Poésies d'Emily Dickinson. Illustrées par la peinture moderniste américaine, Edition bilingue frança
Dickinson Emily ; Doillon Lou ; Hiddleston Anna ;
DIANE SELLIERS
250,00 €
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EAN :9782364371354
Au XIXe, dans un village de la côte est américaine, une femme invente un univers à elle, inspirée par l'immensité des petits rien et la légèreté de l'éternité. Emily Dickinson s'adonne à ce qui la fait vibrer : l'écriture. Dans la première moitié du XXe, des artistes américains expriment leur amour pour leur pays en peignant l'immensité de ses paysages, de ses ciels, ces vibrations de couleurs... Un désir affirmé : s'affranchir de l'influence de la peinture européenne. Le texte Au xixe siècle, dans un village de la côte est américaine une femme crée son destin, invente un univers à elle, inspirée par l'immensité des petits rien et la légèreté de l'éternité. Emily Dickinson s'adonne entièrement à ce qui la fait vibrer : l'écriture. Du regard qu'elle porte sur le monde depuis sa fenêtre se dégage une spiritualité et une sensibilité universelle qu'elle retranscrit dans ses poèmes. Au cours d'un siècle et sur un territoire marqué par le puritanisme et le classicisme, elle se démarque en imposant un style audacieux et libéré de toute contrainte : des vers rythmés mais non rimés, des majuscules aléatoires, des tirets comme respiration. Une modernité étonnante. La poésie d'Emily Dickinson se contemple comme un tableau. De multiples teintes se côtoient au creux de ses mots : le pourpre de l'aube ou du crépuscule, le vert du brin d'herbe rencontrant le papillon, le bleu céleste de l'infini. Des couleurs qui s'assombrissent lorsque la perte, la mort et la souffrance de ceux qui restent s'invitent dans ses vers, ou qui s'égayent à l'idée d'une danse, d'un sentiment amoureux, d'une musique ou d'une impertinence sur la religion. Son écriture, espiègle et pleine d'ironie, nous touche par la véracité de ses ressentis. La vie d'Emily Dickinson (1830-1886) est entourée de mystères. Elle vécut toute sa vie dans la maison familiale d'Amherst (Massachusetts), sans être mariée ni avoir d'enfant. C'est dans l'espace clos de sa chambre qu'elle écrit des centaines de poèmes et de lettres. Elle est aujourd'hui considérée comme l'une des plus grands poètes des Etats-Unis d'Amérique. L'iconographie Dans la première moitié du xxe siècle, des artistes américains expriment leur amour pour leur pays en peignant l'immensité de ses paysages, de ses ciels, les vibrations de couleurs propres à la terre qui les nourrit. Avec un désir affirmé : s'affranchir de l'influence et des codes de la peinture européenne, en vogue depuis si longtemps. Ainsi Charles Burchfield, Arthur Dove, Edward Hopper, Georgia O'Keeffe, Agnes Pelton, Charles Sheeler, Henrietta Shore, Marguerite Zorach et tant d'autres cherchent dans les émotions émanant de la nature une réponse sensuelle au formalisme conceptuel qui émerge des mouvements d'avant-garde européens du début du xxe siècle. Anna Hiddleston, attachée de conservation aux collections modernes du centre Pompidou, dirige la sélection iconographique et présente dans son introduction la peinture moderniste américaine.
Nombre de pages
412
Date de parution
19/10/2023
Poids
3 370g
Largeur
260mm
Plus d'informations
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EAN
9782364371354
Titre
Poésies d'Emily Dickinson. Illustrées par la peinture moderniste américaine, Edition bilingue frança
Auteur
Dickinson Emily ; Doillon Lou ; Hiddleston Anna ;
Editeur
DIANE SELLIERS
Largeur
260
Poids
3370
Date de parution
20231019
Nombre de pages
412,00 €
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Emily Dickinson est née en 1830. Adolescente pleine de vie, sociable et spirituelle, elle se retira progressivement dans son monde intérieur. Elle écrivait depuis son enfance, mais seuls sept de ses poèmes furent publiés de son vivant. Après sa mort, en 1886, quelque deux mille poèmes furent découverts.
