Cinématographe. Sur le traces de Jean Deconinck, créateur du Fresnoy
Desrousseaux Christine ; Fleischer Alain
INVENIT
18,00 €
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EAN :9782376801153
Cinématographe relève un double défi : le premier est d'ordre personnel, et ressortit à l'histoire intime. Retraçant la généalogie familiale, Christine Desrousseaux part à la découverte d'un arrière-grand-père qu'elle n'a pas connu. Celui qui en 1943, alors qu'il avait 67 ans, s'est donné la mort, n'a pas attendu la venue au monde, neuf ans plus tard, de son arrière-petite-fille. Collectant lettres et archives, sondant souvenirs et témoignages, celle-ci recoud, point par point, fils et filiations interrompus. L'autre défi de l'ouvrage est de taille, lui aussi, sachant que l'arrière-grand-père en question se nomme Jean Deconinck, le très fameux Jean Deconinck auquel on doit un lieu emblématique des Hauts-de-France : le Fresnoy à Tourcoing. L'aventure démarre en 1901, lorsque Jean Deconinck rachète une partie des écuries du château Descat et y installe en 1905 un cinéma muet en plein air. Ébéniste de métier, il dessine les plans de ce qui deviendra Le Fresnoy, qui ouvre officiellement en 1907. L'établissement est un centre de divertissements populaires, avec un cinéma couvert, une salle de danse, des brasseries, des bars. Le Fresnoy se fait l'écho des innovations cinématographiques, programme les productions de la Fox ou du Paramount, projette les films de Cecil B. DeMille, Lubitsch, Buster Keaton et Hitchcock, sous oublier de promouvoir le cinéma de René Clair ou Jean Renoir. Dans l'élan, Jean Deconinck fait construire à Roubaix le cinéma le Colisée, d'une capacité de 2000 places. Après sa disparition, le Fresnoy, après quelques hauts et bas, est transformé en école supérieure d'art pour la formation aux langages audiovisuels. En 1997, il devient le Studio national des arts contemporains que nous connaissons aujourd'hui.
Nombre de pages
156
Date de parution
16/02/2024
Poids
370g
Largeur
171mm
Plus d'informations
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EAN
9782376801153
Titre
Cinématographe. Sur le traces de Jean Deconinck, créateur du Fresnoy
Auteur
Desrousseaux Christine ; Fleischer Alain
Editeur
INVENIT
Largeur
171
Poids
370
Date de parution
20240216
Nombre de pages
156,00 €
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Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l'eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, pour oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d'Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. A quel moment s'est envolé l'enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l'une de ses missions ? Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s'en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Il commence lui-même à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l'irréparable ...
Sur une plage désertée par les estivants, Jean se plonge dans l'eau glacée. Quel que soit le temps, il part nager, pour oublier son corps trop vieux, oublier son petit-fils Léo, enfermé dans sa chambre et replié sur lui-même depuis son retour d'Afghanistan. Léo qui crie la nuit, Léo qui lui fait peur. A quel moment s'est envolé l'enfant rieur dont il était si proche ? Le jour où sa mère a disparu sans laisser de traces ? Ou lors de l'une de ses missions ? Un soir, Léo, ivre, agresse une jeune fille. Il s'en tire à condition de présenter ses excuses. Mais quand une adolescente disparaît quelques jours plus tard, Jean va devoir affronter les gens du village qui voient en Léo un suspect idéal et deviennent de plus en plus hostiles. Lui-même commence à douter : et si ce petit-fils tant aimé avait commis l'irréparable ? Sur une presqu'île battue par les vents du Nord, un grand-père essaie de prouver l'innocence de son petit-fils, envers et contre tout. Christine Desrousseaux nous offre un roman prenant et émouvant, rythmé par les saisons et les marées.
