ANTHROPOLOGIES, INTERCULTURALITE ET ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE DES LANGUES. QUELLE(S) COMPATIBILITE(
Dervin Fred ; Fracchiolla Béatrice
P.I.E. P. LANG
59,30 €
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EAN :9783034311182
Les liens entre anthropologie et interculturalité semblent " naturels " à première vue. Mais ces liens en fait ne vont pas de soi. C'est pourquoi cet ouvrage se donne pour objectif d'examiner le recours de la didactique des langues et de l'interculturel à divers courants et conceptions de l'anthropologie. Pour tous les auteurs rassemblés ici, il y a d'abord nécessité d'identifier, pour mieux les comprendre, les complexités de l'interculturalité mais aussi de se positionner dans le champ d'une anthropologie plurielle voire éclatée. Certains d'entre eux proposent l'anthropologie comme une approche didactique en soi au sein de la classe de langue, tandis que d'autres s'appuient sur ses concepts et outils pour mener leurs réflexions sur des situations d'enseignement-apprentissage. Ce livre s'adresse aux chercheurs, enseignants et anthropologues qui souhaitent interroger et s'interroger sur les relations entre anthropologie(s) et didactique. The seemingly ‘natural' link between anthropology and interculturality is not self-explanatory. For this reason, this book aims to review the use of various forms and understandings of anthropology in language and intercultural education. First of all, it is necessary on the one hand to clarify the notion of interculturality, and on the other hand, to position oneself in the complex and multifaceted field of anthropology. While some authors in the volume describe how they initiate anthropological practices in the language classroom, others explain how they apply theories, concepts and methods from anthropology to research learning and teaching. The volume will be of great value to (novice) researchers, teachers and anthropologists interested in the relationship between anthropology and language and intercultural education.
Nombre de pages
207
Date de parution
01/05/1999
Poids
267g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9783034311182
Titre
ANTHROPOLOGIES, INTERCULTURALITE ET ENSEIGNEMENT-APPRENTISSAGE DES LANGUES. QUELLE(S) COMPATIBILITE(
Auteur
Dervin Fred ; Fracchiolla Béatrice
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
210
Poids
267
Date de parution
19990501
Nombre de pages
207,00 €
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La véhicularité linguistique (ou le recours à des lingua francas) est un phénomène courant dans nos mondes contemporains, qui est assez mal connu car souvent "invisible". A minima, une lingua francas se définit comme "une langue de contact entre individus qui ne partagent ni une langue maternelle ni une culture nationale commune" (Firth, 1990). Les lingua francas existent depuis toujours et elles ont permis d'interagir et de communiquer, de faire du commerce, d'être d'accord, de débattre, de s'aimer, de se détester... A part l'anglais dit lingua franca, on sait peu des autres langues qui permettent aux individus de se rencontrer dans la véhicularité. Cet ouvrage tente de combler ce manque en s'interrogeant sur comment on vit, travaille et étudie à travers des lingua francas, telles que l'anglais, l'arabe, l'espéranto, le français, le malais, le roumain et le suédois et constitue un appel à de nouvelles recherches sur ce phénomène dans une visée interdisciplinaire et interculturelle.
Fred Dervin est Professeur Adjoint (HDR) en sociologie du multiculturalisme, linguistique appliquée et communication et éducation inter-culturelles dans trois universités finlandaises (Eastern Finland, Helsinki et Turku).
Tout le monde parle de l'interculturel, mais personne ne sait plus finalement ce que la notion signifie. Face à la montée des extrémismes, il y a là un danger à régler d'urgence. Fatigué des abus faits à cette notion, l'auteur explore les impostures contenues dans les discours et usages "officiels" de l'interculturel. Il met en évidence comment l'interculturel est récupéré, approprié, détourné, reformulé, et fournit des pistes pour renouveler la notion.
Qui utilise la culture comme excuse, pour qui et pour quoi ? Comment la culture est-elle remise en question, négociée, transformée mais aussi manipulée ? Et quelles sont les conséquences pour les acteurs impliqués ? Le concept de culture aurait perdu ses pouvoirs explicatif et interprétatif. Ce concept polysémique et souvent vide de sens n'est-il pas récupéré de façon abusive par les décideurs et les chercheurs eux-mêmes ?
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Résumé : Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des " évidences invisibles " que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le " je " de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu " prenant langue en terre nouvelle "... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.