Sony Labou Tansi. Écrivain de la honte et des rives magiques du Kongo
Devésa Jean-Michel
L'HARMATTAN
35,00 €
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EAN :9782738441331
Le parcours de Sony Labou Tansi aura été, paradoxalement, celui d'une infinie solitude. Lui qui nétait ni un pionnier ni un véritable marginal, encore moins un exclu, un naïf ou un oublié, aura été le plus souvent fêté et célébré pour ce qu'il n'était pas: un double africain, le tenant d'une modernité africaine pensée comme l'ombre projetée du modèle occidental. Loin du personnage public, du Sony Labou Tansi triomphant et parfois tonitruant d'une francophonie dont il était à la fois l'alibi et la justification, cet ouvrage révèle un individu déchiré. Cette étude vise à fournir aux étudiants, aux chercheurs et aux universitaires, voire au grand public, une première approche globale de l'itinéraire littéraire et personnel de l'écrivain congolais décédé le 14 juin 1995 à Brazzaville.
Nombre de pages
380
Date de parution
03/05/2000
Poids
462g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782738441331
Titre
Sony Labou Tansi. Écrivain de la honte et des rives magiques du Kongo
ISBN
2738441335
Auteur
Devésa Jean-Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
462
Date de parution
20000503
Nombre de pages
380,00 €
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La place de Jacques Chessex au sein de la littérature suisse romande est considérable, on ne l'affirmera jamais assez. Force est de constater que son rayonnement à Paris n'en a pas fait un auteur français ; il n'a pas connu ni subi le sort que l'Histoire a réservé aux «grands ancêtres», Jean-Jacques Rousseau, Madame de Staël, Benjamin Constant, Henri-Frédéric Amiel dont l'ancrage helvétique a été totalement ou partiellement gommé. Cela étant, son impact est supérieur à celui de Charles-Ferdinand Ramuz, lequel n'avait pas pour objectif l'émergence d'une littérature «nationale». Chessex briguait-il le statut de «seul, unique et véritable père-fondateur» de la littérature suisse d'expression française ? Il est à la fois un continuateur (il revendique son appartenance à une chaîne d'écrivains) et un pionnier qui use du modèle naturaliste mais le déborde, exhibant la force qui, consubstantielle à tout ce qui est, précipite les êtres et les choses vers leur fin. Il a organisé son existence en pansant ses blessures dans l'ambivalence d'un «Je» qui dévoilait ses plaies autant qu'il les dissimulait par le truchement d'une écriture conçue comme une «confession» performative et conduite sous les regards des lecteurs auxquels il reprochait pourtant leur accointance avec le fini et de Dieu qu'il interpellait. Il était un croyant qui ne méprisait pas le charnel, ses contemporains ne l'admettaient pas toujours, lui s'en amusait volontiers. Le présent essai, avec ses notes de traverses, s'efforce de restituer le cheminement de son auteur dans l'oeuvre de cet important écrivain.
Un homme de soixante-treize ans, François Lister, arpente Bordeaux à la recherche de sa jeunesse et de son premier amour, cinquante et un ans après l'avoir quitté. Il n'y croise que des spectres, réactivant ses souvenirs dans un quartier, Saint-Michel, qui n'est plus aux couleurs de l'Espagne républicaine de ses vingt ans. Rencontrée par hasard dans un café, Rosario Paradis s'attache immédiatement à lui. Elle s'escrime à rédiger une thèse d'histoire de l'art qu'elle finance par-delà le bien et le mal, entre peep-show et prostitution occasionnelle. Immergé dans sa mémoire, Lister comprend que, depuis Goya et sa Laitière de Bordeaux, c'est la même chimère qui parcourt la ville. Quand il saisit que pour lui l'heure a sonné d'embrasser la novia de la muerte, il rompt définitivement les amarres. Dans une écriture résolument contemporaine, la narration entrelace trois niveaux : celui du peu de réalité dont chacun s'accommode pour traverser l'existence ; celui d'un passé à jamais révolu qui a vu François Lister passionnément épris d'une Rosario Santiago, agent de liaison et peut-être amie de coeur du dirigeant communiste clandestin Julián Grimau ; celui du rêve et du fantasme d'une jeune femme d'aujourd'hui donnant elle aussi un visage à un fantôme, un François qui pourrait bien n'avoir d'autre réalité que celle d'être l'ombre projetée de ses désirs à elle...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...