Le facteur ethnique joue un rôle important dans le fonctionnement des sociétés africaines. Parmi les autres grandes catégories de différenciation sociale - caste, religion, classe - lethnicité semble la plus opérante. L'auteur s'est attaché à analyser finement ce qui constitue l'identification ethnique au Sénégal - le nom, la langue utilisée, la croyance, les alliances familiales, etc. L'impact des grandes religions importées, le statut des castes ainsi que les divisions politiques entraînées par le fait colonial et sa suite, n'ont pas réussi à ébranler durablement l'unité nationale sénégalaise. Celle-ci s'est forgée historiquement et les nombreux mariages interethniques ou l'urbanisation accélérée ont fait du Sénégal " une communauté de personnes originaires d'un même territoire, obéissant aux lois d'un même Etat ". Le constat d'unité nationale replace les causes de la récente fissuration de la nation sénégalaise dans le champ du politique. Le séparatisme casamançais est ainsi étudié de manière exhaustive, de même qu'à l'opposé " la wolofisation " de la société. Le conflit Sénégal/Mauritanie est traité dans la foulée. L'argumentation reprend des enquêtes de terrain effectuées à diverses époques par des organismes publics ou privés, que l'auteur enrichit de ses entretiens-discussions avec les jeunes notamment. L'étude du cas sénégalais est mise en parallèle avec les déchirures ethniques observées récemment dans d'autres parties du monde.
Nombre de pages
206
Date de parution
03/05/2000
Poids
258g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738421180
Titre
Sénégal, les ethnies et la nation
ISBN
2738421180
Auteur
DIOUF MAKHTAR
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
258
Date de parution
20000503
Nombre de pages
206,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Cet ouvrage explique pourquoi il faut rejeter le concept de croissance pour les pays africains, ne pas se polariser sur le concept d'émergence à la mode et qui n'est qu'un moment du développement. Les indicateurs les plus appropriés du développement sont avec la valeur ajoutée manufacturée, l'indice de développement humain. Makhtar Diouf a visité l'expérience de développement des pays occidentaux et de pays asiatiques pour s'en inspirer. La quête de développement pour l'Afrique requiert de poser aussi le problème de la finalité du développement. L'Afrique gagnera à s'inspirer des expériences de développement des pays aujourd'hui industrialisés, dans ses aspects positifs mais gagnera aussi à s'éviter les effets indésirables négatifs de ce type de développement.
L'Islam est-il un frein au développement, comme certains l'ont affirmé ? L'islam ne renferme-t-il pas plutôt un potentiel de transformation porteur de développement ? L'auteur se réfère à plus de deux cents versets du Coran et plus de cinquante hadîss, tout en s'appuyant sur des enseignements de disciplines comme l'économie politique et la philosophie, de découvertes scientifiques et de faits d'actualité.
Quels rapports la réflexion sur le féminisme peut-elle bien avoir avec l'économie politique, la philosophie, la psychologie, l'anthropologie, le marxisme, la religion, la biologie, la sexologie ? S'il existe des féminismes différents, parfois conflictuels, tous sont conçus à partir d'une même source d'inspiration, Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir. Quelques développements sont consacrés au mouvement féministe en Afrique.
Ce livre décrit l'évolution depuis la naissance de la science économique avec le tronc commun constitué par "l'Economie politique classique" jusqu'à sa fracture en deux branches : le courant marxiste, et le courant néoclassique largement prédominant dans l'enseignement universitaire. L'économie du développement figure aussi en bonne place dans ses différentes et principales présentations théoriques.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...