Les Eglises d'Afrique face aux enjeux de la justice et de la paix. Les leçons du deuxième synode afr
Derroitte Henri ; Yumba François
KARTHALA
18,00 €
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EAN :9782811114817
Le bilan des cinquante ans d'indépendance des pays africains a révélé la capacité des habitants du continent à faire preuve de créativité et à résoudre les problèmes de leurs sociétés et ceux apportés par la mondialisation. En même temps, l'Afrique est le continent où la violence reste très présente (blocages politiques sans solutions, dictatures générant des dynasties, problèmes liés à la précarité urbaine, aux difficultés de la vie rurale, aux problèmes environnementaux...). Que peuvent alors les Églises face à ces nombreux défis ? Elles n'ont pas de solution magique, mais elles peuvent se proposer comme une communauté de témoins qui s'engage dans la cité, relève les personnes et revisite la culture. Les Pères du deuxième synode africain ont en ce sens abondamment investi le politique. S'ils ont tenu à souligner que la réconciliation, la justice et la paix sont des dons de Dieu, qu'elles s'enracinent dans les cœurs et exigent une conversion permanente, ils ont rappelé vigoureusement que le continent a besoin de chrétiens qui prennent à bras-le-corps l'éducation et la formation, et développer les commissions Justice et Paix. « L'avenir de l'Afrique, écrit Paulin Poucouta, passe par la consolidation d'un homme africain nouveau. Il a besoin de chrétiens prophétiquement libres par rapport aux puissances d'argent et aux intrigues politiques et religieuses, libres aussi des tribalismes, du régionalisme et des nationalismes ambiants. Dans des sociétés longtemps marquées par la pensée unique des monodanspartismes, il convient de rappeler l'importance de la pensée dans la transformation de la société ». C'est pourquoi les Églises doivent susciter des espaces non seulement d'apprentissage, mais aussi de prise de parole et de recherche. Ce livre nous restitue les leçons du second synode tenu à Rome en 2009. Aboutissement d'un travail collectif regroupant des chercheurs originaires de différents pays d'Afrique, il est publié sous la direction d'Henri Derroitte et de François Yumba.
Nombre de pages
203
Date de parution
03/09/2015
Poids
250g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811114817
Auteur
Derroitte Henri ; Yumba François
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
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20150903
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203,00 €
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Les rapports entre Bible et catéchèse sont évidents et pourtant ils ne sont pas simples à décrire. Chacun y va un peu selon son inspiration ou son intuition. Les questions que la Bible et sa lecture posent aux catéchistes sont d'autant plus importantes aujourd'hui. La catéchèse voudrait se recentrer sur le cœur de la foi et sur la personne du Christ. Le peut-elle sans clarifier ses rapports aux textes sacrés ? La problématique de la "nouvelle évangélisation" se fait pressante : elle est une invitation pour que la catéchèse se mobilise non pas tant pour apprendre à ses destinataires des choses sur la Bible que pour conduire ceux-ci à entrer en communion avec la personne du Christ. Cette redéfinition d'un but central de la catéchèse va ici de pair avec une démarche de nature spirituelle. Pour atteindre ce grand objectif, les questions, théologiques, pédagogiques et catéchétiques ne manquent pas. En quoi la Bible aide-t-elle à proposer adéquatement la vie de disciple du Christ ? Est-elle un volet à côté d'autres sources pour la catéchèse : la Bible oui, mais surtout la manière de la recevoir et de se l'approprier par la tradition chrétienne au travers de sa vie théologique et de sa guidance magistérielle ? Toute la catéchèse est-elle dans la Bible et doit-on, peut-on y chercher réponse à des problématiques très récentes, comme celles de la bioéthique, de la justice internationale ou encore de l'éducation à la nouvelle citoyenneté ? Etc. Ces questions décisives pour la formation des catéchistes et pour leur pratique pastorale sont ici abordées par les meilleurs spécialistes européens et nord-américains.