Hier, quand j'ai poussé la porte du chalet, j'ai eu immédiatement l'impression d'être arrivée dans un lieu qui m'attendait. Un lieu possible en tout cas. Un lieu vivable. La pièce unique tapissée de bois, le colossal poêle central, les fenêtres ouvertes sur le velours des prairies, tout m'a plu. " Morez, dans le Haut Jura. C'est là que Vera a décidé de s'exiler quelque temps. Le corps et l'esprit encore endoloris après l'accident de voiture dont elle est responsable et qui a coûté la vie à sa mère, elle investit ce chalet pour se sevrer des médicaments, recouvrer la mémoire et fuir la surveillance de son envahissante soeur. La montagne apparaît en effet comme le lieu idéal pour se reconstruire. Mais Vera n'est pas la seule à y être venue enterrer son passé et, toute à sa renaissance, elle ignore les menaces qui planent. Des habitants hostiles. Un voisin aussi séduisant que mystérieux. Et la neige qui risque à tout moment de bloquer la vallée...
Il avait la capacité de l'écouter comme si le récit de ses rêves et la banalité de son existence contenaient des clés qui, une fois actionnées, allaient tout éclairer, nimber sa vie d'un sens nouveau, l'aider à habiter son corps, à le réenchanter". Quand Dora apprend la mort de Serge Vergritz, son ancien psychanalyste, elle est stupéfaite, elle qui entretenait encore avec lui de grandes conversations imaginaires, se confiant notamment sur son éternel célibat. Elle décide de se rendre sur sa tombe en Belgique pour un dernier hommage, mais son séjour ne se passe pas comme prévu, et Dora se trouve malgré elle mêlée à une affaire de meurtre. Est-elle simplement au mauvais endroit au mauvais moment ou a-t-elle réellement quelque chose à se reprocher ? Surveillée par le bel inspecteur Vaneck, Dora devra démêler les mystères du présent et les réminiscences du passé afin de trouver la clé de ses névroses et peut-être la voie du désir. Avec humour et tendresse, Christine Desrousseaux distille le doute et livre un roman plein d'atmosphère sur les chemins tortueux de l'inconscient.
Henri Désiré Gauquié. Catalogue raisonné de l'oeuvre sculpté. Henri Gauquié naît à Flers-lez-Lille en 1858. Très jeune, alors qu'il habite Valenciennes , il est remarqué pour ses dons de modelage et de sculpteur sur bois, et rentre aux Académies de la ville où il suit l'enseignement du sculpteur René Fache de 1872 à 1878. De 1878 à 1888, il étudie à l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris dans l'atelier de Jules Cavelier. L'exposition universelle de 1900 est une aubaine pour le jeune sculpteur, qui se voit sollicité pour plusieurs oeuvres : ses rondes de petits Amours, sur les candélabres historiés du pont Alexandre III à Paris, sont connues de tous les touristes qui visitent la capitale, et de tous les amoureux qui, ignorant la valeur de ces bronze anciens, n'hésitent pas à y accrocher des cadenas... Henri Gauquié, dont les figures en marbre ou en bronze sont inspirées des sculptures italiennes ou françaises des 16e, 17e et 18e siècles, se revendique "sculpteur décorateur" , et offre un oeuvre sculpté riche et varié, prisé, qui plus est, des collectionneurs. Ce catalogue présente 159 oeuvres sans compter les études préparatoires ou différentes versions reprises par le sculpteur lui-même ou rééditées après sa mort. Henri Gauquié est un modeleur de talent. On lui connaît peu de dessins, mais il interprète avec bonheur les dessins proposés par les architectes avec lesquels il travaille tout au long de sa carrière et en particulier l'architecte Henri Guillaume (Paris, 1868-Paris, 1929). Ses oeuvres monumentales étudiées dans le catalogue sont situées dans de nombreuses régions de France. La région des Hauts-de-France en conserve le plus grand nombre avec dix-neuf monuments réalisés, tels L'Abreuvoir, Monument à la 58e division britannique à Chipilly, dans la Somme, et son Monument au maréchal de Villars à Denain.
