Des bris de vers composent ce recueil, réceptacle attractif entre la profondeur et la simplicité. A l'instar du photographe, l'auteur saisit pour l'éternité la magie de l'instant, sublimé par une plume libérée et joyeuse. La nature demeure son champ de prédilection ; elle y est célébrée avec véhémence dans toute sa splendeur. Bavardage bleu des rivières, éclosion de fleurs printanières, cris aigus et suraigus des oiseaux, chuchotis du vent, trouvent leur paroxysme dans le jardin de la chair, épilogue d'un hymne à l'amour consacré dans la dernière partie du livre. Il n'est pas superflu de préciser à l'attention du lecteur le fait que ces "Eclats de vers" ne sont bien évidemment pas des haïkus, qui renverraient donc à des poèmes séculaires nippons, codifiés et soumis à une rigueur syllabique. Dans ce recueil, les mots du poète sont coulés, libérés de toute pesanteur dans un vers-librisme plaisant. Sa poésie fleurit et se répand avec grâce, à travers le grand livre de la nature. Nous vous invitons à vous approprier ses poèmes et les savourer sans modération.
Nombre de pages
60
Date de parution
21/09/2023
Poids
90g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140352751
Titre
Éclats de vers
Auteur
Diallo Abdoukhadre ; Douat Marie-Helene
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
90
Date de parution
20230921
Nombre de pages
60,00 €
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En s'immisçant dans l'intimité de la nuit, l'auteur se rend compte de l'essentiel, autour de lui-même et de son environnement. Dans un élan des plus généreux, pour partage avec l'Autre, ses angoisses mais aussi ses espérances, le poète expose dans la lumière, les facettes de la nature et les met dans le flux de ses propres méditations.
Dans ce nouveau recueil, comme s'il braquait sa caméra sur tous les coins et recoins d'un... village planétaire suffocant de l'odeur d'un mélange de sueur, de boue et de sang, Abdoukhadre Diallo donne des noms à ces visages dont, entre autres, les victimes de l'ignoble massacre de Thiaroye, des enfants de Soweto, les oubliés de la Palestine, les réfugiés, les enfants-soldats et les martyrs comme George Floyd ! Et naturellement ce survol, par la vertu des mots, des maux qui asphyxient notre planète ne pouvait ignorer cet intrus qui s'est subrepticement incrusté dans le quotidien des humains. [... ]" Alpha Amadou SY
Dans ce nouveau recueil, le fécond poète saint-louisien peint avec grâce et générosité la femme. Celle-ci y est déclinée sous les figures de la mère, de la soeur, Fama, à qui le livre est dédié, de l'épouse et de la fille qu'il n'a pas eue. Il y intègre également un vibrant hommage à des femmes à qui il voue une grande admiration, évoquant des sentiments puissants
Abdoukhadre Diallo nous propose, avec force douceur, d'inspirer l'air rare de "fastes instants d'éternité" et de fêter l'instant de l'amour retrouvé, ici et maintenant, comme si demain était classé sans suite. "Celle que l'on n'attendait plus" pourrait désigner la vie que l'on a perdue, la privation de liberté, la félicité retrouvée : une flamme qui repart de plus belle dans la nuit de l'esprit. "Il n'y a sur terre que deux choses précieuses", écrivait Gaston Berger dans son testament, "la première c'est l'amour. La seconde, bien loin derrière, c'est l'intelligence. Amour et intelligence ne se séparent d'ailleurs pas à qui en entend bien le sens. En dehors de cela, il n'y a rien." Abdoukhadre Diallo nous guide à pas légers et mots comptés jusqu'à cette vérité ardente qui n'est évidente pour personne. Thierry Dessolas, Directeur Délégué de l'Institut français.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...