Tournée vers le maintien de l'ordre public, la gendarmerie n'est pas spontanément perçue comme un service public. Si elle contribue à la satisfaction de l'intérêt général dans ses dimensions de police administrative et de police judiciaire, elle est davantage associée à la prescription qu'à la prestation. Pourtant, la doctrine publiciste et le juge administratif considèrent depuis longtemps que les activités de police constituent un service public tourné en direction de la satisfaction des besoins du public. Il reste cependant à déterminer comment la gendarmerie appréhende concrètement ses missions. Est-elle un service public décalé par rapport aux services publics de prestation ? Ses missions et ses relations avec le public ont-elles évolué parce qu'elle ne s'inscrirait plus seulement dans une perspective d'autorité ? Alors que d'un côté, la société est en demande de sécurité et que, d'un autre, la thématique de la performance s'est durablement installée dans les politiques publiques, comment la gendarmerie pense-t-elle ses relations avec le public ? Ces questions sont au centre de cet ouvrage publié par le Centre de Recherches des Ecoles des Officiers de la Gendarmerie Nationale, en partenariat avec la Faculté de Droit et Science Politique de l'Université Côte d'Azur et la Région de gendarmerie Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec le soutien de l'Association française de droit de la sécurité et de la défense. Les réponses apportées s'appuient sur des analyses théoriques et pratiques pluridisciplinaires mobilisant le droit, la sociologie, et la science administrative.
Nombre de pages
140
Date de parution
12/01/2017
Poids
238g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782849342671
Titre
Gendarmerie, service public, service au public
Auteur
Dieu François ; Latour Xavier ; Vallar Christian
Editeur
MARE MARTIN
Largeur
160
Poids
238
Date de parution
20170112
Nombre de pages
140,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La prison est une institution aussi décriée que méconnue. Certains la considèrent comme la solution à tous les problèmes de délinquance, d'autres comme une aberration productrice de violences. Source de débats et d'interpellations, c'est aussi un champ d'investigation pour les sciences sociales dont les productions parviennent difficilement, en ce domaine comme dans tant d'autres, à se faire entendre face aux discours médiatiques et idéologiques. Sur ces réalités pénitentiaires, cet ouvrage entend poser un certain nombre de questions : la prison peut-elle réinsérer les délinquants ? La prison va-t-elle être privatisée ? L'administration pénitentiaire est-elle une force de sécurité intérieure ? Comment est organisée l'administration pénitentiaire aux États-Unis ? Les réponses à ces questions pénitentiaires apportent un éclairage saisissant destiné à tous ceux, chercheurs et professionnels, mais aussi citoyens et observateurs, qui s'efforcent d'appréhender sans préjugés les problèmes en lien avec la prison dans la France d'aujourd'hui.
Le champ de la sécurité a connu ces dernières années nombre de mutations tous azimuts. La diffusion de l'insécurité et son inscription sur l'agenda public ont donné lieu à des initiatives remettant en cause le monopole régalien de production de la sécurité. Cet "appel à la société" explique ainsi l'essor des pratiques de police communautaire, l'enrôlement des citoyens dans les réserves des forces armées, le développement de la vidéo-surveillance urbaine ou encore la privatisation de la sécurité. Voici quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage.
Cet ouvrage aborde plusieurs thématiques débattues ces dernières années par la sociologie de la police. Il entend plus particulièrement rendre hommage au professeur Jean-Louis Loubet del Bayle (1940-2025) qui a contribué, en France, à l'émergence et au développement de cette discipline. Sont notamment évoquées, à partir de situations concrètes, les relations d'évitement entre les sciences sociales et les institutions policières et la difficulté de faire exister au sein de l'université une équipe de recherche dédiée à ces questionnements, l'appréhension de la police à partir de son rapport essentiel à l'usage de la violence d'Etat, la relation entre la police et le système politique, ainsi que la contribution des institutions policières à la fonction de contrôle social.
Pourquoi l'insécurité est-elle devenue une préoccupation majeure ? Comment se fabrique le sentiment d'insécurité ? Que recouvrent les "incivilités" et les "violences urbaines" ? Comment fonctionnent les dispositifs locaux de prévention et de sécurité ? Qu'est-ce que la "prévention situationnelle" ? La vidéosurveillance est-elle efficace ? Quelles sont les caractéristiques du système policier français ? A quoi servent les polices municipales ? Quel est l'avenir de la dualité police-gendarmerie ? , Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre apporte des éléments de réponse, en proposant un certain nombre de données et d'analyses susceptibles d'apporter un éclairage à tous ceux, chercheurs et professionnels, mais aussi citoyens et observateurs, qui s'efforcent de comprendre les problèmes de délinquance et les politiques de sécurité dans la France d'aujourd'hui.
