Sans connaître le nom de Jean-Léon Gérôme, le grand public connaît bien ses toiles de cirques romains qui inspireront lepeplum au cinéma, de Ben-Hur à Gladiator. Mais sait-il que Gérôme est l'un des plus grands peintres orientalistes du XIXe siècle et l'un des plus célébrés de son temps ? L'artiste voyage souvent en terres d'islam. Il en rapporte les images d'un Orient qu'il falsifie et réenchante. Sa popularité culmine avec sa collaboration avec Goupil, célèbre marchand d'art et de reproductions de peintures. Dans une veine académique au rendu impeccable, Gérôme brosse des scènes de genre, qu'on a pu interpréter comme des poncifs de la France coloniale : femmes aux bains, danseuses du ventre, scènes de prière... Cet ouvrage démontre au contraire que, contextualisées, ses oeuvres imposent déjà de repenser le voyage, l'Orient et l'altérité. Participant à l'évolution des mentalités et à l'éclectisme des goûts, Gérôme est à la fois académique et moderne. Le présent livre tente d'éclairer ce paradoxe original. Cette étude souhaite aussi replacer l'oeuvre orientaliste de Gérôme - injustement délaissée des musées et ignorée du public - dans la grande peinture qui participa à la gloire du Second Empire.
Nombre de pages
292
Date de parution
27/08/2018
Poids
349g
Largeur
135mm
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EAN
9782343152837
Titre
Jean-Léon Gérôme. Désir d'Orient (1824-1904)
Auteur
Deshayes Olivier
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
349
Date de parution
20180827
Nombre de pages
292,00 €
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Dans la quête plastique de la belle forme, la plus apte semble-t-il à célébrer un culte de la féminité, la représentation n'est ni plus ni moins qu'une imposture ! Féminité et féminin ne parlent pas le même langage. Le premier relève du Beau, le second du désir de l'Autre. C'est du second versant qu'il est question ici dans ce livre traversé par l'enseignement de Lacan. De Fragonard à Bill Viola, le désir féminin est interrogé comme composante de la création jusque dans son impensable.
La mélancolie de madame du Deffand est légendaire. Son salon, fréquenté par des intellectuels, des gens de lettres et des aristocrates issus des plus brillantes Cours européennes, et sa plume, qu'elle n'hésite pas à tremper dans le fiel, le sont également. Jean-Jacques Rousseau et les Encyclopédistes en font régulièrement les frais. Mais le plus surprenant est l'"amour romanesque" que Mme du Deffand, à l'âge de soixante-dix ans, voue à un aristocrate anglais de vingt ans son aîné. S'établit dès leur première rencontre en 1765 une correspondance éblouissante, passionnée, combative.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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