De lointaines racines africaines, le jazz est sorti des bastringues de la Nouvelle-Orléans pour devenir l'événement musical majeur du XXe siècle. De même, des objets étranges venus d'Afrique, sortis des malles des missionnaires, des médecins et des administrateurs coloniaux, sont passés du Musée d'Ethnographie au Musée d'Art et d'Histoire où ils ont acquis leurs lettres de noblesse. C'est un événement. Au moment où l'art africain fut révélé dans sa forme à Picasso, Matisse, Breton et les autres, notre art s'est transformé. La différence de perception entre notre approche de cet art et la sensibilité de ceux qui créèrent l'art moderne réside dans le fait, qu'aujourd'hui, le sens même des objets tribaux acquiert une importance qui fut négligée à l'époque de leur découverte. Cet ouvrage donne un éclairage sur l'incroyable paradoxe de la diversité et de la cohérence de l'art africain. Il montre, par la statuaire et son art du masque, ce qu'il y a de particulier dans la nature intellectuelle africaine et sa contribution à l'histoire culturelle et intellectuelle de l'humanité. Durant 50 ans Serge Diakonoff a parcouru le monde pour constituer une collection de plus de 900 masques et sculptures. Il nous invite ici à poser un regard sur la production artistique de l'Afrique Noire, à en discerner les différents styles et à comprendre les motivations de leurs créateurs. Par cet ensemble inédit et à travers une sélection remarquable et représentative de cet art, il nous montre des objets peu courants ou atypiques, parfois totalement absents de l'iconographie africaine classique. L'ensemble des légendes d'accompagnement, ainsi que quelques textes explicatifs, donnent une idée globale de la spiritualité de l'Afrique Noire et des raisons qui ont conduit ses peuples à produire un art autochtone d'une grande invention et d'une telle diversité.
La guitare est l'instrument de musique populaire par excellence, objet d'un véritable culte, de la part des musiciens comme des mélomanes. Et de fait, depuis le début du XXe siècle, on la retrouve dans tous les styles, dans tous les courants musicaux. Moderne ou vintage, électrique ou acoustique, blanche, or, translucide ou sunburst, en bois, en fibre ou en métal...: l'immense gamme des modèles témoigne ici de l'imagination des concepteurs, tels les légendaires Martin, Gibson, Fender et Rickenbacker. Mais qu'elle soit produite à la chaîne, en usine, ou fabriquée de manière artisanale sur le coin d'un établi, la guitare ne révèle son âme que sous les doigts experts du musicien folk, country, rock ou jazz. Cet ouvrage superbement illustré, véritable bible du collectionneur, retrace l'épopée des modèles les plus marquants de ces dernières décennies. Par le biais de monographies détaillées tant sur le plan historique que technique, et qui ne manquent pas d'indiquer la cote des différents modèles, il rend compte du génie des plus éminents créateurs, constituant ainsi un somptueux hommage à cet instrument-roi.
Le poinçon n'est pas, à l'origine, qu'un moyen de contrôle de la nature et du titre du métal. C'est un grand mystère, celui qui fait découvrir à une ?uvre une valeur nouvelle; de «vieille et méprisée» elle devient «ancienne». Elle doit son prix non plus au poids de sa matière mais à sa forme. Les poinçons prennent alors toute leur importance; grâce à eux, on connaît la date de naissance et l'auteur de l'objet. De nombreux et patients chercheurs se mettent à ?uvre et les rassemblent, les recensent dans des ouvrages; et voici un livre bien conçu, d'un format commode contenant 2 000 marques et poinçons de trente pays. Premier recueil de poinçons classés par thèmes, les marques sont reproduites lisiblement, sur fond noir, et la consultation est très facile. Le but de cet ouvrage est de guider au mieux le lecteur parmi les marques les plus importantes.
