Les mémoires d'un enfant de Sannou. Autobiographie
Diallo Amadou Baïlo
L'HARMATTAN
20,00 €
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EAN :9782140280184
L'auteur décrit ses origines, son enfance, le rêve de son grand-père paternel Mody Bhoye de voir son fils devenir élève. Le voyage de ses parents au Sénégal et l'éducation qu'il a reçue auprès de ses deux grands-mères. Il relate aussi les conditions de son baccalauréat à Sannou, et comment il a quitté ses parents pour suivre ses études universitaires à Conakry. Son adaptation à l'enseignement des professeurs soviétiques à la Faculté de Médecine, les échecs et succès aux différents examens et les faits historiques qui l'ont marqué pendant cette période. Après l'obtention de son diplôme de médecin, sa formation au Canada comme étudiant boursier, son mariage, les naissances de ses enfants et son recrutement à la fonction publique guinéenne en 1998, l'auteur parle de son expérience et son parcours professionnel, qui le mène aujourd'hui au poste de Conseiller Régional chargé de la gestion des risques sanitaires et de préparation aux pays à l'OMS.
Nombre de pages
189
Date de parution
06/07/2022
Poids
238g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140280184
Titre
Les mémoires d'un enfant de Sannou. Autobiographie
Auteur
Diallo Amadou Baïlo
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
238
Date de parution
20220706
Nombre de pages
189,00 €
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Sous les rôniers, le vent ne parle qu'aux anciens. Il glisse entre les palmes, effleure les cicatrices des troncs, et murmure des noms que seuls les griots savent encore chanter en Afrique. Ce jour-là, les cousins étaient revenus. Pas pour un mariage ni pour un deuil. Mais pour ce que l'on appelle, dans les villages où la mémoire est une lampe à huile, une "cousinade" . Un mot qui ne dit rien aux étrangers, mais qui, ici, signifie tout : le retour des dispersés, la réconciliation des silences, la danse des lignées. Ils étaient venus de Paris, de leur lieu d'émigration. Certains avec des valises pleines de cadeaux, d'autres avec des valises pleines de questions. Ce fut le cas de Ibrahima et de sa cousine Korka. Et tous, avec ce regard un peu flou de ceux qui cherchent leur reflet dans les yeux des autres. Sous le grand rônier du carré familial, on avait dressé les nattes. Les enfants couraient entre les jambes des anciens, les femmes s'échangeaient des recettes oubliées, et les hommes, assis en cercle, racontaient des histoires qui n'avaient jamais été écrites. C'est là que Ibrahima, le cousin silencieux avant l'exil, prit la parole. Sa cousine Korka était assise plus loin, silencieuse. Sa voix était rauque, comme un tambour qu'on n'avait pas frappé depuis longtemps. Il parla de l'exil, de la honte, de la colère. Mais il parla aussi de l'amour interdit entre cousins, de la terre, et du pardon. Et quand il eut fini, personne n'applaudit. Parce que dans les cousinades, on n'applaudit pas. On écoute. On pleure un peu. Et on se relève ensemble.
Dans un monde saturé de likes, de faux gourous et d'amours virtuelles, l'envers du décor numérique se dévoile peu à peu. Aux quatre coins du globe, des jeunes sont pris au piège d'arnaques en ligne, où manipulation affective et illusion technologique tissent un filet implacable. Pourtant, derrière chaque chute naissent des résistances, des éveils de conscience et une exigence de justice. Au fil du mensonge des réseaux sociaux est un roman polyphonique mêlant prose, poésie, conte et témoignage. Il met en lumière les ressorts psychologiques et sociaux des dérives numériques, tout en affirmant la puissance de la parole et de la mémoire.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...