Dessiner l'effroi. Comprendre les attentats et leurs traumas
Dewilde Fred ; Vautrot Armelle
RIO BRAVO
19,00 €
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EAN :9782488136112
Rescapé des attentats du 13 novembre 2015, le dessinateur Fred Dewilde ¬ n'a eu de cesse de témoigner par le dessin de ce à quoi il avait survécu, de la forme de ses blessures post-traumatiques et de comment il y résistait. A travers ses albums de bandes dessinées, ses images et ses conférences, il cherchait, avec de plus en plus de précision, à décrire son état psychique et à le partager auprès de celles et ceux qui y étaient confrontés. Une personne l'a aidé à (se) comprendre : Le dessinateur lui soumettait des dessins comme autant de visions. Armelle Vautrot, thérapeute spécialiste des traumas, a instruit un dialogue nourri et amical durant toutes ces années avec lui, et éclairé, par ses observations et - ses commentaires, l'évolution de son traumatisme exprimée en une trentaine de dessins. Un dialogue où l'on voit Freud, Jung, mais aussi les mythes grecs et les légendes de pop culture, le rock et la peinture religieuse italienne servir de clés de compréhension à des notions telles que le travail du deuil, l'abréaction, la reconnexion émotionnelle, l'effroi, la paranoïa ou l'imaginaire. En mai 2024, Fred Dewilde ¬s'est donné la mort, et a été intégré à la liste officielle des victimes du Bataclan. Dessiner soigne mais ne guérit pas forcément. Mais dessiner reste un acte rigoureux et précieux pour l'histoire, la mémoire et la ¬connaissance psychiatrique.
Nombre de pages
128
Date de parution
11/11/2025
Poids
170g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782488136112
Auteur
Dewilde Fred ; Vautrot Armelle
Editeur
RIO BRAVO
Largeur
150
Date de parution
20251111
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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Fred Dewilde est un homme de la résilience. Il a vécu de l'intérieur les attentats qui ont plongé la France dans un état de sidération. Quelques mois après l'attaque du Bataclan, il tente de renouer avec une vie familiale heureuse et légère. Cependant, l'annonce des attentats de Nice le replongent dans la peur mais aussi le refus de la haine. C'est par le dessin de Fred Dewilde a choisi d'exprimer les échos et les mécanismes du traumatisme. Pour lui, et plus encore pour ses enfants, il raconte la douleur qui envahit les victimes de cette guerre d'un genre nouveau? Profondément blessé, il lutte contre le désir de vengeance. Chaque planche de cette bande dessinée donne à voir toute l'humanité d'un des survivants du terrorisme contemporain.
Deux mains qui se tiennent du bout des doigts dans la pénombre. Baignant dans le sang des autres, Fred et celle qu'il prénomme Elisa. Nous sommes le 13 novembre 2015, dans la fosse du Bataclan. Ils étaient venus pour le concert des Eagles of Death Metal, mais l'ambiance bascule soudainement dans une tragédie historique. Deux heures durant, leur vie ne tient qu'à un fil. Fred s'emploie à réconforter sa jeune voisine blessée à la jambe. Le récit de l'après- attentat témoigne de façon bouleversante, mais toujours digne, de sa vie en mille morceaux qu'il lui faut reconstituer comme un puzzle. Durant des mois, Fred a l'impression étouffante d'être encore prisonnier du Bataclan. Graphiste professionnel, il reprend peu à peu le crayon et le fil de ses idées. Il raconte ses amis rescapés, les réactions de sa famille, l'indicible, ses phobies et ses sentiments intimes de survivant, ses relations avec la police, la justice et sa psy, le jour où il a été reconnu victime, son retour difficile au travail, son enfance en banlieue sensible et le mouvement salafiste, sa tolérance, ses convictions politiques et ses passions rock. Fred Dewilde avec son envie de dessiner, de témoigner et de faire récit, démontre aussi que l'on peut résister à l'horreur, et sortir définitivement du Bataclan.
Dans ce roman graphique, Fred racont, e de manière poignante et sidérante par sa force, ce que c'est, 4 ans après, que de vivre avec sa propre Mort en horizon. Fred Dewilde était dans la fosse au Bataclan ce jour-là, le sinistre 13 novembre 2015. Il est resté couché dans les flaques de sang en entendant siffler les balles autour de lui, en voyant les chaussures des assassins passer à 15 cm de son visage. Il a tenu pendant 4 heures la main d'une jeune fille gravement touchée, elle aurait pu être sa fille. Il s'en est sorti vivant, mais la Mort réclame toujours un prix .
« C'est la Sorbonne des vélos ! » En ce début juillet 68, alors que la France s'est rendue aux urnes pour solder son compte à l'utopie, même le Tour de France se donne des airs de ronde révolutionnaire. La 55e édition de l'institution sportive n'est vraiment pas comme les autres. Grève de journalistes, sit-in des suiveurs contre le paternalisme patronal, sponsors frileux, premiers contrôles anti-dopage systématiques, rebondissements en cascade, chute du roi Poulidor, irruption d'une star très classe, Jan Janssen, premier néerlandais à s'adjuger la Grande Boucle?Ce tour en roue libre valait bien un récit et une enquêteenlevée avec les derniers témoins de l'épopée.
Ceci est un petit pense-bête démocratique par temps lourds. A quoi servit l'Assemblée nationale alors suspendu et vidé de ses députés en un claquement de doigts, sous l'Occupation ? A être le théâtre d'un régime autoritaire. Des officiers nazis dans l'hémicycle... Le premier procès public de jeunes résistants... Le tournage d'un film collaborationniste antisémite et antimaçonnique à succès... Bienvenue au Palais Bourbon 1942.
Yves Cusset est le créateur et acteur depuis vingt ans d'un genre dont il est l'un des seuls représentants : l'humour philosophique, Ses seul-en-scène ou duo constituent des petits bijoux de pensée joyeuse ! Pensée et écriture méritaient l'écrin d'un livre, c'est chose faite ! Dans ce deuxième opus, l'auteur se colle à la notion philosophique de l'échec. Un vrai éloge de la loserie ! Losers et liseuses, unissez-vous ! Résistez à la tyrannie de la performance en toute circonstance, ratez tout ! En beauté ! Ratez votre vie, et même votre mort.
Maria Anna Mozart, La comtesse de Die, Péronne d'Armentières, Marguerite d'Autriche, Lucrezia Orsina Vizzana, Mademoiselle d'O. , Clara Schumann, Fanny Mendelssohn, Adèle Hugo, Charlotte Sohy, Lena Stein-Schneider... Ces noms vous parlent ? Toutes ces femmes compositrices, et bien d'autres encore, ont été mises sous silence par la musicologie officielle et leurs oeuvres, effacées des mémoires. De nombreuses études ont été publiées sur les femmes artistes invisibilisées, mais rien jusqu'ici sur les compositrices. Anne Ibos-Augé les réhabilite en dix petits chapitres. Des noms peu connus ou même inconnus surgissent, des ombres prennent relief, des compositions inconnues réclament d'être réveillées pour le bien commun, des destins se racontent dans leur mise sous anonymat, voire leur anéantissement social, mais aussi dans la censure et la répression. "Les mécanismes d'oubli, comme ceux de l'empêchement féminin à composer n'ont pas été les mêmes selon les lieux et les époques". remarque l'autrice qui plaide pour que ces oeuvres circulent enfin.