Les habitants : acteurs de la rénovation urbaine ?
Desponds Didier ; Auclair Elisabeth ; Bergel Pierr
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753528949
Les villes se transforment en permanence sous les effets conjugués des dynamiques économiques, des projets d'aménagement et des choix des ménages. Les opérations de rénovation urbaine occupent une place particulière car elles modifient de façon radicale la physionomie des espaces urbains. Voulues par les acteurs politiques, elles sont généralement appréhendées selon le point de vue des aménageurs : quels sont leurs objectifs, quel grand dessein poursuivent-ils, quels sont les moyens mobilisés ? Le projet de cet ouvrage consiste à inverser le regard en partant de ceux qui vivent dans les périmètres en cours de rénovation. Si la décision initiale de rénover ne leur appartient pas, les habitants devraient être associés aux projets qui vont modifier leurs territoires de vie, tel que l'annoncent les politiques urbaines françaises depuis la circulaire HVS (Habitat et vie sociale) de 1977. Le concept de "participation" figure également dans les préoccupations de nombreux pays, en particulier européens. De quoi s'agit-il ? Le rôle que les habitants sont censés devoir jouer se positionne-t-il en amont des projets, dans une logique de co-construction, ou en aval pour valider les décisions, voire les infléchir à la marge ? A cet égard, les opérations de rénovation urbaine engagées depuis la loi d'orientation pour la ville d'août 2003, dite "loi Borloo", constituent un archétype. Elles visent à améliorer le cadre de vie dans des secteurs urbains considérés comme dégradés en promouvant par ailleurs la mixité sociale. La "participation" des habitants est annoncée comme indispensable mais se heurte à de multiples difficultés : réticences des aménageurs à leur octroyer une place, hésitation de ceux-ci à s'engager dans des processus dont ils ne cernent ni les objectifs, ni les effets potentiels. La "participation" attendue peut prendre d'autres voies et conduire à des mobilisations qui interrogent la légitimité des opérations en regard de la valeur patrimoniale de ce qui va être détruit. Renforcer la place des habitants dans les opérations de rénovation urbaine représente un objectif indispensable, susceptible de constituer ces populations en acteurs à part entière de la démocratie locale. Il est en effet paradoxal d'ignorer les attentes et les avis de ceux qui sont les premiers concernés par l'avenir de leurs lieux de résidence. Néanmoins, les mots ne peuvent servir d'alibi. Cet ouvrage résolument pluridisciplinaire consiste à interroger le rôle joué par les habitants dans l'élaboration des projets urbains et à plaider pour une amélioration en profondeur des pratiques de participation. La ville ne peut se transformer sans s'appuyer d'abord sur ceux qui y vivent.
Nombre de pages
275
Date de parution
13/03/2014
Poids
516g
Largeur
163mm
Plus d'informations
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EAN
9782753528949
Titre
Les habitants : acteurs de la rénovation urbaine ?
Auteur
Desponds Didier ; Auclair Elisabeth ; Bergel Pierr
Editeur
PU RENNES
Largeur
163
Poids
516
Date de parution
20140313
Nombre de pages
275,00 €
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Suite à l'offensive allemande du 10 mai 1940, un vent de panique poussa les populations à se jeter sur les routes : elles essayaient de trouver vers le Sud un improbable abri. A la suite des Belges, des Néerlandais et des Luxembourgeois, environ huit millions de Français, soit près d'un cinquième de la population, furent concernés par cet exode massif. A partir de témoignages de personnes ayant vécu ces événements, Didier Desponds revient sur l'histoire dramatique de ces déplacements forcés. Comment les populations s'organisèrent-elles ? Qu'est-ce qui les incita à fuir plutôt qu'à rester ? Quelles routes empruntèrent-elles ? De quels appuis bénéficièrent-elles ? Comment affrontèrent-elles ces situations traumatisantes ? A partir de l'analyse de témoignages, c'est toute une page de l'histoire des Français, qui hante encore nos mémoires, qui est reconstituée de façon vivante et détaillée.
Le géographe Didier Desponds a réuni 12 personnalités engagées sur le sujet: économistes, sociologues, juristes, éducateurs, sémiologue, syndicaliste, responsable de la fondation Abbé Pierre ou de l Institut national de la jeunesse et de l éducation populaire.
Desponds Didier ; Nappi-Choulet Ingrid ; Vidal Fré
Si le poète Emile Verhaeren a pu décrire les cités de la fin du XIXe siècle comme des Villes tentaculaires, aujourd'hui c'est le concept-même de smart city qui essaime à travers le monde et se déploie sous des formes si variées qu'il semble échapper à toute tentative de définition. Des bâtiments aux réseaux, le smart appose peu à peu son empreinte sur nos villes, érigeant le numérique en grand urbaniste du XXIe siècle. Mais quelle est donc cette intelligence qui se diffuse ainsi au sein des territoires ? " Pour répondre à cette interrogation, cet ouvrage croise les approches de spécialistes les plus divers. Et se demande comment on intègre à cette nouvelle pensée de la ville les intérêts spécifiques, et souvent divergents, des entreprises, des acteurs politiques et des habitants. Comment dépasse-t-on les modèles "clés en main" pour prendre en compte les besoins des populations ? Un livre savant, bien utile à qui veut penser la ville.
Si les aéroports constituent des atouts indispensables au fonctionnement des grandes agglomérations, ils n’en suscitent pas moins de multiples controverses. Celles-ci deviennent d’autant plus vives que s’exacerbent les tensions dues au changement climatique et à la sensibilité croissante des populations à la qualité de leur cadre de vie.Ce livre découle d’une étude approfondie menée auprès de ménages ayant déménagé récemment autour de cinq plateformes aéroportuaires françaises. En s’appuyant sur une méthode mixte (quantitative et qualitative), il tente d’évaluer les différents facteurs qui ont conduit au changement de lieu de vie. Quels sont les principaux motifs ayant contribué aux arbitrages des ménages ? De quelle manière les nuisances associées aux plateformes aéroportuaires furent-elles prises en compte ? Ces plateformes présentent-elles plus d’avantages que d’inconvénients ? Ces perceptions diffèrent-elles selon la position sociale des habitants, leur statut d’occupation, voire leur situation générationnelle ...Par-delà les résultats obtenus se dessinent de nombreuses pistes visant à rendre davantage compatibles les contraintes liées au trafic aérien avec le souhait des habitants d’améliorer leurs conditions de vie et donc de réduire les injustices environnementales auxquelles ils sont confrontés.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.