Il a fallu longtemps pour que la stature d'Emily Dickinson (1830-1886) émerge du linceul charmant où l'avait enroulée sa génération en tissant le mythe, au parfum de scandale, de l'amoureuse frustrée (d'un homme marié, pasteur de surcroît !) et de l'excentrique recluse de la petite ville d'Amherst. On n'a d'abord vu que ce que l'on était disposé à voir : un poète délicat, amoureux des oiseaux, des abeilles, des fleurs et des papillons, peut-être à la rigueur de l'amour, un poète « féminin ». La violence, l'âpreté, la rébellion, les passions humaines qui soulevaient Emily au-dessus des normes de son temps et de son sexe, et que lui renvoyaient comme en éclats les drames de Shakespeare, son compagnon favori avec la Bible et le dictionnaire Webster, les autres passions plus métaphysiques - la déréliction et l'extase, l'angoisse et la joie -, le questionnement religieux, la pensée subversive, l'humour espiègle et l'ironie tranchante, les fulgurances de l'écriture, le travail constant sur les mots et le jeu avec les mots furent ignorés des premiers éditeurs.Claire Malroux a choisi de rassembler l'ensemble des quatrains jusqu'ici publiés séparément. Ce choix ne doit rien au hasard, car cette forme brève a accompagné le poète tout au long de sa vie et permet ainsi d'appréhender tout son parcours, y compris en ce qu'il a de plus singulier : la diffusion des oeuvres d'Emily Dickinson par voie épistolaire, puisqu'elle n'a pratiquement rien publié de son vivant.
Notre connaissance d'Emily Dickinson (1830-1886) demeure encore aujourd'hui fragmentaire, car elle repose sur des choix de poèmes. De tels choix, même s'ils se veulent aussi représentatifs que possible, risquent à la longue de brouiller la réalité profonde du poète. Une autre démarche, face à la diversité des approches consiste à laisser émerger, comme d'elle-même, sa figure unique. D'où le souci de présenter ici au moins la partie la plus essentielle de son ?uvre, par la traduction de la quasi intégralité des poèmes des années 1861, 1862 et 1863, années-phares, période d'explosion poétique et de créativité intense. Les textes figurent dans l'ordre où Emily Dickinson les a elle-même transcrits dans ses " cahiers cousus ". L'ouvrage vise ainsi à la fois à restituer le tissu interstitiel de la poésie et une architecture altérée par des éditions successives. " Oses-tu voir une âme en incandescence ? ". Emily Dickinson lance un défi à ses lecteurs. Tout est en effet vécu par elle dans la fulgurance de l'instant ou dans la simultanéité des émotions. Son art tient précisément dans l'effort pour porter le temps à l'incandescence, n'en retenir que l'absence blanche, les instants où il se nie lui-même ou explose pour se changer en éternité. C'est donc un autre mode de lecture que proposent les Cahiers. Ils invitent à saisir la poésie dans l'abrupt et non dans l'horizontalité du temps, à renoncer aux catégories habituelles de l'intellect, à traverser l'écorce de la chose poétique pour se rapprocher du feu central. C.M.
Oeuvre fondatrice de la poésie italienne, La Divine Comédie fut composée par Dante entre 1306 et 1321. Épopée métaphysique, récit d'une véritable vision dont l'auteur aurait fait l'expérience ? Le voici perdu en une "forêt obscure", s'éveillant comme hébété en un monde parallèle où Virgile - son maître spirituel - apparaît bientôt et lui tend une main secourable. Le voyage, ce parcours initiatique menant à la clarté divine, s'ouvre sur la traversée des neuf cercles de l'Enfer, sondant à la fois la symbolique chrétienne et les recoins les plus funestes de l'âme humaine. S'ensuit un vibrant périple au Purgatoire, au terme duquel Dante rencontrera Béatrice (la béatitude...), cette figure rayonnante et céleste qu'il poursuivra avec passion jusqu'aux portes du Paradis. Étonnante de modernité et affranchie des contraintes de la doctrine, La Divine Comédie est également remarquable par sa structure qui constitue un véritable monument de la poésie classique. Une oeuvre dont bien des poètes ont envié la perfection, à commencer par Charles Baudelaire. --Lenaïc Gravis et Jocelyn Blériot
Résumé : Le Cantique des oiseaux, chef-d'oeuvre de poésie mystique écrit en persan à la fin du Xiv siècle, chante le voyage de milliers d'oiseaux en quête de Sîmorgh, manifestation visible du Divin. La huppe leur insuffle sagesse et courage en leur racontant des histoires puisées parmi les classiques de la littérature ou inspirées du Coran. Récit initiatique et épopée spirituelle, ce poème a nourri la créativité de nombreux artistes persans, turcs et indo-musulmans du XIVe au XVIIe siècle : les deux cent dix peintures qui illustrent cette édition en sont un témoignage inestimable. Les commentaires iconographiques de Michael Barry éclairent le texte et les oeuvres, dévoilant leur symbolique profonde. La beauté des images est portée par la sublime traduction de Leili Anvar qui parvient par son souffle et son rythme à rendre la lecture lumineuse, vibrante et universelle, fidèle à la lettre et à l'esprit d'Attâr.