Depuis toujours, l'horloge comtoise attire les personnes sensibles aux témoignages du passé. Le charme, le mystère qu'elle inspire, sa présence rassurante ne trouvent nul écho comparable parmi les autres horloges de parquet. Certains l'appellent "grand-mère", d'autres "l'ancêtre". Il est vrai que son histoire est bien remplie et qu'elle a partagé l'intimité de nombreuses générations. Elle symbolise à tel point la vie qu'autrefois, lorsqu'un décès survenait dans la maison, il était coutume de faire taire son tic-tac en arrêtant le balancier si, toutefois, il ne s'arrêtait pas de lui-même... Du haut de ses deux mètres trente, la "grande horloge" continue, encore aujourd'hui, de régler la vie de tous les jours dans bien des foyers, de participer aux moments d'intimité au même titre que le crépitement du feu dans la cheminée. Elle veille inlassablement sur son entourage, et s'adapte avec facilité à tous les intérieurs, qu'ils soient de style, rustiques ou design. Si, au XIXe siècle et jusqu'en 1930, la comtoise fut produite à des millions d'exemplaires, surtout à Morbier et Morez, dans le Jura, il est vrai que de nombreux témoins ont disparu depuis, souvent victimes de sols par trop humides, de fumées persistantes, de réparations maladroites qui ont porté un coup fatal à l'intégrité de l'horloge. C'est pourquoi la sauvegarde des comtoises parvenues jusqu'à nous est devenue une priorité. Homme de métier, Alain Caudine a déjà une longue expérience de restaurateur derrière lui, s'attachant à restituer l'authenticité des horloges comtoises qui lui sont confiées, et son livre, fourmillant d'anecdotes, montre la grande familiarité qu'il entretient avec ses "protégées". Après avoir développé l'aspect historique, l'auteur passe en revue toutes les étapes de fabrication de la "grande horloge" et les éléments constituant son décor, puis s'intéresse aux techniques de restauration, qu'il applique d'une main experte depuis de nombreuses années. Cet ouvrage, qui s'achève sur de précieux conseils d'entretien et d'utilisation, comporte plus de 700 illustrations, la plupart inédites.
Résumé : On les a dits " primitifs ", " nègre ", " populaires ", " tribaux "... : les arts aujourd'hui usuellement nommés " premiers " peinent à être désignés de manière satisfaisante. Sans doute parce que c'est un regard occidental porté sur des arts de peuples non européens, la plupart du temps sans écriture, généralement animistes, qui les a ainsi classés. Qu'ils viennent d'Afrique, du Grand Nord, des Amériques, d'Océanie, ou d'Asie, ces arts qui s'expriment sur des supports très divers (masques, tatouages, peintures) ont en commun d'être nés bien avant que le mot " art " lui-même n'apparaisse. Des statues lega aux dessins sur sable au Vanuatu, cet ouvrage nous invite à découvrir et à comprendre ces arts dits " premiers " qui lient le visible et l'invisible, l'utile et le beau.
L'Univers des Forrnes", collection voulue par André Malraux, est la plus prestigieuse Histoire universelle de l'art. En vingt volumes, cette nouvelle édition présente les grandes civilisations et l'histoire de leurs chefs-d'oeuvre, de la Préhistoire au déclin de la Rome antique. Les Celtes, au temps même de la Grèce et de Rome. ont occupé une grande partie de l'Europe. Au cours du second âge du fer (à partir du Ve siècle av. J.-C.), ils s'installent en Gaule et en Bohême, en Grande-Bretagne et en Irlande, en Italie du nord, dans le Moyen-Danube. Ils traversent les Balkans, pillent la Grèce et fondent, en Asie Mineure, le royaume de Galatie. Dans ces vastes territoires, pendant près d'un millénaire, ils créent et répandent un art abondant et varié qui n'appartient qu'à eux. Leur culture occupe une place majeure dans la formation de l'Occident. Dans l'Europe dite barbare, à l'époque du miracle grec, se produit une sorte de miracle celtique où se reconnaît une certaine famille d'artistes et d'esprits qui ajoute des formes irréelles, inventées, inachevées ou suggérées à celles de la Nature, qui aime éprouver et veut communiquer l'intellectuelle rêverie. Le texte d'origine de Paul-Marie Duval, illustré par une documentation photographique largement en couleur, est introduit par une nouvelle présentation et augmenté d'urne bibliographie mise à jour dues à Christiane Eluère, conservateur en chef au Centre de recherche et de restauration des Musées de France.
Jean-Pierre Subié nous entraine à la découverte de l'art celte au fil de 700 illustrations et photographies. Sa recherche tant historique que légendaire aborde les formes, les matières et les symboles. Elle concerne donc une partie importante de l'Europe.