Utopie. Imaginaires européens, pour penser et agir en Europe
DEPROOST P-A.
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782747532310
En donnant à l'homme le recul et les compétences nécessaires pour interpréter et animer le monde dans lequel il vit, le questionnement sur les imaginaires est au centre de toute réflexion culturelle parce qu'il implique des systèmes de représentations mentales qui dynamisent et structurent les manières d'être au réel et au monde. Parmi eux, l'utopie n'a cessé de façonner l'imaginaire politique des hommes depuis les premiers temps bibliques, sans toujours éviter les dérives idéologiques et totalitaires de systèmes qui ont voulu figer le " non-lieu " dans l'histoire. Nommée pour la première fois dans l'œuvre de Thomas More, l'utopie est, en particulier, un territoire spirituel qui a aidé l'homme européen à penser ses communautés et ses constitutions politiques dès l'antiquité grecque et romaine, pour entraîner le mouvement des sociétés humaines à la recherche d'une république idéale. Irréductible à toutes les cités historiques, mais inconcevable en dehors d'elles, le lieu parfait est un lieu d'intériorité où les hommes s'affranchissent de leurs certitudes, s'indignent de leurs défaillances, renoncent au mirage du " meilleur des mondes " pour concevoir le projet d'un monde meilleur. Organisé en partenariat par le Centre de recherche sur l'imaginaire de l'UCL et l'European Union Cross Identity Network (EUxIN) avec l'appui de la Direction Générale de l'éducation et de la culture de la Commission européenne, dans le cadre du programme Culture 2000, ce séminaire est le premier d'un triptyque consacré aux imaginaires européens de l'utopie, des langues et des frontières.
Nombre de pages
139
Date de parution
01/11/2003
Poids
264g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782747532310
Titre
Utopie. Imaginaires européens, pour penser et agir en Europe
ISBN
2747532313
Auteur
DEPROOST P-A.
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
264
Date de parution
20031101
Nombre de pages
139,00 €
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Professeur émérite de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve) et des Facultés universitaires Saint-Louis (Bruxelles), Jacques Poucet a consacré la majeure partie de sa carrière scientifique à l'étude des origines de Rome, dont il est devenu un des spécialistes internationaux les plus écoutés. Nonobstant les progrès considérables qu'elle a apportés à une meilleure connaissance des premiers temps de Rome, l'œuvre de Jacques Poucet se distingue surtout par la méthodologie développée pour analyser et exploiter les sources de cette période primordiale. Adepte convaincu de la démarche pluridisciplinaire en histoire et en lettres, Jacques Poucet manie avec une rare aisance le commentaire des textes littéraires ou épigraphiques, l'analyse des témoignages archéologiques, l'histoire de la religion et l'érudition mythologique, l'étude des sociétés humaines. Autant de disciplines nécessaires au travail de l'historien de l'antiquité. Par ailleurs, disciple éclairé de Georges Dumézil, il identifie les ingrédients de la tradition légendaire des origines de Rome en adaptant aux récits fondateurs - et, en particulier, à l'histoire d'Énée - les techniques d'analyse inspirées de l'école comparatiste. Mais la grande originalité de l'œuvre de Jacques Poucet est d'avoir cerné très exactement le statut épistémologique de ces récits, que l'on peut résumer en une question : " Cet éventail de textes abrite-t-il des noyaux d'histoire authentique et, dans l'affirmative, comment parvenir à les repérer et à les utiliser fiablement dans une reconstruction historique ? " La notion d'" origines " s'impose quand il s'agit d'honorer Jacques Poucet. Celle d'" images " également, car tout discours sur les origines met en œuvre des imaginaires puissants qui structurent le comportement des hommes par rapport à leur histoire. Les vingt-sept contributions rassemblées dans ces Mélanges articulent les deux termes du binôme " origines/images " dans des disciplines, des périodes, des spiritualités, des contextes très divers, en l'honneur d'un maître qui a su restituer aux temps des origines leur part de symbole et rendre au lecteur des textes anciens la liberté de préférer le mythe à l'histoire.
En son étymologie, l'extravagance est une errance, une sortie de route, comme le délire, que le lexique latin lui préfère, est une sortie du sillon, et, en ce sens, elle trouve I des résonances profondes dans l'imaginaire antique en perpétuelle tension entre l'écart et la norme, tant dans la définition de l'homme que dans les manières de raconter son histoire. Le colloque, dont ce livre réunit les actes, a exploré plusieurs manifestations de cette tension, essentiellement à travers le témoignage des textes littéraires. Au sein même de la bipolarité forte, il a mis en évidence la circulation entre les concepts de norme et d'écart, étant entendu que l'une et l'autre sont indissociablement liés dans un système du monde où l'extravagance participe à la bonne santé du corps social et à la quête du sens, comme en attestent, par exemple, les aberrations des Saturnales ou l'omniprésence de la marginalité dans la mythologie et l'expression du sacré. Parallèlement à ce volet anthropologique, le colloque a également fait valoir la pertinence du concept d'extravagance dans l'analyse des modes d'écriture antiques. Les oscillations de l'écart à la norme définissent, en effet, une part importante des figures du discours et de la syntaxe des récits dans la création littéraire de l'antiquité, sans compter que la mise en texte des personnages et événements les connote d'une extravagance particulière par rapport à leur modèle, en lien avec le genre littéraire ou les positions idéologiques qui en rendent compte.
Si les hommes, même en cette fin de XXe siècle fière de ses hautes prouesses scientifiques et technologiques, ne peuvent rien contre la présence obsédante du mal dans l'horizon de leur vie, les écrivains et les artistes n'ont cessé, au fil des siècles, de chercher à l'apprivoiser dans l'imaginaire, en explorant les rapports problématiques à l'Altérité et au Temps, broyeurs d'intégrité. Le parcours présenté ici laisse entrevoir comment ont évolué ces imaginaires : stables à l'origine, dans les sources bibliques et mythiques qui cadrent clairement leur propos en fonction d'un axe de verticalité et d'horizontalité, ils se dispersent dans leurs mises en œuvres littéraires et artistiques qui traduisent un éclatement progressif des valeurs et une confusion axiologique, toutefois orientés encore par un centre. Pour traiter avec pertinence cette vaste question, il s'imposait de mener l'investigation dans une perspective diachronique, et de réduire le fractionnement des savoirs en provoquant le croisement des compétences. À l'initiative de cette recherche transversale se trouvent deux équipes qui, pour l'occasion, ont décidé de joindre leurs forces le groupe pluridisciplinaire Figures et Formes de la Spiritualité dans la Littérature et les Expressions Artistiques qui réunit théologiens, historiens de la littérature et de l'art, historiens des mentalités et psychologues, et l'Institut de littérature, qui rassemble autour de projets fédérateurs les chercheurs en littérature de la Faculté de philosophie et lettres de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve).
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.