La distinction de l'imperium et de la jurisdictio est une des plus anciennes distinctions de la science juridique européenne. Entre les mains du souverain, la jurisdictio est le pouvoir de rendre la justice et l'imperium celui d'user de la force. Cette souplesse notionnelle permet à la distinction de structurer l'intégralité du droit judiciaire privé. Dans ce cadre, la jurisdictio se présente alors comme le pouvoir de réalisation formelle du Droit - le Droit est dit - alors que l'imperium vise sa réalisation matérielle - le Droit est fait -. Cette perspective fonctionnelle permet de recouvrir les différents pouvoirs des organes judiciaires, le juge, bien sûr, mais aussi l'arbitre, l'huissier de justice, le greffier, le notaire ou le commissaire-priseur judiciaire. L'intérêt de la distinction ne s'arrête pas là. A l'échelle du jugement, d'abord, la jurisdictio se présente comme la source de l'autorité de la chose jugée ou de l'authenticité alors que l'imperium est à l'origine de sa force, obligatoire ou exécutoire. A l'échelle de l'office du juge, ensuite, le succès de la procédure de référé ou les transformations des contentieux familiaux et économiques se traduisent par un renforcement de l'imperium au détriment de la jurisdictio et par le glissement de la judicature vers la magistrature. A l'échelle de l'exécution forcée, enfin, le juge de l'exécution ou la procédure d'exequatur illustrent la nécessité d'un encadrement de l'imperium par la jurisdictio. Et c'est ainsi, par un jeu dialectique permanent entre intelligence et volonté, entre autorité et contrainte, bref, entre jurisdictio et imperium, que le droit processuel garantit au droit substantiel sa sanction et son triomphe.
Depuis les années 1990, le droit d'établissement des sociétés a connu une évolution sans précédent au sein du marché intérieur. En tant qu'opérateurs économiques, les sociétés devaient être les premières bénéficiaires de ce marché. Force est de constater qu'il n'existe toujours pas de véritable droit européen des sociétés. Cette carence a été comblée par l'action normative de la Cour de justice afin d'offrir aux sociétés les instruments juridiques nécessaires à leur mobilité. C'est ce qui ressort de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne qui est allée bien au-delà d'une simple coordination des droits nationaux. En effet, il ressort de sa jurisprudence que la Cour a profondément influencé la condition juridique des sociétés en bouleversant la notion même d'établissement. Partant, le droit d'établissement, le droit européen d'établissement des sociétés, apparaît alors comme un droit subjectif à la mobilité. Si le rattachement des sociétés au territoire d'un Etat constitue une condition inhérente à leur existence, l'exercice du droit d'établissement permet de faciliter la mobilité de celles-ci sans pour autant remettre en cause les compétences des Etats qui restent les seuls à déterminer les conditions de création et de fonctionnement des sociétés. Dès lors, le droit d'établissement apparaît comme un droit subjectif procédural.
En quelques années, depuis l'avènement du contrôle de la constitutionnalité des lois, le droit constitutionnel français a fait sa révolution, le constitutionnalisme gagné ses lettres de noblesse. Mais par quels tours et détours, une discipline et un mouvement, relativement confidentiels au début des années 70, sont-ils devenus à ce point incontournables aujourd'hui ? L'élucidation de ce phénomène passe par l'examen d'une évidence. Selon la doctrine majoritaire, ce processus était inéluctable, dès lors que l'on souhaite établir une démocratie constitutionnelle et un Etat de droit dignes de ce nom propres à "saisir la politique par le droit". Or, cette évidence est en vérité le produit d'une rhétorique savante élaborée par la doctrine afin de gagner à sa cause un auditoire de plus en plus large. C'est à l'examen de la recomposition du champ doctrinal français comme de ses prétentions à la scientificité qu'invite l'ouvrage de David Fonseca.
La connaissance est en soi un trésor" est une phrase de Jean Dausset (1916-2009) (prix Nobel de physiologie ou médecine) contenue dans son ouvrage consacré à l'aventure HLA. Le grand scientifique parle de la passion de la recherche. Il parle des trésors de la réflexion ayant permis la greffe d'organes. La médecine et le droit en sont les éléments nourriciers. Il importe aux deux disciplines d'apprendre pour mieux se comprendre. Une compréhension qui s'accompagne d'autres transplants juridiques dans l'espace et dans le temps. l'ouvrage constitue le tome 2 d'une histoire de la tolérance et de la transplantation entreprise avec le livre "L'homme s'affranchit du mystère" (tome 1).