Pour comprendre une question très débattue, le meilleur moyen est probablement d'aller lire les grands auteurs. Dans l'Eglise contemporaine, s'il est un sujet délicat et important, débattu mais controversé, c'est bien la question des transmissions intergénérationnelles. Et plus particulièrement, la question de la catéchèse. Ce second tome des Grandes signatures, préparé avec l'aide de collaborateurs qualifiés, donne accès à l'oeuvre réflexive et prospective de grands spécialistes de la catéchèse, du XXe siècle à nos jours. A travers ces grandes contributions, c'est une approche riche et argumentée de la question de l'évangélisation de la transmission de la catéchèse qui se rend plus accessible.
La catéchèse revient au centre des préoccupations de l'Eglise. Face aux questions cruciales que rencontre le christianisme en Occident, la question de la proposition de la foi, de l'engendrement de nouveaux chrétiens, de l'accompagnement catéchétique apparaît désormais comme une dimension centrale de la mission de l'Eglise. La catéchèse ne peut plus être cloisonnée, en marge des priorités pastorales et missionnaires ; elle ne peut plus être pensée indépendamment d'un contexte culturel donné dans lequel l'Eglise déploie sa mission. Il est indispensable de prendre en compte dans la réflexion les choix ecclésiologiques opérés par nos Eglises, le type de rapport entre nos traditions religieuses et la société civile, et de repenser la mission au sein de nos communautés. Les meilleurs spécialistes de la recherche en catéchèse mettent ici en débat les options essentielles et les priorités émergentes dans le redéploiement de la mission chrétienne. Ils abordent les questions catéchétiques fondamentales avec profondeur et réalisme, foi et sagesse.
Paul Blanquart (1934-2024) est né dans le Nord dans une famille marquée par le christianisme social dont il a hérité sa vocation militante. Il entre en 1955 chez les dominicains, parce que certains d'entre eux avaient soutenu les prêtres-ouvriers condamnés par Rome en 1954. Il y voyait une alternative à l'Église institutionnelle et cherchait surtout une réponse existentielle à ce qu'il ne trouvait pas de manière satisfaisante dans le marxisme dont il s'est toujours revendiqué mais dans une perspective chrétienne et prophétique : la fraternité. Après ses études au Saulchoir et son service militaire en pleine guerre d'Algérie, Paul Blanquart enseigne quelque temps à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris et participe à la « prise de parole » de mai 1968 tout en s'intéressant de près aux événements révolutionnaires de l'Amérique latine, notamment au Brésil et à Cuba. Il entendait promouvoir le rôle spécifique des chrétiens dans les luttes révolutionnaires. En 1973, Paul Blanquard est poussé à interrompre ses cours à l'Institut catholique de Paris, en raison d'oppositions. Il travaille alors comme rédacteur en chef adjoint à Politique Hebdo et participe à la création de La Gueule ouverte. Puis, après avoir dirigé le Centre de création industrielle de Beaubourg (1982-1984), il enseigne la sociologie à l'Université Paris-XII. Esprit brillant, homme de grande culture, militant résolu, passionné de rencontres, il s'engage dans l'éducation populaire et l'écologie en mettant en garde contre un monde dominé par la connivence entre technologies et hiérarchies au détriment de la fraternité. D'où son engagement dans la Fondation Un monde par tous pour promouvoir une culture qui ne soit pas coupée de la nature, une politique qui ne soit pas simple gestion technocratique et une économie qui ne se réduise pas à la valeur marchandise. Les textes présentés ici visent à faire connaître son engagement et cette pensée originale qui n'a pas toujours été bien comprise, notamment dans sa défense du « Dieu » d'Abraham et des prophètes qui marche à nos côtés en rupture avec le « Dieu » des institutions ecclésiastiques et des appareils technocratiques... Marginalisé par plusieurs institutions, il s'est toujours revendiqué « chrétien et dominicain », éveilleur de consciences, à la fois provocateur et homme de fraternité.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.