Mutazilisme. Philosophie et histoire des dissensions en Islam
Diallo Amadou Hamidou ; Mbodj Gora
L'HARMATTAN
20,50 €
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EAN :9782343152929
Nous invitons ici à une véritable promenade intellectuelle qui nous conduit à creuser l'histoire de la pensée et du penser en Islam pour y retrouver des rationalistes invétérés et endurcis dont le souci fut de défendre la raison au prix de leur foi : ce sont les rationalistes qu'on appelle communément " Mu'tazila ". Très tôt, ce mouvement prit une dimension rationnelle en développant au sein de l'Islam les thèses critiques et philosophiques les plus inattendues d'une religion. Cette histoire des idées que nous voulons parcourir nous mènera au " siècle des lumières en Islam " même si l'expression est quelque peu contestée par certains intellectuels musulmans qui pensent à un manque de considération pour les nouveaux penseurs de l'Islam comme si le moment de la bonne pensée n'est pas le leur. On peut leur donner raison. L'histoire ne bégaie pas toujours. Elle est parfois infidèle. Telle est malheureusement l'histoire de l'Islam. Une histoire d'hybridation et parfois d'infidélité au texte. Apparue comme une religion de salut et de raison, son image est ternie aujourd'hui par ceux qui, au prix du glaive, substituent la modernisation de la pensée islamique à une islamisation violente de la modernité.
Nombre de pages
192
Date de parution
03/07/2018
Poids
240g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343152929
Titre
Mutazilisme. Philosophie et histoire des dissensions en Islam
Auteur
Diallo Amadou Hamidou ; Mbodj Gora
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
240
Date de parution
20180703
Nombre de pages
192,00 €
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Et si tout musulman se posait cette question : à quoi sert la raison ? Une telle question empêcherait certainement la bêtise humaine ainsi que l'absurdité qui voilent la face cachée de l'islam, celle de la raison que des cercles islamistes veulent faire taire. Nombreux sont certainement ceux qui présentent l'islam comme une religion aveugle et incapable de se justifier rationnellement. D'autres n'hésitent pas à parler d'une crise profonde au sein de l'islam en interpellant l'islamisme. La religion musulmane serait-elle donc en crise ? Nous assistons apparemment à un double procès de diabolisation. L'Occident, qui présente l'islam sous sa forme guerrière, fanatique, djihadiste, terroriste, fondamentaliste, intégriste ou salafiste, n'en développe pas moins une conception aussi erronée que celle des islamistes, qui n'ont de rapport avec la religion que sa propagation par l'épée. C'est ainsi que l'islam se pose en double victime. Face à l'Occident qui l'ignore, il est entre les mains de fanatiques qui prennent en otage le message rationnel dont il est porteur. Or, libérer aujourd'hui l'islam, c'est demander à la foi de laisser s'exprimer la raison sans craindre qu'elle ne remette en question les principes de la croyance.
Il y a là une double ironie tragique. Ironie d'appeler une mort belle et ironie de la chanter poétiquement. Mais, c'est ma manière de vivre intellectuellement ce deuil. Je sais à présent une chose : en chaque individu dorment des talents de poète que réveillent la douleur ou la souffrance, le chagrin ou le manque ou que sais-je encore ? Le décès de ma mère créa un émoi dans mon âme. Mon coeur en saigna tellement que je devins irrésistiblement poète. Je sortis la flèche du coeur blessé pour en faire une plume, le sang et les larmes me servirent d'encre.
Dans cet ouvrage, Adama Cheibany Aw retrace le parcours et l'oeuvre d'Alfa Muhamadu Aw, fondateur, à Wâlalde, d'une prestigieuse académie islamique qui porte son nom. Très inspiré, l'auteur réserve une centralité à l'érudition et au savoir en général. De la connaissance mystique ésotérique à celle du Coran en passant par le savoir exotérique, l'exposé garde sa valeur épistémique avec un style qui accroche le lecteur. Ni communicateur traditionnel, encore moins historien, Adama Cheibany Aw s'est évertué à verser dans la corbeille des spécialistes des informations dont le traitement judicieux contribuerait à la réécriture de l'histoire de l'islam dans le Futa. Assurément, ce livre participe à la sauvegarde d'un patrimoine d'autant plus unificateur que la Mauritanie et le Sénégal l'ont en partage.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.