Ni gourou, ni prêtre, le maître soufi est une sorte de savant des choses et des êtres. C'est un éveilleur né, un philosophe actif, habile à déjouer les apparences, et dont le terrain d'action est le monde. Dans ce carnet de route, B. Dervish nous en donne mille exemples pris sur le vif. Récits, dialogues, contes et histoires se succèdent, où l'on voit survenir des événements inexplicables avec des techniques de communication inconnues de notre civilisation occidentale. Ces voyages rappellent ainsi les Mille et une nuits, mais se situent au cours des vingt-cinq dernières années, et passent par Londres, Chypre, Beyrouth, Koweït, Paris, le Yémen et l'Afghanistan. Le maître soufi est Idries Shah, le philosophe afghan, décrit par Doris Lessing comme "un maître et un conteur nés [...] qui frappe par sa gaieté naturelle de cœur et d'esprit".
Nombre de pages
288
Date de parution
08/01/1992
Poids
380g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080648075
Titre
Voyages avec un maître soufi
Auteur
Dervish Bashir
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
380
Date de parution
19920108
Nombre de pages
288,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Suat Derwish (1905-1972) est l'une des grandes figures de la littérature turque. Après des études de lettres, elle devient journaliste et romancière. Écrivain engagé, elle défendra les thèses du réalisme socialiste et écrira avec Les Ombres du Yali en 1958 l'un des premiers romans féministe de son pays. Installée en France entre 1953 et 1963, elle publiera plusieurs romans en turc et en français et traduira elle-même en français Les Ombres du Yali.
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.