La poétique de la liberté dans la réflexion éthique de Paul Ricoeur
Dieu Moleka Liambi Jean de
L'HARMATTAN
39,00 €
Epuisé
EAN :9782296019959
La réalisation libre de soi présuppose chez Ricoeur une juste articulation des notions d'autonomie et de dépendance dans les registres multiples d'une existence fragile, vulnérable et mortelle. Pour fonder en raison cette affirmation, je me suis au préalable employé à reconstruire la compréhension particulière de l'être du soi qui préside à la réflexion éthique de Ricoeur. Au cœur même de l'analyse phénoménologico-herméneutique de la conscience, le sujet humain est compris comme un être en devenir libre. La liberté est une création dont l'initiative revient à deux instances : l'altérité de la conscience et l'ipséité, créditée de la capacité de s'approprier l'initiative de l'altérité de la conscience. Seul un être capable, dans son intériorité, du libre jeu de cette double initiative, est aussi capable d'une éthique qui, au plan historique, requiert d'articuler la médiation de l'altérité d'autrui et des institutions justes avec la capacité de reprise du soi. A partir de cette thèse de Ricoeur, cette étude rend compte du remembrement qu'il opère entre l'ontologie de l'acte, l'éthique interpersonnelle et l'éthique de la légitimation du lien social. Autant l'ontologie du soi agissant et souffrant conduit à l'éthique de la vie bonne avec et pour autrui dans des institutions justes, autant une telle éthique présuppose une telle ontologie au niveau basique et l'accomplit au plan historique.
Nombre de pages
458
Date de parution
01/01/2007
Poids
720g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296019959
Titre
La poétique de la liberté dans la réflexion éthique de Paul Ricoeur
ISBN
2296019951
Auteur
Dieu Moleka Liambi Jean de
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
720
Date de parution
20070101
Nombre de pages
458,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Moleka Liambi Jean de Dieu ; Kanunk'a-Tshiabo Augu
Oui ou non, la pratique politique en RDC a-t-elle servi la cause de la liberté individuelle et publique dans un Etat de droit ? Quel écho suscite en moi la violence déchaînée sur les membres de l'opposition républicaine au premier trimestre 2007, au lendemain de l'élection présidentielle de fin 2006, à la veille du dixième anniversaire de la prise du pouvoir de Laurent-Désiré Kabila grâce à la coalition des armées étatiques du Rwanda, de l'Ouganda, du Burundi et de l'Angola, à travers l'AFDL ? Qu'est-ce qu'elle signifie dans un pays dont les stigmates des guerres de 1996 à 2002 sont très présents, dans la texture de la nation et dans la chair même de ses membres ? Quels sont les moyens politiques et humains en notre possession pour l'arrêter ? Ces interrogations traversent comme un fil rouge la réflexion proposée dans ce livre. Les notions de liberté et de pratique politique y constituent une excellente entrée en scène et un filon de bonheur, dans la mesure où, ensemble, elles sont censées justifier les institutions publiques. L'examen critique d'une pratique politique qui accepte ou non l'effectuation de la liberté dans un Etat ne permet pas seulement d'identifier la nature d'une institution politique. Il offre surtout la possibilité de déterminer les vertus publiques pour répondre pleinement à sa mission : assurer l'accomplissement des hommes, dans un Etat moderne. Tirant les leçons de la pratique politique des régimes qui se sont succédé en RDC depuis son accession à l'indépendance, le 30 juin 1960, ce livre fraie la voie à la construction d'un vécu commun apaisé et heureux, qui passera nécessairement par une valorisation croisée des Congolais, soutenue, d'une part, par un réel esprit de conciliation au vivre-ensemble, malgré les allégeances de base particulières, et, d'autre part, par une conscience vive et partagée des intérêts nationaux au sein des institutions justes.
La prison est une institution aussi décriée que méconnue. Certains la considèrent comme la solution à tous les problèmes de délinquance, d'autres comme une aberration productrice de violences. Source de débats et d'interpellations, c'est aussi un champ d'investigation pour les sciences sociales dont les productions parviennent difficilement, en ce domaine comme dans tant d'autres, à se faire entendre face aux discours médiatiques et idéologiques. Sur ces réalités pénitentiaires, cet ouvrage entend poser un certain nombre de questions : la prison peut-elle réinsérer les délinquants ? La prison va-t-elle être privatisée ? L'administration pénitentiaire est-elle une force de sécurité intérieure ? Comment est organisée l'administration pénitentiaire aux États-Unis ? Les réponses à ces questions pénitentiaires apportent un éclairage saisissant destiné à tous ceux, chercheurs et professionnels, mais aussi citoyens et observateurs, qui s'efforcent d'appréhender sans préjugés les problèmes en lien avec la prison dans la France d'aujourd'hui.
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Le champ de la sécurité a connu ces dernières années nombre de mutations tous azimuts. La diffusion de l'insécurité et son inscription sur l'agenda public ont donné lieu à des initiatives remettant en cause le monopole régalien de production de la sécurité. Cet "appel à la société" explique ainsi l'essor des pratiques de police communautaire, l'enrôlement des citoyens dans les réserves des forces armées, le développement de la vidéo-surveillance urbaine ou encore la privatisation de la sécurité. Voici quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage.