Extravagances. Ecarts et normes dans les textes grecs et latins
Deproost Paul-Augustin
L'HARMATTAN
38,00 €
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EAN :9782343047461
En son étymologie, l'extravagance est une errance, une sortie de route, comme le délire, que le lexique latin lui préfère, est une sortie du sillon, et, en ce sens, elle trouve I des résonances profondes dans l'imaginaire antique en perpétuelle tension entre l'écart et la norme, tant dans la définition de l'homme que dans les manières de raconter son histoire. Le colloque, dont ce livre réunit les actes, a exploré plusieurs manifestations de cette tension, essentiellement à travers le témoignage des textes littéraires. Au sein même de la bipolarité forte, il a mis en évidence la circulation entre les concepts de norme et d'écart, étant entendu que l'une et l'autre sont indissociablement liés dans un système du monde où l'extravagance participe à la bonne santé du corps social et à la quête du sens, comme en attestent, par exemple, les aberrations des Saturnales ou l'omniprésence de la marginalité dans la mythologie et l'expression du sacré. Parallèlement à ce volet anthropologique, le colloque a également fait valoir la pertinence du concept d'extravagance dans l'analyse des modes d'écriture antiques. Les oscillations de l'écart à la norme définissent, en effet, une part importante des figures du discours et de la syntaxe des récits dans la création littéraire de l'antiquité, sans compter que la mise en texte des personnages et événements les connote d'une extravagance particulière par rapport à leur modèle, en lien avec le genre littéraire ou les positions idéologiques qui en rendent compte.
Nombre de pages
336
Date de parution
16/12/2014
Poids
520g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782343047461
Titre
Extravagances. Ecarts et normes dans les textes grecs et latins
Auteur
Deproost Paul-Augustin
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
520
Date de parution
20141216
Nombre de pages
336,00 €
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Si les hommes, même en cette fin de XXe siècle fière de ses hautes prouesses scientifiques et technologiques, ne peuvent rien contre la présence obsédante du mal dans l'horizon de leur vie, les écrivains et les artistes n'ont cessé, au fil des siècles, de chercher à l'apprivoiser dans l'imaginaire, en explorant les rapports problématiques à l'Altérité et au Temps, broyeurs d'intégrité. Le parcours présenté ici laisse entrevoir comment ont évolué ces imaginaires : stables à l'origine, dans les sources bibliques et mythiques qui cadrent clairement leur propos en fonction d'un axe de verticalité et d'horizontalité, ils se dispersent dans leurs mises en œuvres littéraires et artistiques qui traduisent un éclatement progressif des valeurs et une confusion axiologique, toutefois orientés encore par un centre. Pour traiter avec pertinence cette vaste question, il s'imposait de mener l'investigation dans une perspective diachronique, et de réduire le fractionnement des savoirs en provoquant le croisement des compétences. À l'initiative de cette recherche transversale se trouvent deux équipes qui, pour l'occasion, ont décidé de joindre leurs forces le groupe pluridisciplinaire Figures et Formes de la Spiritualité dans la Littérature et les Expressions Artistiques qui réunit théologiens, historiens de la littérature et de l'art, historiens des mentalités et psychologues, et l'Institut de littérature, qui rassemble autour de projets fédérateurs les chercheurs en littérature de la Faculté de philosophie et lettres de l'Université catholique de Louvain (Louvain-la-Neuve).
Achille, Enée, Ulysse continuent à nous parler ; les bandes dessinées, les films, les séries télévisées l'attestent. Pourquoi les mythes résistent-ils au temps qui passe, comme une nappe profonde qui continue d'irriguer notre imaginaire, par-delà les strates des périodes historiques ? Tout récemment, les avancées des neurosciences ont permis de constater que voir et imaginer activent les mêmes zones de notre cerveau. A travers ses récits, le mythe peut alors se définir comme une mise en miroir des dynamismes organisateurs de l'imaginaire humain : quand nous imaginons les héros grecs et romains, c'est nous-mêmes qui nous mettons en jeu. Ce livre suit cette genèse et cette élaboration à travers les figures et les aventures héroïques, avant d'élargir notre propos vers l'esquisse d'une grammaire universelle des mythes. Comprendre le mythe, c'est le faire sien, et guérir.
Fondatrices de différence, les frontières sont indispensables à la vie de l'homme en société ; elles géométrisent ses valeurs ; elles régulent des visions du monde qui construisent ses civilisations. En conséquence, poser une frontière signifie toujours poser un regard social dont les implications engagent des modes d'être à l'autre : s'agit-il d'organiser ou de contrôler, d'échanger ou d'exclure, d'élargir ou d'enfermer, les frontières mettent en œuvre de puissants marqueurs d'identité qui déterminent les rapports humains dans une appartenance territoriale vécue. Après l'utopie et les langues, ce séminaire est le dernier d'une trilogie consacrée à trois imaginaires qui ont fait l'Europe. Nécessaires à la reconnaissance de la cité et souvent liées à une langue, les frontières méritaient de conclure ce cheminement, à l'heure où l'Union Européenne connaît sa plus grande expansion politique. Car, pour que l'Union fonctionne, il ne suffira pas d'additionner des identités héritées ; elles existent et elles doivent être reconnues, mais l'utopie doit aider à inventer un contrat d'échanges identitaires en mesure de préserver la richesse des traditions tout en jugulant les tropismes communautaires. Les langues doivent être les messagères de ce contrat auprès des peuples pour accompagner leur adhésion de toutes les émotions et les mythologies qu'elles portent. Au terme du processus d'intégration, on pourra espérer que les frontières continuent de structurer l'Europe, en des réseaux de rencontre et non plus en des lignes de séparation, où il s'agira moins de transgresser des limites interdites que de transcender des différences acceptées. Comme les précédents, ce séminaire a été organisé en partenariat par le Centre de recherche sur l'imaginaire de l'UCL et l'European Union Cross Identity Network (EUxIN).
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Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
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