La prison est une institution aussi décriée que méconnue. Certains la considèrent comme la solution à tous les problèmes de délinquance, d'autres comme une aberration productrice de violences. Source de débats et d'interpellations, c'est aussi un champ d'investigation pour les sciences sociales dont les productions parviennent difficilement, en ce domaine comme dans tant d'autres, à se faire entendre face aux discours médiatiques et idéologiques. Sur ces réalités pénitentiaires, cet ouvrage entend poser un certain nombre de questions : la prison peut-elle réinsérer les délinquants ? La prison va-t-elle être privatisée ? L'administration pénitentiaire est-elle une force de sécurité intérieure ? Comment est organisée l'administration pénitentiaire aux États-Unis ? Les réponses à ces questions pénitentiaires apportent un éclairage saisissant destiné à tous ceux, chercheurs et professionnels, mais aussi citoyens et observateurs, qui s'efforcent d'appréhender sans préjugés les problèmes en lien avec la prison dans la France d'aujourd'hui.
Nombre de pages
140
Date de parution
15/06/2023
Poids
183g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140488641
Titre
Questions pénitentiaires
Auteur
Dieu François
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
183
Date de parution
20230615
Nombre de pages
140,00 €
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Le champ de la sécurité a connu ces dernières années nombre de mutations tous azimuts. La diffusion de l'insécurité et son inscription sur l'agenda public ont donné lieu à des initiatives remettant en cause le monopole régalien de production de la sécurité. Cet "appel à la société" explique ainsi l'essor des pratiques de police communautaire, l'enrôlement des citoyens dans les réserves des forces armées, le développement de la vidéo-surveillance urbaine ou encore la privatisation de la sécurité. Voici quelques-unes des questions abordées dans cet ouvrage.
Cet ouvrage aborde plusieurs thématiques débattues ces dernières années par la sociologie de la police. Il entend plus particulièrement rendre hommage au professeur Jean-Louis Loubet del Bayle (1940-2025) qui a contribué, en France, à l'émergence et au développement de cette discipline. Sont notamment évoquées, à partir de situations concrètes, les relations d'évitement entre les sciences sociales et les institutions policières et la difficulté de faire exister au sein de l'université une équipe de recherche dédiée à ces questionnements, l'appréhension de la police à partir de son rapport essentiel à l'usage de la violence d'Etat, la relation entre la police et le système politique, ainsi que la contribution des institutions policières à la fonction de contrôle social.
Pourquoi l'insécurité est-elle devenue une préoccupation majeure ? Comment se fabrique le sentiment d'insécurité ? Que recouvrent les "incivilités" et les "violences urbaines" ? Comment fonctionnent les dispositifs locaux de prévention et de sécurité ? Qu'est-ce que la "prévention situationnelle" ? La vidéosurveillance est-elle efficace ? Quelles sont les caractéristiques du système policier français ? A quoi servent les polices municipales ? Quel est l'avenir de la dualité police-gendarmerie ? , Voici quelques-unes des questions auxquelles ce livre apporte des éléments de réponse, en proposant un certain nombre de données et d'analyses susceptibles d'apporter un éclairage à tous ceux, chercheurs et professionnels, mais aussi citoyens et observateurs, qui s'efforcent de comprendre les problèmes de délinquance et les politiques de sécurité dans la France d'aujourd'hui.
Le gendarme est devenu au fil des siècles un personnage légendaire et familier. Au gré des mutations de la société française et de son environnement, il évolue en permanence. Cet ouvrage analyse l'identité et les caractéristiques socio-culturelles du gendarme, son rapport aux autres militaires et acteurs de la sécurité intérieure et surtout sa place dans la France d'aujourd'hui.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...