Résumé : Drôles, intelligentes et merveilleusement écrites, les cent nouvelles du Décaméron sont à l'origine d'une riche iconographie illustrant la profonde conviction de Boccace : " on ne doit pas accorder moins de liberté à la plume qu'au pinceau du peintre " (conclusion du Décaméron). Une fresque fascinante de plus de cinq cents ?uvres d'art en couleurs vient éclairer cette émouvante comédie humaine et amoureuse : les illustrations ornant les premières éditions de l'ouvrage, les dessins -tout récemment authentifiés- à la plume et à l'aquarelle de Boccace lui-même, les magnifiques miniatures du Manuscrit du Maître de la Cité des Dames, conservé au Vatican, et du Manuscrit Ceffini, conservé à la Bibliothèque nationale de France, les scènes somptueuses réalisées sur des coffres de mariages et des plateaux d'accouchée. Et une sélection des plus belles ?uvres inspirées par le Décaméron aux peintres de son époque. Disciple de Dante et grand ami de Pétrarque, Boccace s'inscrit dans la trilogie éternelle des grands auteurs italiens du Trecento. Comme Dante, Boccace choisit l'italien et non le latin pour écrire le Décaméron. Il conçoit son chef-d??uvre entre 1349 et 1351 alors que l'humanité bouleversée médite sur " les vices humains et les valeurs " à la suite de la tragique expérience de la peste qui ravage Florence en 1348, " envoyée aux mortels par la juste colère de Dieu... en punition de nos iniquités ". D'emblée, Boccace place le Décaméron sous le signe de l'amour naturel et triomphant, en prenant le parti et la défense des femmes : " moi, que le Ciel a voulu créer pour vous aimer... " Il appuie sa narration sur une construction originale et rigoureuse : pour éviter la peste, sept nobles demoiselles et trois jeunes gens courtois se réfugient dans la campagne autour de Florence. Chacun d'entre eux raconte dix nouvelles au cours de dixjournées. Cette " comédie humaine " alterne les amours joviales et dramatiques, la sensualité exaltée ou la spiritualité religieuse, les vices les plus laids et les vertus héroïques, le réalisme et la transfiguration fabuleuse...
Jean, frère de Jacques le Majeur, est l'un des premiers disciples du Christ. Bien que le nom de Jean ne soit pas mentionné dans l?Évangile selon saint Jean, la tradition chrétienne lui attribue la paternité de cet évangile, des trois épîtres qui portent son nom et de l'Apocalypse du Nouveau Testament. Après la Pentecôte, les apôtres se séparent pour partager la parole du Christ. Jean se rend en Asie où il fonde plusieurs églises. Dans La Légende dorée, Jacques de Voragine propose une version de la vie du saint. Il raconte qu'inquiet de sa renommée, l'empereur Domitien fait venir Jean à Rome et le plonge dans une marmite d'huile bouillante. Il en ressort sain et sauf. Furieux, Domitien l'exile sur l?île de Patmos. C'est sur cette île grecque de la mer Égée que Jean s'emploie à écrire les visions de l'Apocalypse. La même année, l'empereur meurt et la disgrâce de Jean prend fin. Il retourne à Éphèse auréolé de gloire. L'apôtre multiplie les miracles dans cette ville et son prestige ne cesse de croître. Saint Jérôme relate que Jean demeura à Éphèse jusqu?à l'extrême vieillesse « et devint si faible que ses disciples devaient le porter à l?église et qu'il pouvait à peine ouvrir la bouche ; mais à tout instant il répétait cette seule et même phrase : ?Mes enfants, aimez-vous les uns les autres !? Or, un jour, les fidèles qui étaient près de lui, s?étonnant de ce qu'il répétât toujours la même chose, lui en demandèrent le motif. Et le saint leur répondit : ?Parce que c'est le grand précepte du Seigneur ; et si seulement on applique celui-là, cela suffit? »* Jean s?éteint à Éphèse à l?âge de quatre-vingt dix-huit ans après avoir fait de nombreux disciples du Christ, propagé sa parole dans toute l'Asie mineure et rempli à plus d'un titre la mission que l'ange lui avait confiée dans ses visions du livre de l'Apocalypse : Puis la voix du ciel, que j'avais entendue, me parla de nouveau: « Va prendre le petit livre ouvert dans la main de l'Ange debout sur la mer et sur la terre. Tiens, mange-le; il te remplira les entrailles d'amertume, mais en ta bouche il aura la douceur du miel. » Je pris le petit livre de la main de l'Ange et l'avalai [?] Alors on me dit: « Il te faut de nouveau prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois. » (Apocalypse, 10, 8-11).