Depuis plusieurs décennies, la question territoriale est devenue l'un des angles morts du débat public. On parle d'aménagement, de décentralisation, de compétences. Plus rarement de vie quotidienne. Or c'est bien là que se joue l'essentiel. Les territoires n'ont pas seulement perdu des services publics ou des commerces : ils ont souvent perdu leur fonction économique. Il y a aussi un sentiment d'abandon, dont le ressenti dépasse souvent la réalité statistique. Ce déclassement vécu, fait d'expériences concrètes et répétées, est devenu au fil du temps un terreau favorable aux partis populistes. Ce rapport au territoire est devenu un marqueur social. Pour certains, la mobilité est une ressource, une ouverture, une liberté. Pour d'autres, elle est une obligation, un coût, une fatigue. Pour autant, nos territoires ne sont pas condamnés. Leur rebond ne sera ni automatique ni uniforme. Réinventer les territoires ne signifie pas revenir en arrière, ni plaquer des modèles uniques. Cela implique de redonner une place centrale aux spécificités locales et à des projets ancrés. C'est à cette condition que les territoires cesseront d'être perçus comme des zones de seconde classe. A l'approche des élections municipales de 2026, une question s'impose donc : voulons-nous encore permettre aux territoires français de rebondir, ou avons-nous renoncé à les penser autrement que comme un décor du passé ...
Nombre de pages
82
Date de parution
28/01/2026
Poids
310g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
3770039359031
Auteur
DESCOLA/GRATALOUP
Editeur
MERMOZ
Largeur
210
Date de parution
20260128
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82,00 €
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Seul l'Occident moderne s'est attaché à classer les êtres selon qu'ils relèvent des lois de la matière ou des aléas des conventions. L'anthropologie n'a pas encore pris la mesure de ce constat : dans la définition même de son objet - la diversité culturelle sur fond d'universalité naturelle -, elle perpétue une opposition dont les peuples qu'elle étudie ont fait l'économie. Peut-on penser le monde sans distinguer la culture de la nature ? Philippe Descola propose ici une approche nouvelle des manières de répartir continuités et discontinuités entre l'homme et son environnement. Son enquête met en évidence quatre façons d'identifier les "existants" et de les regrouper à partir de traits communs qui se répondent d'un continent à l'autre : le totémisme, qui souligne la continuité matérielle et morale entre humains et non-humains , l'analogisme, qui postule entre les éléments du monde un réseau de discontinuités structuré par des relations de correspondances ; l'animisme, qui prête aux non-humains l'intériorité des humains, mais les en différencie par le corps ; le naturalisme qui nous rattache au contraire aux non-humains par les continuités matérielles et nous en sépare par l'aptitude culturelle. La cosmologie moderne est devenue une formule parmi d'autres. Car chaque mode d'identification autorise des configurations singulières qui redistribuent les existants dans des collectifs aux frontières bien différentes de celles que les sciences humaines nous ont rendues familières. C'est à une recomposition radicale de ces sciences et à un réaménagement de leur domaine que ce livre invite, afin d'y inclure bien plus que l'homme, tous ces "corps associés" trop longtemps relégués dans une fonction d'entourage.
Présentation de l'éditeur Philippe Descola est l'anthropologue français aujourd'hui le plus commenté dans le monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. Il revient ici sur sa trajectoire, qui l'a mené de l'Ecole normale supérieure au Collège de France ; sur les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980 ; sur son expérience du terrain aux côtés des Indiens Jivaros, et les leçons qu'il en a tirées. Il éclaire ainsi les enjeux de sa pensée : l'héritage du structuralisme, mais surtout la genèse et l'ambition de son maître-livre Par-delà nature et culture. Cette synthèse des façons dont les humains envisagent leurs relations avec les non-humains décrit les quatre grandes "compositions de mondes" (animisme, naturalisme, totémisme, analogisme) qui caractérisent nos façons d'habiter une planète remplie de plantes, d'animaux ou d'esprits. Ces entretiens, qui introduisent à l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental, constituent un plaidoyer passionnant pour une manière de coexister avec "un plus grand nombre de non-humains".
