Les Etats-nations face à l'intégration régionale en Afrique de l'Ouest. Le cas du Sénégal
Diop Amadou ; Niang Diene Aminata
KARTHALA
26,00 €
Epuisé
EAN :9782845869165
Trois cents ans de colonisation ont formaté le Sénégal dans un axe Dakar-Paris, alors que la capitale sénégalaise devait également jouer un rôle fédérateur en tant que capitale d'Afrique occidentale française. En réalité le rôle administratif dévolu à Dakar ne s'est pas accompagné d'une mission politique et économique dans la perspective de l'intégration régionale. C'est sans doute cela qui a précipité, en partie, l'implosion de l'AOF au moment des Indépendances. Pays côtier à la croisée des grands axes de communication entre l'Afrique, l'Europe et l'Amérique, le cas du Sénégal est illustratif de la volonté de s'intégrer dans un ensemble régional. En effet, le Sénégal est confronté à un problème d'aménagement de son territoire, marqué par la concentration de 80 % de sa population dans le tiers Ouest du pays. En 1997, cette partie avait accueilli 89 % du volume d'investissement et 81,4 % des emplois modernes. Ce basculement des activités économiques vers les côtes a eu pour conséquence une désaffection des régions intérieures avec les autres pays de la sous-région. Membre actif de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le Sénégal se doit d'harmoniser sa vision avec celle de la sous-région. Une mise en cohérence des orientations nationales avec la politique communautaire favoriserait un partenariat fécond. C'est en cela que les conclusions du séminaire sur les Etats-Nations face à l'intégration en Afrique de l'Ouest tenu à Dakar constituent un bréviaire et une feuille de route pour l'intégration définitive du Sénégal dans l'ensemble sous-régional. C'est l'objet de cet ouvrage dont l'essentiel des conclusions peut se résumer ainsi : l'intégration régionale est une nécessité vitale pour de petits Etats comme le Sénégal car, quelle que soit la politique de développement, la croissance se heurtera inévitablement à l'étroitesse du marché national. Il s'avère donc nécessaire de favoriser un schéma d'aménagement en tenant compte de l'histoire, de la géographie et de la culture et de facteurs dynamisants comme l'Union africaine et le NEPAD. . . M. Amadou Diop est professeur au département de géographie à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et coordonnateur principal du GERAD. Il est membre du laboratoire GESTER à l'université de Paul Valéry (Montpellier III) et est impliqué dans plusieurs équipes de recherche sur l'intégration régionale et le développement territorial. Mme Aminata Niang Diene est professeur au département de géographie à l'université Cheikh Anta Diop de Dakar et coordonnatrice adjointe du GERAD. Très active dans le milieu de la recherche, ses principaux travaux portent sur territoires et santé, le développement local.
Nombre de pages
252
Date de parution
26/09/2007
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782845869165
Auteur
Diop Amadou ; Niang Diene Aminata
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20070926
Nombre de pages
252,00 €
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Epuisé
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L'enchâssement des politiques publiques nationales d'éducation dans le nouvel ordre imposé par les instances supranationales a-t-il conduit à l'érosion de la marge d'autonomie des Etats dans les réformes éducatives en Afrique ? En répondant d'une manière affirmative à cette question, cet ouvrage veut montrer, en prenant l'exemple du Sénégal, comment l'ingénierie réformatrice néolibérale a imposé une homogénéisation des politiques d'éducation et de nouvelles logiques de gouvernement de l'école à la quasi-totalité des pays africains. La dynamique "des ajustements mutuels" marque le triomphe de la fabrique exogène des réformes éducatives en Afrique. La thèse centrale de cet ouvrage est que ces réformes suscitent des stratégies de résistance qui se manifestent par des manifestations et des grèves ou encore par des choix de modèles de socialisation alternatifs au paradigme scolaire.
Diop Amadou ; Agossou Noukpo ; Nyassogbo Gabriel K
Pendant longtemps l'aménagement du territoire a été dilué à travers les actions et/ou programmes sectoriels des ministères et entités de planification du développement économique. La synergie nécessaire à la mise en cohérence des politiques nationales y faisait défaut. Après plusieurs échecs et tâtonnements, la plupart des Etats se sont doté des outils de planification du développement territorial. Ce mouvement faisait suite aux actions menées plusieurs décennies plus tôt en France, en réaction notamment à l'extrême déséquilibre spatial du développement entre Paris et le reste du territoire français. Dans un souci de gestion rationnelle, des outils performants sont disponibles de nos jours. Au niveau du continent, une vision stratégique de l'aménagement du territoire contribuera à la réduction de la pression démographique sur les régions urbaines et les régions rurales fortement peuplées; il aidera à une meilleure planification des mouvements spatiaux de population et à une meilleure canalisation des flux migratoires, ainsi qu'à une gestion plus rationnelle des terres. Compte tenu de la diversité des milieux étudiés ainsi que des méthodes et outils d'analyse, cet ouvrage atteste bien des difficultés que rencontrent les Etats africains à trouver des solutions durables aux problèmes de contrôle, de gestion et de maîtrise de l'espace de développement en vue d'offrir de meilleures conditions de vie à leurs populations.
Le géographe Jean-Marie Miossec fait partie de ces universitaires conscients de l'importance de leur mission. Sa double compétence d'enseignant-chercheur l'a conforté dans le plaisir d'enseigner et de se déplacer sur le terrain à travers le monde. Des concepts aux pratiques d'aménagement du territoire, des littoraux au tourisme, de la géopolitique aux témoignages directs, le lecteur découvrira dans ce livre-hommage toutes les facettes de la géographie telle que pratiquée par ce chercheur d'exception. Grâce à leurs contributions venues des quatre coins du monde, collègues géographes et historiens, amis praticiens et anciens doctorants éclairent ici des pratiques, des thèmes et des territoires chers au professeur Miossec. Ils soulignent aussi les apports scientifiques de ce géographe éclairé et ouvert au monde et aux autres. Après une carrière universitaire d'une grande richesse, qui l'amena jusqu'à la présidence de l'université Paul-Valéry de Montpellier, le professeur émérite Miossec poursuit actuellement son oeuvre avec la rédaction de plusieurs ouvrages, en géographie ou géohistoire, tout en poursuivant l'encadrement de doctorants.
Le Tome Cinquième des Mémoires du Docteur Birago Diop, le dernier ne cesse-t-il de répéter, se place sous le signe de la continuité. Au fur et à mesure que Birago évoque une partie de sa vie qui se rapproche de l'actualité, il devient un chroniqueur. Les événements se multiplient, les lignes directrices s'estompent, les thèmes majeurs ne s'imposent plus. Tout semble également important, tant l'auteur dans cette évocation de ses amis, parents et mente préférés... s'en donne à coeur joie. Il n'écrit certes pas pour séduire. Il se fait plaisir et fait plaisir à ses amis. Tant mieux si le public, le grand public, y trouve son compte. Comme dans les volumes précédents, on reste confondu devant la précision des détails. Birago a une bonne mémoire et il aime en user. Il confère moins d'épaisseur aux faits dans ce volume, peut-être parce qu'il considère qu'il doit être le dernier recueil de sa Mémoires, qu'il veut y dire tout le reste. C'est là que se situe l'innovation ; il change son rapport aux événements, se situe un peu plus en dehors. Mais pour ce qui est de dire les choses, on sait qu'il y excelle. C'est d'ailleurs à ce niveau que l'on peut saisir la continuité des Contes d'Amadou Koumba aux " Mémoires ".
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.