnes qui désirent évaluer de manière agréable et efficace leurs connaissances dans ce domaine. Il couvre une large partie du champ de la théorie micro- et macro-économique et constitue donc un complément idéal à tout ouvrage d'initiation à l'économie. Ouvrage précieux pour les étudiants qui doivent se préparer à leurs examens de premier cycle, il n'en est pas moins un guide utile pour les enseignants qui souhaitent introduire les questions à choix multiples comme méthode d'évaluation. Après le succès connu par la première édition du livre L'ECONOMIE en 400 questions en 1600 réponses, aujourd'hui épuisé, les auteurs proposent dans ce recueil plus de 400 nouvelles questions choisies parmi les meilleures qu'ils ont soumises à leurs étudiant(e) s au cours des sept dernières années.
Suffit-il de réunir autour d'une même table les plus grands scientifiques et les plus brillants philosophes d'une époque pour garantir au monde une paix durable ? Dans le sillage de la création de la Société des Nations (SDN), installée à Genève a la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs personnalités proposent qu'on la complète d'un organe moins versé dans les questions politiques et économiques : une véritable "Société des Esprits" qui rassemblerait les hommes et femmes des sciences et des arts. C'est à cette fin qu'est fondée, en 1922, la Commission internationale de coopération intellectuelle (CICI), qui réunit des figures académiques de premier plan telles qu'Henri Bergson, Marie Sklodowska-Curie ou Albert Einstein, préfigurant ainsi la naissance de l'UNESCO deux décennies et un nouveau conflit mondial plus tard. S'appuyant sur une analyse minutieuse et innovante des riches archives de la Commission, cet ouvrage retrace l'évolution de cette dynamique tout au long de l'entredeux- guerres. Il révèle qu'au-delà de ses acteurs les plus célèbres, une multitude de "petites mains" de la coopération intellectuelle s'emploient, au quotidien, à tisser un dense réseau de relations scientifiques et culturelles qui s'institutionnalisent progressivement.
Dans son dossier "Histoire" , Didactica Historica 12/2026 explore l'histoire de l'interaction humain-animal en tant que rapport physique et culturel qui ne cesse de se recomposer au fil du temps et qui concerne tous les domaines de l'expérience humaine : de la spiritualité à la science, des arts à la philosophie, de l'économie aux pratiques sociales et politiques. Le dossier est conçu dans un souci de décentrement, rendant possible une autre version de l'histoire qui fait la part belle au point de vue animal et qui nous apprend peut-être davantage sur nous-mêmes que sur les animaux. Cet effort de décentrement peut nous soutenir dans nos manières de penser la place de l'humain face à l'émergence de l'intelligence artificielle.
Cet ouvrage prolonge l'exposition multisite "Des étoiles aux atomes... L'Observatoire cantonal de Neuchâtel" , consacrée à une institution majeure de l'histoire scientifique et horlogère neuchâteloise, dont le rôle a longtemps été relégué à l'arrière-plan. Fondé par l'Etat afin de soutenir le développement horloger par l'astronomie, l'Observatoire fut un lieu central où s'est construite, sur la longue durée, une culture de la précision. En écho aux expositions présentées au Musée d'horlogerie du Locle, au Musée international d'horlogerie de La Chaux-de-Fonds, au Musée d'art et d'histoire de Neuchâtel, ainsi que sur le site historique de l'Observatoire sur la colline du Mail, cet ouvrage réunit des contributions de spécialistes issus de différents champs disciplinaires. Jouant sur les changements d'échelle, du local à l'international, il explore les multiples activités développées au sein de l'institution : mesure du temps, astronomie, géodésie, sismologie, chronométrie. Richement illustré, il s'adresse à un large public curieux de comprendre comment se sont élaborées les pratiques et les normes de la précision.