Fraternités, emprises, esclavages. Psychanalyse et Anthropologie critique
Dimon Marie-Laure
L'HARMATTAN
28,01 €
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EAN :9782296997448
Au croisement de la psychanalyse, de l'anthropologie et de l'histoire, cet ouvrage au titre baroque est le fruit de deux Rencontres-débat organisées par le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie. L'originalité de cette recherche est d'avoir envisagé la fraternité et l'esclavage dans leurs antinomies et dans leurs conflictualités étayées sur l'emprise. La richesse et la diversité des communications ont pour horizon les liens sociaux constitués, dès l'origine, sur les éléments de fraternités, de servitudes volontaires et involontaires rassemblant et articulant les individus au social et à la culture. Les auteurs interrogent comme voie d'accès, l'emprise, condition du lien social, avec ses différentes attaches et aliénations, voire ses formes ultimes de chosification des êtres qui produisent des névroses individuelles et collectives ou, actuellement, laissent chacun à la marge, hors limites. Ce qui dévoile les mouvements psychiques de déshumanisation et d'a-humanisation. La tentation primordiale de l'humain n'est-elle pas de reproduire de l'inhumain au détriment d'une possible fraternité dans le groupe et entre les individus ...
Nombre de pages
258
Date de parution
23/11/2012
Poids
305g
Largeur
135mm
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EAN
9782296997448
Titre
Fraternités, emprises, esclavages. Psychanalyse et Anthropologie critique
Auteur
Dimon Marie-Laure
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
305
Date de parution
20121123
Nombre de pages
258,00 €
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Comment être sujet de son action, de sa parole, de son histoire quand la notion de sujet en psychanalyse fait débat ? Est-il possible d'associer psychanalyse et politique quand l'objet politique est par essence indéterminé ? La psychanalyse et la démocratie ont-elles parties liées dans le devenir d'un sujet en processus d'autonomisation assujetti à de fines articulations avec le sociopolitique ? Le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie explore les dimensions psychanalytique et politique situées au coeur même de la condition humaine, de sa pulsionnalité et de ses expériences de liberté inhérentes aux mouvements de ruptures avec le passé. Les auteurs poursuivent ici la nécessité de penser le vivre-ensemble et d'envisager la mise en perspective de la dialectique sujet et citoyen, créateurs d'histoire et d'une paradoxale compatibilité.
La transversalité de la psychanalyse témoigne avec les neurosciences et le sociopolitique de « l'intelligence du corps » mise en forme par la notion d'empathie qui porte en elle-même la limite du soi et de l'autre, du singulier et du collectif. Peut-on parler du corps, ou des corps définis, dont la diversité des approches relationnelles interroge la sensibilité ? Si la conception de l'archaïcité fait sortir d'un dualisme psyché/matière, de quelle sensibilité s'agit-il ? Les auteurs se retrouvent autour des concepts qui animent le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie (CIPA).
Sortir de la Masse ? interroge la perplexité dans laquelle nous nous trouvons face aux métamorphoses de la société néolibérale, contraignant au déracinement des traditions, vécu parfois comme réminiscence de l'arrachement au corps maternel. C'est à partir des apports pluridisciplinaires de deux rencontres-débats que le Collège International de Psychanalyse et d'Anthropologie amène un nouvel éclairage aux problèmes brûlants de notre société.
Au croisement de la psychanalyse et de l'anthropologie, les tensions entre corps et amour sont marquées par l'empreinte des civilisations et des cultures mobilisant de nouvelles formes de subjectivité. Face aux violences des mutations sociales et culturelles, l'amour reste néanmoins l'un des paradigmes contemporains. Les auteurs, psychanalystes, philosophes, sociologues et écrivains, explorent ici des courants de pensée novateurs, ce qui donne à cet ouvrage toute sa force pour approfondir les aventures des passions humaines.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...