Les régions à l'épreuve de la régionalisation au Sénégal. Etat des lieux et perspectives
Diop Djibril
L'HARMATTAN
39,00 €
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EAN :9782296997349
C'est à partir du modèle historique combinant découpages précoloniaux et découpages initiés par le colonisateur que le territoire du Sénégal a été construit. A l'indépendance en 1960, les nouvelles autorités voulaient organiser le développement du pays sur la base de zones homogènes. La planification régionale devait permettre de mettre en avant les spécificités et caractéristiques de l'ensemble du pays de façon logique. Ainsi, le maillage territorial hérité de la période coloniale allait connaître quelques bouleversements. C'est ainsi que, pour mieux répondre à l'exigence d'un développement endogène en s'appuyant sur les potentialités locales, il est apparu nécessaire de créer entre les administrations centrales et les collectivités locales de base, des structures intermédiaires, les régions, destinées à servir de cadre de programmation du développement économique, social et culturel et où puisse s'établir la coordination des actions de l'Etat et celles des communautés locales. Or ce système de coordination et d'information est caractérisé, depuis sa création, par l'encombrement, l'absence de concertation entre ses différentes composantes et par la léthargie de ces dernières. Cette situation entraîne des redondances dans les missions, alors que la plupart des mécanismes mis en place se caractérisent par leur dysfonctionnement. Ainsi, si le Sénégal est incontestablement un pays "déconcentré", est-il pour autant décentralisé ? On peut également se demander si le découpage du pays en régions est viable et efficace pour son développement.
Nombre de pages
346
Date de parution
23/11/2012
Poids
530g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296997349
Titre
Les régions à l'épreuve de la régionalisation au Sénégal. Etat des lieux et perspectives
Auteur
Diop Djibril
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
530
Date de parution
20121123
Nombre de pages
346,00 €
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A Dakar, la ville a été secouée dans toutes ses formes, prenant tantôt l'allure d'un vaste champ de ruines à reconstruire, tantôt celle d'une ville moderne. Le problème du logement semble insoluble. Or la croissance urbaine fulgurante de la ville rend cruciale la gestion du foncier urbain. Dès lors, comment la demande d'accès au foncier sera-t-elle gérée dans le cadre d'un développement urbain équilibré ? Quelle politique foncière pour un aménagement viable de la métropole sénégalaise ...
A partir du modèle historique, le territoire sénégalais a fait l'objet de plusieurs bouleversements à tel point qu'on pourrait même s'interroger sur la durabilité des différents découpages territoriaux actuels. La réforme de la régionalisation intervenue en 1996 est venue renforcer cette dynamique, dotant le Sénégal d'une architecture décentralisée. Elle fait une répartition des différentes missions d'une part, entre l'État et les collectivités locales et d'autre part, entre ces dernières, dans la perspective d'une meilleure harmonisation du développement. Les mutations institutionnelles et socio-politiques attendues sont comprises comme un élargissement de la démocratie participative pour stimuler la responsabilisation des acteurs à la base. Dans ce processus on cherche aussi à rapprocher l'Etat du citoyen en permettant l'émergence d'un cadre institutionnel légitime et efficace pour lutter contre la pauvreté. Or, sur le plan géographique et sociologique, les limites des circonscriptions territoriales restent floues pour des acteurs acquis à des logiques et des modes d'intervention souvent contradictoires. On est aussi frappé par le décalage entre la rhétorique d'une certaine élite politico-administrative et les réalités pratiques du terrain, alors que la carte administrative du pays laisse peser des doutes, sur la finalité des entités retenues, le rôle et l'objectif de développement socio-économique centré sur les collectivités locales. La complexité de la structure sociologique locale ainsi que le désengagement de l'Etat, l'insuffisance de moyens humains et financiers, la multiplication des acteurs très souvent sans coordination, sont autant de défis et d'enjeux pour le développement local. A la lumière d'investigations fouillées, cet ouvrage relate l'histoire administrative du Sénégal depuis l'époque des empires en passant par la période coloniale, dans une analyse chronologique à travers un style simple. Animé d'un souci constant entre rigueur scientifique et contextualisation des pratiques sur le terrain, l'auteur éclaire d'une vision nouvelle ce processus qui, du reste, est encore très mal compris par ceux-là mêmes qui sont chargés de l'appliquer sur le terrain.
Depuis quelques années, l'accès à l'eau est une des questions les plus importantes. Si le Sénégal a assez tôt compris cette urgence, les populations se sont organisées elles-mêmes bien avant, en se regroupant pour faire face à leur quotidien. C'est ainsi que depuis les années 1970, les Associations Villageoises de Développement se présentent comme de véritables acteurs de développement local et ce, jusqu'à concurrencer l'Etat dans la réalisation d'infrastructures collectives.
Enfant, je ne sais où, hier, Quand père souffrait de soumission, transféré outre-mer ; Quand mère souffrait de procréer pour l'injustice ; Quand frère, athlète impuissant sous les fouets salés, Ramait vers son sinistre destin ; Quand soeur hoquetait de haine sous les lâches assauts du solitaire". Djibril Diop grandit au Sénégal, entre les dunes des Niayes et les ruelles de Guédiawaye, bercé par les récits des anciens, les chants des femmes, et les cris des enfants. A travers ses poèmes, il célèbre les figures oubliées, les terres meurtries, les amours fragiles, et les espoirs tenaces. Né au coeur du Sénégal, Djibril Diop, enseignant de vocation et humaniste engagé, consacre son temps à la transmission du savoir et à la défense de l'environnement. L'Arène des silences est son premier recueil publié.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...