Si les aéroports constituent des atouts indispensables au fonctionnement des grandes agglomérations, ils n’en suscitent pas moins de multiples controverses. Celles-ci deviennent d’autant plus vives que s’exacerbent les tensions dues au changement climatique et à la sensibilité croissante des populations à la qualité de leur cadre de vie.Ce livre découle d’une étude approfondie menée auprès de ménages ayant déménagé récemment autour de cinq plateformes aéroportuaires françaises. En s’appuyant sur une méthode mixte (quantitative et qualitative), il tente d’évaluer les différents facteurs qui ont conduit au changement de lieu de vie. Quels sont les principaux motifs ayant contribué aux arbitrages des ménages ? De quelle manière les nuisances associées aux plateformes aéroportuaires furent-elles prises en compte ? Ces plateformes présentent-elles plus d’avantages que d’inconvénients ? Ces perceptions diffèrent-elles selon la position sociale des habitants, leur statut d’occupation, voire leur situation générationnelle ...Par-delà les résultats obtenus se dessinent de nombreuses pistes visant à rendre davantage compatibles les contraintes liées au trafic aérien avec le souhait des habitants d’améliorer leurs conditions de vie et donc de réduire les injustices environnementales auxquelles ils sont confrontés.
Nombre de pages
448
Date de parution
24/04/2024
Poids
716g
Largeur
170mm
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EAN
9791037037794
Titre
Habiter sous le bruit des avions. Eviter, subir, s'adapter. Mobilités résidentielles au défi des inj
Suite à l'offensive allemande du 10 mai 1940, un vent de panique poussa les populations à se jeter sur les routes : elles essayaient de trouver vers le Sud un improbable abri. A la suite des Belges, des Néerlandais et des Luxembourgeois, environ huit millions de Français, soit près d'un cinquième de la population, furent concernés par cet exode massif. A partir de témoignages de personnes ayant vécu ces événements, Didier Desponds revient sur l'histoire dramatique de ces déplacements forcés. Comment les populations s'organisèrent-elles ? Qu'est-ce qui les incita à fuir plutôt qu'à rester ? Quelles routes empruntèrent-elles ? De quels appuis bénéficièrent-elles ? Comment affrontèrent-elles ces situations traumatisantes ? A partir de l'analyse de témoignages, c'est toute une page de l'histoire des Français, qui hante encore nos mémoires, qui est reconstituée de façon vivante et détaillée.
Le géographe Didier Desponds a réuni 12 personnalités engagées sur le sujet: économistes, sociologues, juristes, éducateurs, sémiologue, syndicaliste, responsable de la fondation Abbé Pierre ou de l Institut national de la jeunesse et de l éducation populaire.
Desponds Didier ; Auclair Elisabeth ; Bergel Pierr
Les villes se transforment en permanence sous les effets conjugués des dynamiques économiques, des projets d'aménagement et des choix des ménages. Les opérations de rénovation urbaine occupent une place particulière car elles modifient de façon radicale la physionomie des espaces urbains. Voulues par les acteurs politiques, elles sont généralement appréhendées selon le point de vue des aménageurs : quels sont leurs objectifs, quel grand dessein poursuivent-ils, quels sont les moyens mobilisés ? Le projet de cet ouvrage consiste à inverser le regard en partant de ceux qui vivent dans les périmètres en cours de rénovation. Si la décision initiale de rénover ne leur appartient pas, les habitants devraient être associés aux projets qui vont modifier leurs territoires de vie, tel que l'annoncent les politiques urbaines françaises depuis la circulaire HVS (Habitat et vie sociale) de 1977. Le concept de "participation" figure également dans les préoccupations de nombreux pays, en particulier européens. De quoi s'agit-il ? Le rôle que les habitants sont censés devoir jouer se positionne-t-il en amont des projets, dans une logique de co-construction, ou en aval pour valider les décisions, voire les infléchir à la marge ? A cet égard, les opérations de rénovation urbaine engagées depuis la loi d'orientation pour la ville d'août 2003, dite "loi Borloo", constituent un archétype. Elles visent à améliorer le cadre de vie dans des secteurs urbains considérés comme dégradés en promouvant par ailleurs la mixité sociale. La "participation" des habitants est annoncée comme indispensable mais se heurte à de multiples difficultés : réticences des aménageurs à leur octroyer une place, hésitation de ceux-ci à s'engager dans des processus dont ils ne cernent ni les objectifs, ni les effets potentiels. La "participation" attendue peut prendre d'autres voies et conduire à des mobilisations qui interrogent la légitimité des opérations en regard de la valeur patrimoniale de ce qui va être détruit. Renforcer la place des habitants dans les opérations de rénovation urbaine représente un objectif indispensable, susceptible de constituer ces populations en acteurs à part entière de la démocratie locale. Il est en effet paradoxal d'ignorer les attentes et les avis de ceux qui sont les premiers concernés par l'avenir de leurs lieux de résidence. Néanmoins, les mots ne peuvent servir d'alibi. Cet ouvrage résolument pluridisciplinaire consiste à interroger le rôle joué par les habitants dans l'élaboration des projets urbains et à plaider pour une amélioration en profondeur des pratiques de participation. La ville ne peut se transformer sans s'appuyer d'abord sur ceux qui y vivent.
Desponds Didier ; Nappi-Choulet Ingrid ; Vidal Fré
Si le poète Emile Verhaeren a pu décrire les cités de la fin du XIXe siècle comme des Villes tentaculaires, aujourd'hui c'est le concept-même de smart city qui essaime à travers le monde et se déploie sous des formes si variées qu'il semble échapper à toute tentative de définition. Des bâtiments aux réseaux, le smart appose peu à peu son empreinte sur nos villes, érigeant le numérique en grand urbaniste du XXIe siècle. Mais quelle est donc cette intelligence qui se diffuse ainsi au sein des territoires ? " Pour répondre à cette interrogation, cet ouvrage croise les approches de spécialistes les plus divers. Et se demande comment on intègre à cette nouvelle pensée de la ville les intérêts spécifiques, et souvent divergents, des entreprises, des acteurs politiques et des habitants. Comment dépasse-t-on les modèles "clés en main" pour prendre en compte les besoins des populations ? Un livre savant, bien utile à qui veut penser la ville.
Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l’histoire et la population haïtiennes, on a rarement l’occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu’une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants.Tout le monde s’en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l’attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines.Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d’une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l’auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l’humanité entière.Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.