Los boys se décline à la manière des "family strips", ces bandes dessinées quotidiennes publiées aux Etats-Unis dans les journaux du début du siècle. Bien que chaque récit soit indépendant, que les personnages ne soient jamais tout à fait les mêmes, la toile de fond reste invariablement celle d'un quartier pauvre de Saint-Domingue. Un quartier qui confère aux protagonistes, comme au récit, leur identité. Entre une mère belle et fatiguée et un vieux grand-père amoureux de sa tranquillité, deux garçons grandissent à l'ombre du fantôme de leur père parti tenter sa chance aux Etats-Unis. C'est à travers leurs yeux, de l'enfance à l'âge adulte, que l'on suit la vie de tout un quartier aux mains d'une population démunie. Des sorties entre copains aux amours désespérées, des petits larcins aux réunions dominicales, il n'y a ici rien de bien exceptionnel. Mais c'est là que réside tout l'intérêt du livre qui découpe en plans séquences l'univers attachant de cette vie de quartier. L'auteur trouve le ton juste pour ancrer son récit dans une réalité quotidienne dont on devient peu à peu familier. Diaz prend des libertés avec le langage dont seuls les immigrés sont capables. Le parler est vif, rythmé, à l'image des habitants du quartier. Des sonorités insolites naissent d'un mélange d'argot hispano-dominicain et d'anglais (il faut d'ailleurs rendre hommage au travail remarquable du traducteur). Diaz lui-même est né à Saint-Domingue, vit à New York et parle de son île en anglais. En décrivant le réel, il invente une langue ; une langue bien vivante qui s'inscrit comme fondement du lien intime qu'il tisse entre le lecteur et toute une population. --Isabelle Yaouanc--
Nombre de pages
172
Date de parution
21/09/2000
Poids
120g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782264028938
Titre
Los boys
Auteur
Diaz Junot
Editeur
10 X 18
Largeur
109
Poids
120
Date de parution
20000921
Nombre de pages
172,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Peu importe en quoi vous croyez, le fukû, lui, croit en vous." Le fukû, c'est la malédiction qui frappe la famille d'Oscar, une très ancienne légende dominicaine. Oscar, rêve de mondes fantastiques, s'imagine en Casanova ou Tolkien, tombeur des îles et génie des lettres... au lieu de quoi il grandit et grossit au fond de sa classe et de son New Jersey, binoclard fou de SF, souffre-douleur obèse et solitaire. Et ses seuls superpouvoirs sont ses voyages dans le temps et l'Histoire: celui de sa mère, Beli, fuyant Saint-Domingue et la dictature de Trujillo, la fugue de sa s'ur Lola et son retour au pays à lui. Ses pas ramenés inexorablement par le fukû, le destin, le désir, ou l'amour, à ses origines et à sa fin. Fantaisiste en diable, passe-muraille de langues et de mondes, La Brève et Merveilleuse Vie d'Oscar Wao pourrait n'être que la saga tragicomique d'une famille dominicaine aux Etats-Unis, si elle n'était pas surtout une explosion romanesque, une source intarissable et jouissive d'invention littéraire.
Oscar est énorme. Au fond de la classe, isolé et définitivement hors du coup, il rêve de filles etd'aventures et ne récolte que des déceptions. La seule chose qu'il sait faire, c'est écrire et lire deshistoires fantastiques. Exilé dans sa banlieue du New Jersey, il rêve de devenir le Tolkien dominicain. Mais le drame, chez Oscar, est un trait de famille. Sa brève et merveilleuse vie est frappée au fer rouge d'une malédiction ancestrale: le fukú. Partie de Saint-Domingue, cette tragédie se transmet de génération en génération, comme une mauvaise graine. La saga familiale nous mène ainsi de Belicia, la mère, fuyant son île dominicaine, à ses enfants, Lola, la fugueuse, et son frère Oscar, dont les pas reviennent inexorablement aux origines. Honte à la réputation virile et macho des hommes dominicains, Oscar porte là-bas sa virginité tardive comme un fardeau. Ce n'est pourtant pas sa honte qui le tuera. Nourrie des destins de ses aïeux brisés par la torture, la prison, l'exil et les amours impossibles, l'histoire d'Oscar s'écrit, fulgurante et désastreuse. Et rejoint la grande Histoire, celle de la dictature de Trujillo, de la diaspora dominicaine aux États-Unis, des promesses avortées du rêve américain.
