Répression et enfermement en Guinée. Le pénitencier de Fotoba et la prison centrale de Conakry de 19
Diallo Mamadou ; Coquery-Vidrovitch Catherine
L'HARMATTAN
59,50 €
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EAN :9782747586580
En matière de répression pénitentaire, la Guinée est connue pour le tristement célèbre camp Boiro. Mais autant la prison du camp Boiro aura marqué la Guinée indépendante. autant le pénitencier de Fotoba et la prison centrale de Conakry réveillent le souvenir de la répression coloniale. Evoquer ces deux établissements a d'autant plus d'intérêt que la Guinée fut la seule des huit colonies de l'AOF à abriter un pénitencier " indigène " de dimension régionale. L'ambition répressive était grande, mais les moyens restèrent très limités, les autorités se contentant de locaux de fortune, simples prisons " morales ", et d'un système centralisé à outrance ne tenant pas compte des besoins spécifiques de chaque région. Ce système pénitentiaire reposait sur les travaux forcés et l'emploi. sans distinction, de la main-d'œuvre pénale. Le système pénitentiaire, institution essentielle du régime colonial, est révélateur de la philosophie et des pratiques de la domination. L'ambition de ce livre n'est pas uniquement de restituer l'histoire de la répression pénitentiaire telle qu'elle avait été voulue et conçue par l'administration coloniale mais aussi de saisir sa réalité concrète, telle qu'elle apparaît dans les archives.
Nombre de pages
673
Date de parution
01/09/2005
Poids
910g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747586580
Titre
Répression et enfermement en Guinée. Le pénitencier de Fotoba et la prison centrale de Conakry de 19
ISBN
2747586588
Auteur
Diallo Mamadou ; Coquery-Vidrovitch Catherine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
910
Date de parution
20050901
Nombre de pages
673,00 €
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Comment l'Afrique peut-elle se réinventer aujourd'hui de façon autonome et créatrice ? Les sociétés villageoises africaines contemporaines, leur prolongement dans les quartiers populaires des agglomérations urbaines, les acteurs de l'économie sociale et solidaire, portés par la culture nègre du vivre-ensemble, de l'économique, du cosmopolitisme se révèlent être le moteur de la modernité africaine contemporaine. La tâche historique urgente, c'est de faire en sorte que le fait majoritaire en Afrique Noire, à savoir les sociétés villageoises contemporaines et le secteur informel, se dote, dans chaque espace territorial des Etats africains, d'un Etat multinational délibératif et participatif qui s'engage dans la perspective de construction des Etats-Unis d'Afrique.
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Avec l'adoption de la Loi fondamentale en 1990, la Guinée renoue avec une vie politique normale. Les partis politiques créés par la suite entrent en compétition pour les élections présidentielles de 1993 et, deux ans après, pour les élections législatives. C'est à l'issue de ces dernières que la première Assemblée nationale multipartite a vu le jour le 30 août 1995 et a vécu jusqu'en 2002, avec comme président El Hadj Boubacar Biro Diallo. El Hadj B. Biro Diallo est né à Kourou Djalloyabhè dans Mamou, en 1925, dans une famille féodale, en pleine période coloniale marquée par les abus, les brimades, et les exactions quotidiennes infligés par les chefs et leurs courtisans. Avant son entrée à l'école des Blancs, en octobre 1932, le jeune Biro s'était entièrement consacré à l'école coranique. Cannée 1942 a été la première grande épreuve de sa vie avec le décès de sa mère, dont il parle encore et toujours avec beaucoup d'émotion et de chagrin. De 1942 à 1945, il est à l'école primaire supérieure (EPS) Camille-Guy de Conakry aux côtés de Mbaye Seck, Hadiatou Sylla, Mamadou Kaba Bah, Alpha Sow, Oumar Konkowoulen, et bien d'autres condisciples. Il est ensuite reçu à la célèbre école fédérale William-Ponty, au Sénégal. Après sa formation d'instituteur à Sebikotane, au Sénégal, il revient dans son pays natal pour servir dans l'enseignement. Mais le jeune instituteur, opposé aux brimades et aux injustices tout au long de sa carrière, est l'objet d'affectations intempestives. Militant de la première heure pour l'indépendance de son pays, il est très actif dans le combat politique et, tout naturellement, en 1990, après l'insistance du président Lansana Conté, il participe en première ligne à la création du Parti de l'unité et du progrès (PUP), dont il devient le secrétaire général. En 1995, il est élu député et président de l'Assemblée nationale.
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