Les Balkans sont-ils aujourd'hui la "porte d'entrée" en Europe du radicalisme islamique ? A l'inverse, la région, où musulmans, chrétiens et juifs ont vécu en paix durant des siècles, n'est-elle pas le terreau sur lequel pourrait s'ancrer un islam "différent", un islam "tolérant bref un "islam européen" ? Dès qu'il est question de l'islam, religion pourtant pratiquée par près d'un cinquième de l'humanité, les perceptions occidentales s'affolent, les clichés, les stéréotypes et les parti-pris définitifs ne sont jamais loin. En vérité, l'islam a toujours été diversité. Il y a l'islam des doctes, les oulémas, l'islam des mystiques, derviches ou cheikhs, et les mille visages de l'islam "populaire", qui se teinté souvent de syncrétisme, quand les musulmans vivent aux côtés de juifs et de chrétiens. L'islam des Balkans n'échappe pas à la règle, l'oumma, la communauté des fidèles, a toujours été traversée de nombreux courants. Cet islam a été interpellé par les chocs de l'histoire, mis au défi de la modernité dès les réformes de l'Empire ottoman, les tanzimats des années 1840... Ce cahier comporte deux parties. Un long article écrit à l'été 2013 tente de faire la synthèse des évolutions actuelles de l'islam dans les Balkans. Il est suivi d'une sélection d'articles publiés depuis dix ans par Le Courrier des Balkans : de la Bosnie-Herzégovine à la Grèce, ils rendent compte des débats qui agitent les sociétés balkaniques. Les points de vue divergent, parfois tranchés et provocateurs, toujours instructifs.
Nombre de pages
231
Date de parution
02/06/2014
Poids
400g
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782352701835
Titre
Les Islams des Balkans
Auteur
Dérens Jean-Arnault ; Geslin Laurent
Editeur
NON LIEU
Largeur
0
Poids
400
Date de parution
20140602
Nombre de pages
231,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Le XXe siècle a commencé, selon nombre d'historiens, en juin 1914, le jour de l'attentat qui coûta la vie à l'archiduc d'Autriche à Sarajevo et qui fut la cause immédiate de la Première Guerre mondiale. Il s'achève avec la guerre contre la Serbie pour sauver les populations albanaises du Kosovo. Les Balkans sont-ils condamnés à être la perpétuelle "poudrière de l'Europe"? Seule la perspective historique livre les clés de la situation présente: elle permet de saisir que des catégories d'analyse politique, telle l'idée de nation, reçoivent des acceptions différentes, ou bien encore que la langue ou la religion ne suffisent pas à expliquer ce qui unit comme ce qui différencie les peuples. Autant qu'un espace segmenté et cloisonné, les Balkans sont un espace de communication, un pont entre l'Occident et l'Orient. Une complexité porteuse de tous les dangers comme de tous les espoirs.
Il était une fois une forteresse juchée au-dessus de l'Adriatique. Une vigie. Une sentinelle posée sur les rochers, verrou balkanique résolu à toujours rester arrimé au continent européen. Le Monténégro résonne comme une danse austère. Ses syllabes se découpent comme les fissures des montagnes qui l'entourent. Ce petit pays est à l'image de ses lacs, devenus villégiatures d'une clientèle fortunée à la recherche d'un sanctuaire : tranquilles en surface, mais profonds et ténébreux. Le Monténégro est une fresque que seul un amoureux de cette région comme Jean-Arnault Dérens pouvait nous raconter sans jamais oublier les convulsions de l'actualité et le souvenir de l'ex-Yougoslavie. Ce petit livre nous transporte le long des sentiers des vallées et dans les venelles de Setinje, l'ancienne capitale royale. Ce Monténégro ne demande qu'à être aimé. Cela tombe bien, les pages qui suivent n'ont pas d'autre but. Un grand récit suivi d'entretiens avec Nikola Petrovic-Njegos (héritier du trône du Monténégro), Serbo Rastoder (historien) et Milka Tadic Mijovic (journaliste).
Venise fut son cerveau et son poumon économique. Mais son identité est balkanique. La mer Adriatique oscille entre les deux Europe qu'elle a toujours reliées, semant ses ? les comme un chapelet entre ses rives occidentale et orientale. Fille de Rome, elle a toujours regardé vers l'est et porté ses navigateurs vers la Grèce, mais aussi vers l'Afrique, la Turquie et le monde arabe. A Trieste, les fantômes de l'Autriche-Hongrie et de l'ex-Yougoslavie dansent sur les flots de cette mer de commerçants, pirates et conquérants. Ouverte sur les Balkans, elle a offert aux convulsions de cette région un dépassement naturel, un horizon aussi touristique que rassurant. Ce petit livre n'est pas un guide. Il fera de vous le passager clandestin d'un navire qui n'échouera jamais. Le navire d'une Europe rêvée dont les marchands partirent d'ici à la conquête de l'Asie et du monde. Un grand récit suivi d'entretiens avec Raoul Pupo, Maja Jurisie et Mustafa Canka. L'âme des peuples, parce que pour connaître les peuples, il faut d'abord les comprendre.
Serpenter au fil des sentiers d'altitude, lézarder au fond d'une crique, s'émerveiller devant une collection d'icônes, séjourner dans une cabane d'alpage... Entre mer et montagne, de villages oubliés en garrigues parfumées, des gorges de la Tara aux remparts de Dubrovnik, plongez dans l'univers fascinant des Balkans ! - Un voyage slow, respectueux et responsable - Des rencontres avec les habitants pour une immersion authentique et loin des foules - Les recommandations de nos auteurs sur place, leurs adresses coups de coeur et leurs conseils pour des expériences uniques et un séjour sur mesure - Toutes les clés pour comprendre la culture et l'art de vivre des populations locales.
Un moment peu connu de la vie de Picasso. Un tournant dans son oeuvre. Déconcerté par l'art nouveau, victime de la drogue, le peintre allemand Wiegels (celui dont Mac Orlan ferait le héros de Quai des Brumes) se pendit dans son atelier de Montmartre, en 1908. Picasso, qui entretenait un rapport ambigu avec le jeune peintre homosexuel, fut durablement déstabilisé par sa fin tragique. Sa dépression s'accompagna d'une rupture dans son mode de vie et dans son premier style pictural, même si nombre de personnages de son oeuvre (les Arlequins) resteront "wiegelsiens". En même temps qu'elle s'attache au folklore et aux rapins de la Butte à la Belle Epoque, l'étude éclaire "l'homosexualité secrète" de Picasso, selon l'expression de Cocteau. Cette homophilie éclate parfois dans ses toiles et explique le caractère sado-masochiste larvé de certaines de ses amitiés, sa misogynie, son homophobie — exorcisme de protection.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".