Dans son fameux Mémoire sur la faculté de penser publié en 1798, le Comte Antoine-Louis-Claude Destutt de Tracy (1754-1836) donne le nom d'Idéologie à la science de la pensée (des idées) et lui refuse celui de Psychologie, terme considéré à l'époque comme un terme de nature trop métaphysique. Il est alors en pleine possession de sa doctrine mais il lui reste à donner à ses théories une forme définitive en les exposant dans des traités spéciaux. C'est à cette période que furent instituées les Ecoles Centrales (anciens collèges) de la République. Reprenant le plan de son premier travail, il le développe dans le contexte des réformes de l'enseignement secondaire pour former un ouvrage de philosophie première qui prit le titre de Projet d'éléments d'idéologie (1801) où est exposée la science des idées. Condillac, véritable fondateur de l'idéologie, n'avait pas donné un corps de doctrine complet qui puisse servir de texte aux leçons d'un cours. Le livre de Destutt de Tracy eut un succès considérable ; il deviendra, sous forme modifiée lors de sa réédition en 1804, le premier des quatre volumes édités sous le titre Eléments d'idéologie (1803-1815). Nous proposons une édition en fac simile du Projet d'éléments d'idéologie (1801) de Destutt de Tracy, ouvrage qui n'a pas connu de réédition originale depuis plus de deux siècles malgré l'importance de son contenu.
Nombre de pages
360
Date de parution
02/01/2005
Poids
440g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747576345
Titre
Projets d'éléments d'idéologie (1801)
ISBN
2747576345
Auteur
Destutt de Tracy Antoine
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
440
Date de parution
20050102
Nombre de pages
360,00 €
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Qu'est-ce donc que l'amour dans l'homme ayant atteint son développement ? C'est l'amitié embellie par le plaisir ; c'est la perfection de l'amitié. C'est le sentiment par excellence auquel concourt toute notre organisation, qui emploie toutes nos facultés, qui satisfait nos désirs, qui réunit tous nos plaisirs ; c'est le chef d'œuvre de notre être. C'est pour cela même qu'on en a fait un dieu ou un démon, et qu'on en a presque toujours mal raisonné. On parle difficilement de sang-froid d'une si grande puissance. Quand on la sent, on n'y réfléchit guère ; quand on n'y réfléchit, on ne la sent presque plus".
Tome premier des Oeuvres complètes de Destutt de Tracy (1754-1836), ce volume comprend tout d'abord les textes que le fondateur et chef de file de l'Idéologie a publiés alors qu'il était député à l'Assemblée constituante. Il y défend notamment, contre les attaques d'Edmund Burke, la cause de la Révolution française (M. de Tracy à M. Burke, 1790) puis, contre le parti colonial, celle des hommes de couleur (Opinion de M. de Tracy sur les affaires de Saint-Domingue, 1791). Un second ensemble réunit ses écrits sur l'éducation des "hommes faits" (Quels sont les moyens de fonder la morale d'un peuple ?, 1798) et sur l'instruction des jeunes gens (Observations sur le système actuel d'instruction publique, 1801). En prenant fait et cause pour la politique pédagogique du Directoire et en particulier pour les écoles centrales des départements, menacées puis supprimées par le Consulat, Destutt de Tracy mène un combat qui n'est rien moins que philosophique : ce qui est en jeu en effet, c'est la présence ou l'absence de la grammaire générale et de l'Idéologie au coeur du système d'enseignement. A côté des ouvrages plus théoriques (Mémoire sur la faculté de penser, 1798 ; Eléments d'idéologie, 1801-1815) ; Commentaire sur L'Esprit des lois de Montesquieu, 1819), les textes ici rassemblés témoignent de l'engagement du philosophe dans les débats de la décennie révolutionnaire.
Parce que nos idées sont " tout pour nous ", la connaissance de nos facultés intellectuelles constitue pour Destutt de Tracy la tâche prioritaire de la philosophie et le socle de toute vérité. C'est là l'objet du premier volume des Eléments d'idéologie, publié en 1801 sous le titre de Projets d'idéologie avant de prendre, dans les éditions suivantes, celui d'idéologie proprement dite. Qualifiée par son auteur de " théorie des théories", de " science des sciences" et de " méthode des méthodes ", l'idéologie proprement dite met au jour l'ensemble des processus qui concourent à la formation des idées, des plus simples d'entre elles aux plus complexes. Elle est ainsi la matrice de toutes les sciences idéologiques qui seront déclinées dans les volumes suivants : la science des signes ou de l'expression des idées (Grammaire), la science du raisonnement ou de la combinaison des idées (Logique) ainsi que les sciences morales et politiques (Traité de la volonté et de ses effets), l'ensemble des Eléments d'idéologie formant la somme philosophique la plus emblématique et la plus aboutie d'un courant de pensée qui a dominé la vie intellectuelle en France à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...