Eidolon vient du grec ancien et signifie simulacre, fantôme, image. C'est une illusion visuelle, un double fantomatique d'une certaine réalité. Avec cette série de photographies, je souhaite interroger ce qu'est être voyant. Nous percevons chacun le monde qui nous entoure avec une vision singulière. La mienne l'est aussi, notamment du fait de troubles qui perturbent ma vision. Dans ce travail, j'ai utilisé des pellicules périmées qui ont une altération intrinsèque. Je souhaite que la pellicule soit comme mes yeux, fragile et imprévisible. Ainsi, grâce à l'appareil photo et à la chimie, je deviens voyante autrement. Suivant les conseils du voyant dans le poème de Walt Whitman, je ne cherche donc pas à rendre compte de la réalité, mais j'essaye de cueillir les vibrations fugaces et magiques provenant des teintes et des objets de l'univers. En travaillant sur le regard, je veux convoquer les émotions d'évanescence, de magie et l'aspect éphémère de nos visions. Frédérique Dimarco
Nombre de pages
96
Date de parution
20/02/2025
Poids
450g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782369801184
Titre
Eidolons. Edition bilingue français-anglais
Auteur
Dimarco Frédérique ; Samama Laure ; Brewer Angela
Editeur
ARNAUD BIZALION
Largeur
170
Poids
450
Date de parution
20250220
Nombre de pages
96,00 €
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Le sentez-vous... le tendre espace... on le pensait furtif, enfoui, endormi, mais il est là entre les images, il est en nous, moelleux, suggéré à chaque intervalle, comme une neige fraîche, même pas une mémoire, avant une sensation, plutôt une humeur, un nuage effiloché, une haleine à la menthe. Qu'importent les motifs, le noir sur blanc, ou le blanc sur noir, quelle importance, c'est juste un élan, une glissade au coeur des crépuscules, un chemin ouvert dans la chair pâle d'une poésie apaisante." Michaël Serfaty (extrait)
Le silence, « l'inaccessible » est une embarrassante absence de sens et l'on ne peut en parler sans lui donner du sens. C'est l'épreuve périlleuse de l'impossible que Georges Bataille a « incarnée » dans sa vie comme dans sa pensée. Une épreuve et un sens que les essais ici rassemblés tentent de « raconter » avec la conscience de ne pas échapper à la trahison d'une pensée rendue seulement possible par le déplacement continu du sens dans l'inquiétude insoluble qui est l'existence.
Depuis sa plus tendre enfance, Steeve Di Marco se montre sensible aux énergies qui nous entourent. Cela l'a naturellement conduit à entrer en contact avec les êtres invisibles qui peuplent la nature et qui vivent en permanence auprès de nous. Sa sensibilité lui a permis, non seulement de les voir, mais aussi de recevoir leurs messages qui nous invitent à la reconnexion avec l'univers visible et invisible où tout est sensibilité, à faire taire notre mental, à renouer avec notre monde intérieur et à exprimer pleinement nos émotions. Ces êtres veillent sur nous. Ils nous enseignent et nous guident sur le chemin de notre évolution. Cet ouvrage nous les fait découvrir tels qu'ils sont. Il nous permet d'accéder à un monde qui dépasse le simple univers du rêve pour nous faire entrer dans une réalité autre, celle d'un monde où la vie est partout présente.
Un avertissement perturbant qui s'impose à la conscience, la sensation que quelque chose est annoncé. Une prémonition. La vision récurrente d'une très jeune enfant courant dans les dédales d'un labyrinthe sombre ou en équilibre sur les anneaux de Saturne, sont un cheminement aux confins du réel, avec la nostalgie de la douleur de l'avant, mais aussi la peur de l'après qui fait revenir en arrière. Le travail de Cécile Menendez, inspiré d'événements survenus dans sa propre vie, nous ouvre les portes d'un univers, mystérieux, onirique. Le temps y est suspendu, le récit est flottant, entre prophétie et réalité.
Bourret Eric ; Cogne Olivier ; Spillemaecker Chant
En réponse à l'invitation du musée Dauphinois (Grenoble), animé par la découverte de nouveaux espaces, il a consacré les hivers 2015-2016 à arpenter, photographier les montagnes situées en Belledonne, Dévoluy, Oisans et Vercors, quatre massifs emblématiques de l'Isère et des Alpes. Nées de cette collaboration, ses images transcrivent cette nature remarquable.
Entre 1975 et 1995, alors que les Rencontres Internationales de la Photographie à Arles sont en pleine adolescence, Pierre-Jean AMAR, tout jeune homme côtoie les plus grands photographes du monde. Débats, stages, soirées au théâtre antique, réceptions, vernissages, .. le monde (alors petit) de la photographie se retrouve, discute, s'aime, invente, innove, ... Dans ces photographies nous retrouvons toute l'ambiance de ces fortes années, quand les Rencontres d'Arles s'appelaient RIP.
Dans les années 1990, si tant est que j'avais compris quelque chose à la photographie, je photographiais en sonnets. Vingt - six, et puis deux autres, ont traversé les ans : vingt et quelques ans, trente en comptant large. Une paroi de temps. Des images, des photographies peut - être, nées ultérieurement, par hasard plus ou moins dans le lieu d'écriture de chaque sonnet, voudraient leur ouvrir des portes vers le dehors de ce qu'ils sont. Retrouvé ces lignes dans mon journal, en date du 28 novembre 2014 : J'aimerais tant, j'ai peur que ne pas, j'aimerais tant qu'il y ait une continuité. Que tout cela ne soit qu'un seul geste, qu'une seule répétition, tendue d'un seul fil... Parfois j'ai l'impression que tout se réduit à une seule image perdue : bord de Semois, été 1982, grillant des tartines sur la braise, un foulard autour du cou... Ce fut l'apprentissage des arbres et des rivières, et d'une exaltation un peu mièvre qui continue de me jouer des tours. Serait- ce juste la perte de cela ? Tous ces mots et ces images pour reconnaître la perte de cela ? F. L.