L'écologie de l'éducation. Un anthropologue à l'école du bertsularisme en Pays basque
Dicharry Eric
L'HARMATTAN
41,00 €
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EAN :9782336299099
Quels sont les secrets pour acquérir des connaissances ? Comment optimiser la transmission des savoirs ? Comment apprendre ? Comment apprendre à apprendre ? Comment improviser pour apprendre ? Comment apprendre pour improviser ? Quels sont les facteurs pertinents qui facilitent les apprentissages ? Sur quels licteurs les enseignants, les parents et tous ceux qui désirent apprendre peuvent-ils intervenir pour faciliter les apprentissages ? Cet ouvrage répond à toutes ces questions en explorant les nouvelles approches innovantes des sciences de l'éducation relatives aux apprentissages. Il défiait ce qu'est une écologie de l'éducation. Inscrit l'écologie de l'éducation dans un projet anthropologique. Pense les articulations à l'oeuvre entre l'éducation, la langue, la société, la politique et la culture. Analyse les relations qu'entretiennent ceux qui apprennent avec leur environnement. Repère ce qui peut motiver les apprenants à apprendre. Rend compte des bénéfices qu'ils peuvent en retirer. Par des exemples précis et des propositions concrètes et pratiques, Eric Dicharry nous permet de repenser nos relations au savoir et à la connaissance. Pour rédiger celte recherche et obtenir des sources de première main, l'auteur s'est immergé pendant un an dans deux écoles d'improvisation au Pays basque. II ne reste désormais au lecteur qu'à suivre pas à pas l'auteur sur son terrain pour partager avec lui sa quête de connaissance.
Nombre de pages
379
Date de parution
05/07/2013
Poids
580g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336299099
Titre
L'écologie de l'éducation. Un anthropologue à l'école du bertsularisme en Pays basque
Auteur
Dicharry Eric
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
580
Date de parution
20130705
Nombre de pages
379,00 €
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Les relations qu'entretiennent la langue, la société et la culture souletines analysées lors du rite carnavalesque rural souletin permettent d'appréhender celui-ci avec une approche nouvelle. Cet ouvrage, qui s'inspire des théories ethnolinguistiques, étudie la plus petite des sept provinces basques au travers des textes du carnaval, considérés comme des actes d'énonciations. La littérature orale festive, utilisée lors des mascarades par les jeunes du village organisateur, doit se conformer à une forme d'expression traditionnelle. Elle doit faire appel à la mémoire collective détenue par les anciens et la maîtrise de la langue prend ici toute sa signification. L'art consiste ici, pour les acteurs, à faire passer la critique, puisée dans l'actualité locale, nationale et internationale sur un mode humoristique, mais aussi de faire agir. Le travail effectué sur de nombreuses mascarades fait ressortir que le rite peut devenir thérapeutique pour les compositeurs des énoncés ; la fête devient alors le moyen pour une minorité culturelle de faire entendre ses revendications identitaires et linguistiques.
Dans toutes les sociétés, le rire a occupé une place fondamentale que les chercheurs en sciences sociales ont eu trop tendance à sous-estimer. Cette recherche novatrice comble un vide en problématisant une anthropologie du rire. Elle a pour ce faire élaboré une délimitation du risible dans le tissu de la vie sociale et analysé ses structures, ses fonctions, ses pratiques et ses représentations culturellement et historiquement déterminées. La recherche apporte des réponses aux questions suivantes : quelles sont les références du rire ? De quoi rient les Basques ? Quels sont les secrets de fabrication du rire ? Comment procède l'improvisateur basque pour faire rire ? Quelles sont les frontières du rire ? "Basques, dites-nous de qui, de quoi et de quelle manière vous riez et nous vous dirons qui vous êtes." Gidéon Rachman consignait dans un article du Financial Times de Londres la remarque de l'un de ses amis à qui il avait confié l'intention d'écrire un livre : "Ton bouquin ne marchera pas si tu n'es pas capable d'en résumer l'intrigue en une seule phrase qui tienne sur Twitter " (Rachman, Courrier International, n° 975 : 53) C'est pour nous désormais chose faite. L'avenir sera maintenant seul capable de dire si notre concision extrême sera synonyme de succès.
Cet ouvrage, mené dans le cadre d'un projet européen, est né d'une double rencontre avec une Compagnie de théâtre et un territoire. Il est le fruit d'une recherche menée en 2012 et 2013 en Pays Basque, en France et en Espagne. L'anthropologue Éric Dicharry a participé aux différentes rencontres avec la population, dans un lycée professionnel, dans un centre éducatif fermé pour adolescents multirécidivistes, dans un centre d'accueil pour Sans Domiciles Fixes... La recherche a analysé les notions d'identité, de frontières, d'exil, de transfrontaliérité, d'espaces plurilingues, de médiation, de création théâtrale contemporaine, d'?uvre.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...