Philippe Descola est aujourd'hui l'anthropologue français le plus commenté au monde, au point d'apparaître comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. De ses enquêtes auprès des Indiens jivaros de Haute-Amazonie à son enseignement au Collège de France, il revient sur son parcours d'anthropologue - son expérience du terrain et les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980, et éclaire aussi la question environnementale et le droit des sociétés indigènes. Dans cette synthèse sous forme d'entretiens, il s'intéresse tout particulièrement à nos façons d'habiter une planète remplie de "non-humains" - plantes, animaux ou esprits. Ce faisant, il propose l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental.
Il n'est pas de monde sans individus pour le faire exister. Et c'est dans la relation que les hommes tissent à leur environnement que se niche la diversité des mondes dont Philippe Descola n'a cessé de rendre compte. Anthropologue français aujourd'hui le plus commenté au monde, il apparaît comme le successeur légitime de Claude Lévi-Strauss. De ses enquêtes auprès des Indiens jivaros de Haute-Amazonie à son enseignement au Collège de France, il revient sur son parcours d'ethnologue - son expérience du terrain et les discussions qui ont animé l'anthropologie des années 1970 et 1980 -, et éclaire aussi la question environnementale et le droit des sociétés indigènes. Dans cette synthèse sous forme d'entretiens, il s'intéresse tout particulièrement à nos façons d'habiter une planète remplie de "non-humains" - plantes, animaux ou esprits. Ce faisant, il propose l'une des critiques les plus inventives du modèle occidental.
L'économie est devenue à la fois centrale et mal comprise. Un sondage exclusif Bona fidé pour Mermoz montre que 80% des Français se jugent mal formés et perçoivent les économistes à travers un prisme idéologique, révélant une défiance croissante et une perte de repères. Souvent critiquée pour son obsession de la croissance, son biais financier ou sa vision réductrice de l'humain, l'économie a pourtant contribué à améliorer les conditions de vie, réduire les inégalités et éclairer de nombreux enjeux du quotidien. Ce numéro de Mermoz propose ainsi d'en réaffirmer l'utilité à travers trois axes : l'impact des théories économiques, leur confrontation au réel et les pistes pour penser le monde de demain.
La violence est partout... mais la comprend-on vraiment ? Irriguant nos sociétés, des écrans aux foyers, des tensions économiques aux conflits internationaux, elle ne se limite plus aux faits divers. Ce numéro de Mermoz en explore les racines profondes et les mutations contemporaines. A rebours des simplifications, il interroge les formes sociales, institutionnelles et symboliques de la violence pour mieux la contenir et tenter de la dépasser. Avec les contributions de Michel Wieviorka, Vinciane Pirenne-Delforge, Jean-François Sirinelli, Claire Hédon, Jean-Paul Pollin, Cynthia Fleury, Alin Avila, Laurent Bonelli, Hamza Bensatem, Ghada Hatem-Gantzer, David Colon, Aurore Lalucq, Mathieu Couttenier, Jean-Yves Courtois, Youssef Badr, Bocar Ba & Aurélie Ouss, Patrice Huerre, Muriel Hecker, Emmanuelle Auriol
Croiser les analyses, confronter les points de vue, relier les savoirs. C'est de cette volonté qu'est né Mermoz. Tous les trois mois, Mermoz décrypte un thème fil rouge sous ses différentes coutures, faisant dialoguer l'expert et le citoyen, le passé, le présent et le futur. N'allez pas penser que Mermoz vous donnera un raisonnement prêt à penser et des conclusions irréfutables. Non, Mermoz est bien plus humble. Sa seule ambition est, en ouvrant l'économie sur les autres disciplines et sur le monde, d'offrir à chaque citoyen une pluralité de regards sur les grandes questions qui agitent nos sociétés et, ainsi, lui donner les clés pour comprendre le débat public.