Robert Droulers (1920-1994) : L'échappée belle Exposition à La Piscine du 18 février au 21 mai 2023, Commissariat Alice Massé et Bruno Gaudichon. Catalogue publié à l'occasion de l'exposition. La Piscine de Roubaix, en partenariat étroit avec le Musée Estrine de Saint-Rémy de Provence, propose une riche exposition où l'oeuvre multiple de Robert Droulers est présentée. Cette articulation muséale Nord-Sud correspond au parcours personnel de cet artiste né à Lille en 1920 : dès l'adolescence, il peint sur le motif en région lilloise et en Belgique, puis en atelier. Dès les années 1950, il s'oriente vers la peinture abstraite, expose au Salon des Réalités Nouvelles ; il fréquente les artistes du Groupe de Roubaix et l'Atelier de la Monnaie à Lille. Sa rencontre avec Eugène Leroy est déterminante : il trouve auprès de l'artiste tourquennois une amitié solide, doublée d'une durable force d'encouragement. Curieux et infatigable, Droulers explore alors l'expressionnisme, le cubisme et l'orphisme, et expose dans diverses galeries à Lille, Bruxelles et Roubaix. Sa trajectoire de vie se réoriente en 1964, date à laquelle il quitte le Nord pour la Provence. Ce passage du Septentrion au Sud génère en lui un puissant renouveau - fréquentations nouvelles, influences inédites sous une lumière plus éclatante. De 1973 à 1980, Droulers habite Aix-en-Provence avant de partir s'installer définitivement à Saint-Rémy de Provence. Maturation de l'oeuvre, qui se plaît à l'épure, à la fluidité évanescente - comme au terme d'un cheminement spirituel, l'accès au plein éblouissement. Ce catalogue, à l'image de l'exposition, donne à voir la diversité des médiums abordés par cet artiste complet : des dessins, mais aussi des collages et des estampes, des peintures, des sculptures, du mobilier, des architectures. On y suit pas à pas un parcours original, où la recherche, la tentative, l'audace nous font, nous aussi, cheminer.
La Dame de Renancourt, découverte en 2019 lors d'une campagne de fouilles préventives menée à Amiens, est un spécimen unique de l'art gravettien. Sa taille minuscule la distingue absolument des autres statuettes exhumées jusqu'alors. Haute de 3, 5 cm, elle apporte, avec elle, un nombre incalculable d'interrogations. L'archéologie, vestiges à l'appui, tente de définir les lointaines configurations du Paléolithique supérieur, patiemment assemble les diverses parties du puzzle, émet des hypothèses, de découverte en découverte, méthodiquement, tâche de lever les questions. Evidemment, de nombreuses incertitudes subsistent, font reculer les conclusions. Comment faire le clair tout à fait ? Florence Saint-Roch est allée, avec son appareil-photo, rencontrer cette Dame hors-normes au Musée de Picardie, où elle est désormais exposée. La mitraillant à l'envi, elle en a rapporté ce curieux album.
Dans un musée ou lors d'une exposition, qui visite, qui est visité ? Ouvre et spectateur se rencontrent, se font accueil : l'expérience esthétique est d'hospitalité. Ainsi, dans cet ouvrage, Isabelle Gillet vient "visiter" 52 oeuvres présentées soit dans les musées de la Région Hauts-de-France, soit dans des expositions temporaires. Et de cette fréquentation, où l'écrivaine reçoit autant qu'elle est reçue, naissent, comme autant d'instantanés sensibles, 52 déclinaisons du féminin. Ainsi, au fil des rencontres et des pages, la femme, peinte ou sculptée, est-elle tantôt "Altière" , "Vibrante" , "Quotidienne" , ou encore "Mesurée" ou "Joyeuse" . Chacune, à sa façon, vient réveiller l'écrivaine, la bouscule parfois, et, toujours, lui fait écho. L'oeuvre d'art est terrain d'entente, travail de reconnaissance. Aussi, l'écriture en regard, dans un permanent mouvement dehors/dedans, est-elle double : texte poétique issu des profondeurs et présentation des oeuvres alternent, et, l'un et l'autre, l'un avec l'autre, nous invitent à lire autant qu'à regarder. Et nous aussi, nous sommes visités.