Le centre de gravitation de ces histoires, c'est Yunior: jeune tête brûlée, aussi coeur d'artichaut qu'incorrigible désinvolte.Dans chaque histoire, une femme, des femmes mère, épouse, maîtresse, petite amie extraordinaires et sans cesse perdues. Et en point de mire: l'amour l'obsessionnel, l'illicite, le léger, le fou, le périssable, l'éternel amour.Et tandis que Yunior court après les filles, les fantasme, les largue, les adore ou les maudit, ces histoires dessinent peu à peu une radiographie du coeur humain, mettant à nu sa soif infinie et sa faiblesse inexorable. Toujours la passion semble l'emporter sur l'expérience, et l'amour, même échoué, même avorté, même Sali ou raillé, reste irréductible.Déferlante langagière, bourrée d'inventions, tendre et drôle à la fois, la prose de Díaz électrise tout sur son passage.Meilleur livre 2012 du New York Times
Magda, Nilda, Alma, Lora : Yunior court après les filles, les fantasme, les quitte, les adore ou les maudit. Cossard désinvolte au c'ur d'artichaut, ce fils d'immigré dominicain végétant à New York chronique avec mordant ses déboires érotico-sentimentaux où résonnent, aussi, la débâcle familiale, l'amertume du rêve américain et, toujours, cette soif infinie d'amour... Dans une langue pleine de fougue et de feu, ces nouvelles provocantes dessinent une savoureuse radiographie du coeur humain. Un ovni littéraire : corrosif, hilarant, et désarmant. Traduit de l'anglais (États-Unis) par Stéphane Roques
Impregné d'humour et d'humanité, Le testament de Sully dessine le portrait d'une Amérique qui a du plomb dans l'aile. Sur le tabouret que Sully occupait au bar du Horse est désormais assis son fils Peter, professeur d'université encore aux prises avec cet héritage écrasant lorsque son propre rejeton, Thomas, refait surface après des années de séparation. C'est aussi au Horse que Doug Raymer, ancien chef de la police de North Bath, et Charice Bond, fraîchement nommée à la tête de la police de Schuyler, se retrouvent un samedi soir après la découverte d'un corps en décomposition dans la salle de bal du Sans Souci, hôtel abandonné situé à la limite entre les deux villes. Au Horse, toujours, que Janey fait des extras pour arrondir ses fins de mois et sortir de l'ornière. Ne serait-il pas temps de mettre fin à ses relations toxiques avec les hommes et de pardonner à sa mère, Ruth, son ancienne liaison avec Sully ? Tandis que dehors un ballet de chasse-neige, de dépanneuses et d'ambulances sillonne la ville, tout ce petit monde se demande qui a bien pu disparaître sans que personne s'en rende compte.
« La Mort de Jim Loney qui suit l'Hiver dans le sang (10/18, n° 2460) est l'histoire d'un Indien métis qui, dans un bled perdu du Montana, erre à la recherche d'un père disparu, de ses souvenirs en fuite et d'un sens à sa vie. Une quête désespérante et d'avance perdue, comme le regard d'une femme croisée dans un cimetière, et qui "nous fait, dit Jim Harrison, l'effet d'une balle reçue en plein coeur'. » - Sylvie Genevoix, Page « La réalité décrite par ce roman est bien plus obsédante que le destin de ses personnages. C'est elle qui envoûte le lecteur et lui serre le coeur pour longtemps ». - Patrick Raynal, Le Monde "
Un texte culte enfin disponible, aussi puissant qu' Orange mécanique . Angleterre, 1960. Les adultes victimes d'une vague de suicide laissent les adolescents livrés à eux-mêmes. Kathie, Ernie et une bande tentent de survivre dans un monde désolé en proie à la violence et d'atteindre le nord du pays. Angleterre, années 1960. Sans doute désespérés par l'état du monde qu'ils laissent à leurs enfants, les adultes sont touchés par une vague inédite de dépressions. Rapidement, les suicides se multiplient de façon incontrôlable. Peu à peu livrés à eux-mêmes, les adolescents sont maintenant libres de faire ce qui leur plait. Des gangs de jeunes s'abandonnent à des orgies dans des appartements désertés, d'autres errent dans un Londres en pleine décomposition, pillant à leur gré les magasins. Kathie, Ernie et leur bande essaient de survivre dans ce monde de plus désolé ou la violence s'est installée. Bientôt, ils décident de quitter cette jungle urbaine pour gagner le nord du pays. Interdit en Irlande pour nihilisme lors de sa publication en 1966, ce roman culte par excellence a été encensé par les plus grandes figures de la pop culture, de Jim Morrison à Jim Jarmusch. Il aurait dû être la première aventure cinématographique des Rolling Stones, qui en avaient confiés l'adaptation à Nicholas Ray. Tout aussi dérangeant qu' Orange mécanique , il est à mettre aux côtés du roman d'Anthony Burgess pour sa puissance visionnaire rarement égalée. Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Samuel Sfez " Une étonnante dystopie " Transfuge
Salama, brillante étudiante, voit sa vie bouleversée par la révolution syrienne et se retrouve tiraillée entre l'envie d'aider son pays et la tentation de fuir pour mettre la famille qui lui reste à l'abri... Poignant destin de femme, histoire de guerre, histoire d'amour, le livre phénomène qui a conquis des centaines de milliers de lecteurs. Salama Kassab, 18 ans, avait la vie devant elle, quand la révolution a commencé en Syrie et quand les combats lui ont tout pris : sa famille, son avenir de pharmacienne. Il ne lui reste plus que Layla, sa belle-s'ur enceinte, et sa conviction de pouvoir aider son pays grâce à son travail bénévole à l'hôpital. Mais elle est tiraillée entre l'envie de se rendre utile, et celle de mettre Layla à l'abri. Au moment où elle se résigne finalement à fuir la Syrie, une rencontre avec un jeune militant plein d'espoir va tout remettre en cause. Traduit de l'anglais par Anne Guitton